Le Saint Esprit
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LA PENTECÔTE JEAN 4 V 15 A 18

 

 

Pasteur A. Boulagnon

 

Je vous invite à ouvrir votre Bible dans l’évangile de:

- Jean, au chapitre 14. Nous lirons les versets 15 à 18.

 

 

La chrétienté en général, célèbre la Pentecôte 7 semaines après Pâques, pour se souvenir de l’effusion de l'Esprit Saint, et aussi du jour de la naissance de l’Eglise chrétienne. Et juste avant de se séparer de ses dis­ciples, le Seigneur Jésus a dit (je vais le relire): ”Si vous m’aimez, gardez mes commandements Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous”.

 

 

Le Saint Esprit est puissance de vérité et aussi de consolation. D' une certaine manière. Il est le Messie, le Christ qui revient aux siens, pour ne pas les laisser orphelins. Le Seigneur est parti, mais nous ne sommes pas orphelins puisque le Saint Esprit est venu et. Il est en nous, nous est-il dit, quand nous sommes enfants de Dieu. Tout chrétien a besoin du Saint-Esprit: Il est Dieu (vous lirez Actes 5, versets 3 et 4). J’ai parlé un peu de cela dimanche dernier, pour montrer qu'il n’y avait pas une sorte de hiérarchie dans la Trinité.

 

 

 Mais dans cette tri-unité, il y a une égalité, une ”co-substantialité" exactement. Il faut que nous Le demandions, et après l'avoir reçu, après avoir débordé, il nous est néces­saire de sentir sa divine flamme parcourir notre vie. Quand je dis sentir, ce n'est pas le monde sensoriel qui intervient ici, mais c'est par le mon­de de la foi: on est convaincu que le Saint Esprit habite en nous, que Celui qui est en nous est plus fort que celui qui est dans le monde.

 

 

 Ce qui fait que, face à l’adversité, face à tous les problèmes avec lesquels nous pouvons être confrontés, il y a en nous une sorte de source éternelle, de vitalité, de force„ de puissance qui fait que, face à tous les problè­mes, il y a cette force d’énergie, de puissance et une personne qui est la Personne du Saint Esprit.

 

Le Saint Esprit est tout d'abord l’Esprit de vérité et II met en nous l'horreur du mensonge. C'est un esprit de pureté, et ce même Saint Esprit nous arrête, quand nos pensées sont impures. Il nous indique également le chemin pour avoir un cœur pur. Vous allez me dire qu'il est impossible d'avoir un cœur pur. Si! On tend vers cela, vers la pureté dans l'absolu; pureté de pensée déjà, pureté du cœur ou pureté d'âme et pureté du corps. Le même Saint Esprit met aussi à part pour servir Dieu.

 

 

 C’est un Esprit de consolation également: Il nous fait voir le plan de Dieu au travers même de nos épreuves. Je sais que ce n’est pas toujours facile (et nous y passons tous), de voir le plan de Dieu au travers de nos épreuves, et bien souvent, c'est une sorte d'embrouillamini, c'est le flou artistique, le clair obscur, qui nous empêche de voir réellement le plan de Dieu, lors­que nous sommes dans l'épreuve.

 

 

 Et pourtant, le Saint Esprit va nous mon­trer que, si nous passons par des temps difficiles, quels qu'ils soient (il n'y a pas que les épreuves physiques), le Saint Esprit viendra mettre en relief dans notre coeur, dans notre esprit, ce qui est essentiel, c’est- à-dire ce que Dieu veut nous apprendre au sein même des difficultés que nous traversons. Et c’est le Saint Esprit qui le fera.

 

 

Donc, le Saint Esprit nous fait voir le plan de Dieu au travers des 'épreuves, et lorsque nous expérimentons notre incapacité humaine. Il est là pour mettre un baume sur notre coeur. Avec le temps qui passe, j'ose dire que: je sais que je ne sais rien. Pourquoi? Parce que Dieu devient tellement grand, tellement immense!

 

 Il l'a toujours été, mais pas pour moi... Je savais qu'il était grand, immense. Je pensais L’avoir cerné un peu, mais pas du tout... Et plus j'avance, davantage l'horizon s’éloigne. Ce n'est pas que Dieu s’éloigne, non. Dieu se rapproche. Mais l'horizon s’éloigne, parce que Dieu apparaît tellement immense à ce petit bonhomme que je suis. A différents niveaux, nous en sommes tous là. Et plus nous voulons avancer avec Dieu et davantage le Seigneur nous paraît grand, im­mense. Il n'y a pas de mot pour qualifier le Seigneur dans ce domaine-là.

 

 

Ce même Saint Esprit nous libère également des clubs religieux, pour nous faire participer au Corps du Christ, à l'Eglise de Jésus Christ. Et quand je parle de clubs religieux, je pense à beaucoup de choses qui peu­vent s'opérer dans une église, et qui n’ont pratiquement rien à voir avec la Parole de Dieu.

 

 

Le croyant rempli de l'Esprit, trouve la réelle présence de Dieu en lui. Il jouit de toute la paix, de toute la joie et de tout l’amour: il est inondé de la Grâce Divine. Et au milieu de l'ouragan de confusion qui règne partout aujourd’hui, il reçoit la lumière d'En-Haut, qui le con­duit dans toute la vérité. Lorsque les hommes ont essayé de créer la Tour de Babel, ils sont restés, rappelez-vous, prisonniers de leurs langages (Genèse 11).

 

Quand le langage de l'Esprit, quand le langage de l'amour manquent, il est impossible alors de se comprendre. Il n’existe qu'une rigidité légaliste. Mais quand l'Esprit de Dieu règne, les hommes parlent alors un même langage, c’est-à-dire l’amour. Et ils s’édifient les uns les autres; ils se reconnaissent alors réellement comme frères.

 

Caïn et Abel se sont souvent appelés frères, mais ce ne sont pas les paroles ici, qui comptent. Il est évident que Caïn était religieux, puisqu’il offrait des offrandes à Dieu. Mais l'Esprit de Dieu ne régnait pas pour autant dans sa vie... Et quand l'Esprit du Dieu vivant vient en nous.

 

 

Il va brû­ler tout ce qui déplaît au Seigneur, à l’intérieur de notre être. Quelqu’un a écrit que, dans la vie spirituelle, le mieux n'est pas quand on ne peut plus rien ajouter, mais quand il n'y a plus  rien à enlever. Cet homme avait raison parce que, quand il n'y a plus rien à enlever, aussi dépouil­lés que nous soyons, de toute  façon. Dieu alors remplit notre coeur. Il a investi notre être et alors, en fonction de cela, nous ne sommes plus rem­plis de nous-mêmes, mais remplis du Seigneur et du Saint Esprit.

 

 

Quand l'Esprit de Dieu vient, les chrétiens sont capables de montrer la même charité fraternelle que la toute première communauté. Dans le li­vre des Actes, chap. 2 et 4, il est dit: "Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et mettaient toutes choses en commun, n’étant qu'un coeur et qu’une âme”. Les uns et les autres se comprenaient bien.

 

 

Le Saint Esprit est aussi un esprit de force et de hardiesse, pour être témoin de Jésus Christ. Le livre des Actes 1/8 dit : "Vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes té­moins". Les mots employés par Jésus vont au delà de la signification que nous donnons couramment au mot témoins. Il ne s’agit pas simplement de donner un traité religieux ou d'inviter un inconverti à une séance de "théâtre chrétien". Jésus a dit à ses disciples: "par la force du Saint Esprit vous serez mes témoins".

 

 

C'est différent. Le Saint Esprit est un Esprit de force. Vous souvenez-vous de l'apôtre Pierre, comment il a renié le Seigneur devant une femme, par crainte de mourir. Et écoutez-le après avoir été baptisé du Saint Esprit, baptisé d’En-Haut, dire aux chefs reli­gieux de son époque: "C'est par le Nom de Jésus que vous avez tué, que ce malade a été guéri" (Actes 4/9 et 10). Là, il n'a plus peur; il a été investi par La puissance de Dieu, La puissance du Saint Esprit.

 

Et à ces mêmes personnes, Pierre et Jean répondirent: "Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes. Ils n’ont plus peur, ils sont capables de faire front. C’est important pour nous aussi, en fonction des diverses agressions non pas forcément physiques mais verbales, auxquelles nous sommes confrontés. Nous pouvons faire front s’il y a en nous, réellement, Là puissance du Saint Esprit.

 

Plus de crainte de la mort pour ces hommes qui, auparavant, s’é­taient enfermés dans une maison. L'Esprit de Dieu fait maintenant sa de­meure en eux et plus rien, jamais plus rien ne les arrêtera. La même chose est arrivée pour les autres chrétiens: c’est avec courage que, beaucoup plus tard, lorsque la persécution fera des victimes, ils se sentiront ho­norés de donner leurs vies pour la cause du Christ, face aux bêtes féroces dans les arènes, pour la majorité des cas.

 

 

Certaines personnes ne discernent dans les chrétiens authentiques, que des pauvres faibles, que des incapables à soutenir des luttes. C’est avoir une méconnaissance totale de ce qu'est le christianisme biblique, de ce qu'est le Christ vivant Jésus; de ce qu’est la puissance du Saint Esprit et de ce qu’est ce même Saint Esprit habitant dans un enfant de Dieu. Ils ne savent pas que le chrétien donne cet impression peut-être, car il est voué, lui, à la douceur, à la longanimité, et que ces qualités sont puissance d’Esprit en eux.

 

Et la force de l’Eglise spiri­tuelle n’est pas une force humaine mais c’est tout simplement la force du Saint Esprit. Il est dit, dans 2 Corinthiens 12/10: "C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ (ce n'est pas du maso­chisme, c'est à cause du Christ, qu'il souffre et non pas d’un sale carac­tère... C’est très différent); car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort".

 

 C’est aussi en vainqueur que le Seigneur Jésus est resté sur la Croix et non par faiblesse. Il aurait pu demander des légions d'an­ges au Père, qui aurait pu les Lui envoyer évidemment. Mais II est allé jusqu’au bout du martyre pour que nous soyons sauvés aujourd’hui, que nous soyons blanchis, sauvés par son Sang. Mais II est allé aussi au bout pour que, aujourd'hui, vous et moi soyons animés de la puissance du Saint Es­prit en nous, comme nous l’avons lu tout à l'heure et que, face aux diffi­cultés de la vie, nous ne soyons pas seuls, orphelins, abandonnés.

 

Un seul mot de Sa part au temps où le Seigneur Jésus souffrait sur la Croix et juste avant, et tous ses ennemis auraient mordu la poussière. Mais II a préféré ne pas proférer de paroles et remporter une victoire éternelle. Vous allez me dire: Mais cela me sert à quoi? Dans la vie de tous les jours, c'est très pratique. Malheureusement, nous ne mettons pas en pratique ce genre de chose, parce que ce petit gouvernail qu’est la langue, risque de nous mener au-delà de tout ce que nous sommes ou ne som­mes pas encore.

 

Moralité: si le Seigneur Jésus a préféré ne pas proférer de paroles et remporter une victoire éternelle, bien souvent, si nous devons nous mordre la langue et peut-être mettre les poings dans les po­ches (ce sera plus facile que de marteler des têtes), alors on peut nous considérer comme des faiblards, des pauvres hommes sans colonne vertébrale, des mollusques, etc. Peut-être. Mais il vaut mieux, je crois, être ainsi considérés, c'est-à-dire moins que des hommes parfois, mais par rapport au Seigneur, savoir que nous n’avons pas failli, ni avec notre langue, ni avec notre être physique.

 

 

Comme disait quelqu'un, la Bible que lit le monde aujourd'hui, c'est la vie des chrétiens. L'autre Bible hélas! le monde ne la lit plus guère et je crois que nous sommes, nous les enfants de Dieu, le point de rencon­tre entre Dieu et les hommes de la rue. Si Jésus habite en nous par la puissance de son Esprit, c’est au travers de ce que nous sommes et de ce que nous vivons, que les autres jugeront de ce qu’est Dieu. Pourquoi? Par­ce qu’ils vont rencontrer Dieu au travers de nous (et ce n'est pas, par­fois, très glorieux...).

 

 

Les chrétiens qui jouent aux clowns, peuvent at­tirer les païens dans une salle de réunion, mais, je vous l'assure, pas à Dieu. Je ne suis pas du tout d’accord d’attraper les gens avec ce genre d'attraction. Je crois qu’il faut être sérieux quand on annonce la Parole de Dieu. Cela n’empêche pas d’avoir un peu d’humour... Seul, l’Esprit Saint peut "attraper” l’âme des hommes.

 

 

Maintenant, nous allons parler un peu du baptême de l’Esprit. Le bap­tême du Saint Esprit enrichit notre communion avec le Père et nous encou­rage à la prière. La louange prend également une autre dimension: ce n’est plus quelque chose de systématique, mais un élan de l’Esprit qui est en nous. Une petite parenthèse: ce n’est pas parce que c’est la mode aujourd'hui, qu’il faille louer le Seigneur parce que tout le monde le fait. Je crois que la louange doit être spontanée.

 

 

Si parfois, je n’impose pas les mains le dimanche après-midi, c’est parce que je tiens à ce que les choses soient spontanés, c'est-à-dire suscitées par La puissance du Saint Esprit, et que ça ne devienne pas une habitude. Il faut être sérieux dans tous les domaines. Et de la même manière, les dons et l’exercice des charismes, sous quelque forme que ce soit, doivent être aussi dus à l’ins­piration du moment et non pas avoir mijoté la chose pendant une semaine et ensuite la dire. Je dis cela pour que vous compreniez bien ce qu’est l'action du Saint Esprit.

 

 

Je ne sais pas si vous avez entendu en vous cette voix de l'Esprit/ qui n'est pas une voix tonitruante, mais une voix tout à fait légère, dou­ce, qui nous dit: là, tu as gaffé; là, tu as péché, et qui nous incite à faire marche arrière dans certains domaines de notre vie. Ça, c'est le Saint Esprit. Je pense que le Saint Esprit n'est pas, non plus, bavard. Pas plus que Dieu ne l’est. Et si le Saint Esprit nous adresse la parole, c'est pour nous dire des choses absolument sérieuses et pas les banalités de la vie. Si c'est pour des banalités, il y a autre chose à faire. Mais pour les choses sérieuses, il y a la Parole de Dieu, il y a le Saint Es­prit, que les circonstances ensuite, viennent corroborer, parce que l'un marche avec l’autre.

 

 

Lorsque nous n'avons plus de mots intelligibles pour nous adresser au Seigneur, alors l’Esprit vient à notre secours avec des soupirs inef­fables. Je ne crois pas qu’il faille chercher le parler en langues, mais il faut chercher le Donateur. Et quand, ensuite, nous aurons bien cherché le Donateur, les dons suivront et le parler en langues entre autres. Parce qu’il n’y a pas que le parler en langues dans l’Ecriture, il y a au moins 9 dons, sans compter les autres dans les autres épîtres (au moins 16). Le don de secourir, il existe. Il n’est pas dans 1 Corinthiens, mais il existe. Et pourtant, je n'ai jamais entendu quelqu’un demander le don de secourir... Cela fait partie de l’ensemble de ces 16 dons.

 

 

Je crois que, si les chrétiens connaissaient ces moments célestes, ils ne s'en priveraient plus, c’est-à-dire moments de communion avec Dieu, où il y a notre cœur en communion avec Dieu, où on ne trouve plus nos mots dans notre langue maternelle, et on déborde dans une langue qui est ce qu’on appelle le parler en langues. L’expérience de la Pentecôte pré­sente des phénomènes qui dépassent toute analyse du savoir humain. Il y a des bouquins entiers qui ont été écrits sur le parler en langues, sur les dons du Saint Esprit, etc. Mais, je répète, cette expérience dépasse des phénomènes qui dépassent toute analyse du savoir humain.

 

 

Dans Actes 2/7 à 12, il est dit: "Les Juifs étaient tous dans l'éton­nement…. et ils se disaient les uns aux autres: Que veut dire ceci”. Le miracle était évident, même si 1'on n'en connaissait pas l'explication. Et un peu plus loin, au verset 13, il est dit: "Mais d’autres se moquaient et disaient: Ils sont pleins de vin doux”. Il y a, évidemment, plusieurs attitudes que nous pouvons adopter, face à la puissance du Saint Esprit, au baptême de l’Esprit.

 

 

On peut Le reléguer loin de notre pensée, en di­sant: C'est pour les temps apostoliques. Ou alors dire: Seigneur! Remplis- moi de Ton Esprit et fais de moi un instrument de Ta gloire. Alors là, vous verrez que les promesses qui sont faites dans les évangiles, dans le livre des Actes, ne sont pas du vent. Aujourd'hui, il existe beaucoup de ces moqueurs.

 

 

Ils sont souvent à l'ombre du temple ou de l'église; il y a des églises évangéliques où l’on ne croit plus aux manifestations du Saint Esprit. Il y en a d'autres qui se nomment charismatiques, et dont les dirigeants acceptent seulement ce qui leur plait; ça ne marche pas... Soyez charismatiques autant que vous le voulez, mais obéissez à la Parole de Dieu d'abord. Soyez des êtres sanctifiés et ne faites pas un tri dans la Parole de Dieu en laissant de côté ce qui ne vous convient pas, et en prenant ce qui vous convient... Ça ne marche pas.

 

 

Il y a des différences à faire. Et si nos chrétiens bien évangéliques de nos églises de Pentecôte avaient un certain respect pour la puissance du Saint Esprit et la per­sonne surtout du Saint Esprit, je crois que bien souvent ils se tairaient, En conséquence, quand on est arrivé à ces choses de types charismatiques, on ne sait plus qui est qui, et qui fait quoi. On me citait le cas d’une église où tout le monde peut prendre la Sainte Cène, convertis ou incon­vertis.. . Il ne faut pas s'étonner si cette église est en train de s’é­crouler. Quand on agit ainsi, l’Esprit s'éteint mes amis, et vous l'avez bien compris je pense.

 

 

Environ 3.000 personnes manifestèrent de l'intérêt dans le phénomène du jour de la Pentecôte, et virent La gloire de Dieu. Donc, Dieu se révèle toujours à ceux qui désirent Le connaître sincèrement; et accepter la Pa­role de Dieu est pour nous un sujet de salut. La rejeter nous mène à la condamnation. Il serait temps que l'Eglise mette de côté ses très nombreu­ses activités, souvent non seulement inutiles mais "contre-produis antes”.

 

 

Il faudrait une période de silence, une période de réflexion, d’examen intérieur, pour recevoir une nouvelle manifestation de la puissance d'En- Haut, capable de renouveler les cœurs, de purifier les lieux, de redon­ner un climat de liberté et d'amour à nos églises, et aussi la ferveur de la communion fraternelle, sur la base indiquée dans le livre des Actes du Saint Esprit (Actes 2/44 à 46): "Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur”.

 

 

C'est ce qui s’est passé aussitôt après la Pentecôte, et je pense qu'il faudrait une réelle métamorphose dans nos églises de Pente­côte. Nous en avons plus que besoin. Je n’ai rien contre le mouvement de Pentecôte, vous l'avez bien compris, mais je crois que nous aurions un réel besoin de retourner à ce qui a fait autrefois et au début de 1'Eglise- chrétienne, la force, la puissance d'une Eglise réellement mue par la puissance du Saint Esprit.

 

 

Il nous faut un nouveau baptême de l’Esprit, une nouvelle onction. Il ne va pas nous rebaptiser si nous le sommes déjà, mais j'entends une nouvelle onction de puissance (non pas pour dire: Regardez comme je suis grand, comme je suis fort) dans l’amour et l’humilité. Cela nous ferait le plus grand bien, parce que beaucoup s'imaginent qu’ils sont devenus * quelqu’un et qu'ils peuvent faire réellement quelque chose.

 

 

Je l'ai déjà dit: au début de ma conversion, je pensais avaler la mer et les petits poissons. J’avais 20 ans... Et ce vers quoi le Seigneur me montre qu'il faut que j’aille et que j’avance de plus en plus, c’est davantage d'humi­lité, de dépendance à l'égard de Dieu; davantage de connaissance de Sa Parole, pour bien rester au milieu des rails et ne pas vous faire dérail­ler, ni me faire dérailler. C'est le plus important dans l’immédiat; sanc­tification également, mais cela marche ensemble.

 

 

Pour terminer: Pentecôte n’est pas seulement la commémoration d'un évènement passé. Actes 2/39 nous dit: "Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera”. Notre Père qui est dans les Cieux, donnera de bonnes choses à ceux qui le Lui demandent. Il est dit: "Si, méchants comme nous sommes, nous savons donner de bonnes choses à nos enfants, à combien plus forte raison le Père donnera-t-Il l’Esprit Saint à ceux qui le Lui demande”.

 

 

Et je suis persuadé que nous en avons de plus en plus besoin. Même si nous' ne voyons pas l'ensemble de cet horizon qui s’amoncelle, même si nous ne sommes pas toujours très cons­cients de ce qui se trame au-dessus de nos têtes, la raison pour laquelle nous devons avancer vers le Seigneur de plus en plus fort et de plus en plus étroitement, c'est justement qu’il nous faudra, un jour, faire face à des situations qui seront de plus en plus difficiles pour les enfants de Dieu.

 

 

Et s'il y a de plus en plus ce mélange à l’intérieur de l’Eglise, bientôt on ne saura plus qui est l’Eglise et qui est le Monde.. Je crois que nous avons besoin de cette puissance du Saint Esprit, pour savoir ce que Dieu veut, pour nous d'abord individuellement, et ce que Dieu veut pour l’Eglise. Il veut, entre autres, que nous soyons remplis de la puis­sance du Saint Esprit pour faire face en tous temps, sur le plan indivi­duel comme sur le plan collectif, et face à l’adversité qui peut tomber sur nous.

 

 

Vous le savez, aujourd’hui nous sommes debout, demain nous ne sommes plus là. Et plus on avance en âge et plus on en prend conscience. Et plus on se dit: Mais qu'ai-je fait pendant tant d'années? Et le reste des an­nées qui nous reste à vivre doit être consacré à se rapprocher davantage du Seigneur, pour que nous vivions sous l'onction et dans l'action du Saint Esprit. C’est ce dont nous avons besoin et c'est ce que nous allons demander au Seigneur maintenant: qu’il nous comble au delà de toute espé­rance.