Le baptême
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BAPTEME CONSTITUE UNE VERITABLE IMMERSION

PASTEUR A. BOULAGNON

Nous ouvrirons nos Bibles et nous ferons deux lectures: la première dans Matthieu 3:1-3 et la deuxième dans Matthieu 3:13-17.

Je pense que pour tous ceux qui ont lu la Bible et qui la lisent encore, c'est un fait historique que Jésus lui-même a été baptisé, immergé' car c'est la signification exacte de ce mot. On est obligé de préciser à cause d'une autre forme de baptême. Le baptême constitue une véritable immersion et non pas une aspersion, c'est pour cela que l'on dit baptême par immersion par rapport au baptême par aspersion.

Jean-Baptiste, qui était par ailleurs son cousin, refusa de Le baptiser, quand Jésus se présenta devant lui. Il avait rejeté d'autres personnes qui refusaient de se repentir de leurs péchés: mais, dans le cas de Jésus, la raison du refus était diamétralement opposée: Jésus n'avait pas de péché à confesser! Il n'avait à se repentir de rien; mais en fait il s'appelait Jean "Ha matbil" ce qui signifie: Jean "1'Immergeur" et non pas Jean "1'Aspergeur". On peut se poser la question: "Puisque Jésus n'avait rien à se repentir, pourquoi est-Il allé vers Jean qui lui prônait le baptême de repentance?

Jésus était déjà reconnu pour Son caractère unique. Jean Baptiste voulait même être baptisé par Lui et il était tout à fait étonné de voir Jésus s'approcher de lui. Cependant, Jésus insista, coupant ainsi l'herbe sous les pieds de tous les disciples qui prétendraient que le baptême n'était pas nécessaire ou qu'il pouvait être facultatif, mais si Jésus a été baptisé par immersion, je ne vois pas pourquoi nous passerions à côté, alors que c'est un signe d'obéissance à la Parole de Dieu.

Après avoir commencé Son propre ministère, Jésus poursuivit cette pratique de l'immersion. En fait, à un moment, Jean Baptiste et Lui, faisaient la même chose à seulement quelques kilomètres de distance dans le même fleuve, le Jourdain, qui avait à certains moments des eaux boueuses.

 Quelques cyniques tentèrent de les brouiller l'un avec l'autre, en faisant remarquer que les baptêmes de Jésus se révélaient être plus populaires que ceux de Jean Baptiste. La réponse de Jean Baptiste en dit long sur son caractère ainsi que sur son appel, lisez Jean 3:22-36 et retenons:

    " Celui à qui appartient l'Epouse, c'est l'Epoux; mais l'ami de l'Epoux qui se tient là et qui L'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'Epoux, aussi cette joie qui est la mienne est parfaite."

Ce verset est le 29; je vais ajouter le 31:jusqu'au 34:

" Celui qui vient d'en-haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre.

Celui qui est du ciel est au-dessus de tous, Il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne ne reçoit Son témoignage. Celui qui a reçu Son témoignage a certifié que Dieu est vrai; car Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne Lui donne pas l'Esprit avec mesure."

C'est extraordinaire que Jean Baptiste qui était un homme de caractère assez spécial comme beaucoup hommes de Dieu parfois, va dire: " Je suis de la terre et Jésus est l'Homme qui vient du ciel et c'est Lui qui est le seul grand Maître.

Ce récit souligne qu'en fait, Jésus déléguait l'immersion même à Ses disciples, sans doute pour éviter l'odieuse comparaison sur la personne qui l'administrait. Certains se sont imaginé qu'il valait mieux être baptisé par tel pasteur de préférence à tel autre, en pensant que le baptême sera plus valable; c'est une erreur sur le plan biblique.

Remarquez que Pierre et Paul ont observé la même réserve une fois devenus populaires (Actes 10:48 et I Cor.1:14). L'identité de celui qui baptise n'a rien à voir et ne devrait pas être le centre d'intérêt; ce n'est pas celui qui baptise qui est important aux yeux de Dieu, c'est celui qui est baptisé. L'acte n'établit aucun lien particulier entre celui qui baptise et celui qui est baptisé.

Après Sa mort et Sa résurrection, Jésus a donné au baptême une importance bien plus grande, mais c'est à partir de ce moment-là seulement. Avant de retourner au ciel, Il donna à Ses disciples leur "ordre de marche" pour une mission mondiale.

 Ils devaient faire des disciples dans toutes les nations de la terre. Avant, tout se restreignait au secteur d'Israël mais ensuite on voit dans Matthieu. La dimension universelle, non seulement du baptême mais du salut en Jésus-Christ. Ils devaient le faire en deux étapes: la première en les immergeant et la deuxième en leur enseignant à vivre selon les instructions de Jésus (Mat. 28 :19. . .)

Il n'est pas surprenant de voir que, le jour de la Pentecôte, devant la réponse massive à sa toute première prédication publique, Pierre ait répondu à ceux qui s'enquéraient de ce qu'il convenait de faire, qu'ils devaient "se repentir et être immergés" (Actes 2:38). Les bassins de Bethesda et de Siloé étaient à une distance aisément franchissable, sans compter le Jourdain, pour baptiser.

Je rappelle1 que Jean Baptiste baptisait à Enon, petite bourgade et il est précisé qu'il s'y trouvait là beaucoup d'eau, c'était afin de les immerger complètement dans l'eau et non pas de les asperger de trois gouttes d'eau. En France les tout premiers baptistères datant du 4° siècle qui existent encore; à Poitiers il y en a un magnifique il est circulaire avec des marches et l'enfant de Dieu et celui qui le baptisait entraient dans l'eau. En ce premier jour de la mission de l'Eglise, 3000 baptêmes eurent lieu, certainement pas en même temps, le même jour, mais 3000 âmes s'ajoutèrent à l'Eglise naissante.

A partir de ce jour-là, le baptême a continué à être pratiqué quoique sous des formes, des significations et des applications souvent changées au point de le rendre méconnaissable. Le mot baptême comme le mot amour et d'autres sont tellement passés dans le langage courant que cela ne veut plus rien dire.

Quand on baptise un bateau en cassant une bouteille de champagne sur sa coque, je ne vois pas en quoi le bateau a été baptisé. Et ainsi il y a une foule de choses que l'on baptise soi-disant et cela n'a rien à voir avec le baptême enseigné par Jean Baptiste ou le baptême du Seigneur Jésus lui-même. En d'autres termes, il n'existe pas dans le Nouveau Testament de chrétiens dignes de ce nom, non baptisés. Cela aurait semblé une contradiction entre les termes.

Le baptême est un élément intégrant l'obéissance à l'Evangile (II Thés.2:8). Il aurait été inconcevable de prétendre être un disciple de Jésus sans accomplir Son commandement, ni suivre Son exemple sur ce point. Les lettres que Pierre et Paul et d'autres ont écrites aux premiers croyants considèrent comme allant de soi que tous les lecteurs ont été baptisés et peuvent se souvenir de l'événement.

Pour beaucoup malheureusement, tout s'arrête avec le baptême; ils s'imaginent que c'est le summum de la vie spirituelle et après c'est terminé. Pour eux c'est une simple question d'obéissance, c'est vrai. Mais c'est un point d'arrivée et un point de départ. Un point d'arrivée, parce qu'on termine sa vie passée jusqu’alors sans Dieu et un point de départ parce qu'on commence une nouvelle vie on ouvre une page nouvelle avec le Seigneur.

Si l'Ecriture s'en tenait uniquement à cela, l'affaire serait donc réglée. Les futurs baptisés de cet après-midi se diraient: " Ca y est, j'ai accompli ce que je devais faire et maintenant à la grâce de Dieu, tout va bien pour moi."

En fait, c'est une erreur de considérer le baptême comme quelque chose que nous faisons pour Dieu, pourquoi? Parce qu'on s'imagine que lorsqu’on a franchi ce pas, on a fait ce qu'on devait faire et c'est terminé, c'est une part de vérité mais ce n'est pas toute la vérité.

Il ne s'agit pas d'un simple acte humain; mis à part le fait d'accepter d'être baptisé et d'arriver au bon moment, au bon endroit, le principal participant est plus passif qu'actif. L'accent biblique n'est pas placé sur ce que nous faisons pour Dieu mais de ce qu'il fait pour nous en Jésus-Christ.

On a l'impression que nous faisons beaucoup de choses pour Dieu; le fait de se faire baptiser, nous le faisons pour Dieu, c'est vrai, mais cela ne s'arrête pas là, c'est surtout ce que Dieu a fait pour nous en la personne de Jésus-Christ qui est important. Le baptême est plus un acte de délivrance qu'un seul et simple acte d1'obéissance ; délivrance par rapport à notre vie passée et c'est un point de départ où le Saint Esprit va se mettre à l'œuvre en nous et II va nous diriger dans des voies dans lesquelles nous n'avions pas l'habitude de marcher jusqu'alors. En fait Dieu œuvre au-travers du baptême pour notre bien. Nous n'avons considéré jusqu'ici que la pratique du baptême: Comment devons-nous être baptisés?

Il est temps de nous pencher sur son but: Pourquoi devons-nous être baptisés? Plus de trente passages du Nouveau testament attestent de la richesse de signification qu'il est possible de trouver dans ce simple acte qu'est le baptême.

Deux aperçus ressortent clairement parmi les autres Il s'agit à la fois d'une immersion pour des gens salis par le péché et d'une sépulture. Il est évident que seule l'immersion totale est une méthode adéquate, pour exprimer ces deux aspects.

Nous ne cessons de nous laver nous-mêmes et les choses qui nous sont liées; c'est parce que la saleté est notre ennemie, elle peut défigurer endommager et mettre notre santé en danger, car elle nous menace de maladie et de mort? Si on a un petit bobo, ce n'est pas grand-chose, mais si il s'infecte cela devient quelque chose.

La vie est un long combat entre cette saleté, le moindre relâchement et la bataille est rapidement perdue. Peu de personnes semblent avoir conscience de l'existence de deux sortes de saleté: la saleté extérieure et la saleté intérieure. Il est plus facile de traiter l'une que l'autre.

La saleté extérieure reste à l'extérieur de nous. Les mécaniciens, tous ceux qui travaillent la terre et d'autres en savent quelque chose. Elle est facile à enlever. Un bon lavage à l'eau chaude et un bon brossage suffisent à l'enlever. Notre peau nous y aide par son renouvellement naturel des cellules toutes les quelques semaines, éliminant par la mue les taches les plus rebelles.

La saleté intérieure est à l'intérieur de nous; elle pose un problème beaucoup plus difficile à solutionner. Cette saleté morale est à la fois beaucoup plus dangereuse et donc beaucoup plus difficile à ôter. En fait, nous ne pouvons pas y parvenir par nous-mêmes, seul Jésus par Son sang peut nous purifier.

Dans le baptême qui sera administré tout à l'heure ce n'est pas l'eau du baptistère qui nettoiera la saleté intérieure, c’est le sang de Jésus-Christ qui purifie de tous péchés et rien ni personne d'autre. C'est la raison pour laquelle, tant qu'il n'y a pas eu le baptême pour accepter que le sang de Christ nous purifie intérieurement, nous ne sommes ni membre d'une église locale ni membre du Corps de Christ; nous vivons en dehors du monde spirituel.

La plupart des personnes acceptent leur souillure interne comme un état naturel. Elles disent: "Après tout, personne n'est parfait". On se contente de cela, mais je crois que cela va beaucoup plus loin. Pour nos amis qui vont prendre le baptême tout à l'heure, il y a déjà eu une démarche intérieure qui les a déterminés non seulement à prendre le baptême mais ensuite à vivre d'une façon dépendante du Seigneur.

Je disais à l'un d'entre eux: "Jusqu'à maintenant, c'est vous qui meniez votre vie à bout de bras mais ensuite après le baptême, vous donnez vos mains au Seigneur pour qu'il mène votre vie à bon port et que ce soit Lui qui détermine ce qu'il y a lieu de faire ou de ne pas faire."

Vivre une vie pure est quelque chose de surnaturel. La Bonne Nouvelle est que Dieu a envoyé Son Fils Jésus pour nous rendre propres et Son Esprit pour nous garder propres. L'état naturel d'impureté n'est plus inéluctable un surnaturel de pureté est maintenant possible.

Je sais bien que nous ne sommes pas encore arrivés à la perfection, nous ne l'avons pas encore atteinte, nous sommes en devenir les uns et les autres, nous demandons ' au Seigneur non pas qu'il nous améliore mais qu'il nous transforme et que Son caractère divin imprime en nous pour que dans nos façons d'agir ou de réagir, nous ne réagissions plus comme autrefois mais avec la présence du Saint Esprit en nous.

Si vous jetez un coup d'œil en arrière, après des années de vie chrétienne, vous allez vous rendre compte que vous n’êtes plus la même personne qu'autrefois. Pour; ceux qui se sont convertis dans leur jeunesse, vous aviez des réactions de la jeunesse et en prenant de l'âge ce sont des réactions d'homme et de femmes qui avons été assagis par le Seigneur. J'espère qu'on ne réagit plus, qu'on ne parle plus de la même façon qu'autrefois.

Jésus est Celui-là seul qui peut "sauver Son peuple de ses péchés" Mat.1:21) nettoyant nos vies à l'intérieur. Pour rendre cela possible, Il a dû subir la condamnation que nous méritions, c'est ce qu'il a fait sur la Croix, mettant à la disposition de chacun tant le pardon qu'une relation restaurée avec Dieu pouvait produire. C'est parce que nous nous sommes tournés vers le Seigneur que nous pouvons avoir cette relation. Avant nous tournions le dos à Dieu maintenant nous avons fait un demi-tour et nous nous sommes tournés vers Lui.

Comment tout cela peut-il devenir nôtre? Au cœur de la réponse, bien que cela n'en soit pas la totalité, se trouve donc le baptême, Jésus y faisait allusion en disant que rien de ce qui entre par la bouche ne peut nous rendre impur, mais que ce sont les choses ordurières qui en sortent qui nous souillent. Il citait la cupidité, l'orgueil, l'envie, la calomnie, le dérèglement et la tromperie (Marc 7:18-23).

Il existe même des cas où l'homme s'est pollué de pensées et de sentiments mauvais au point d'en être possédé par un "esprit impur" qui cherche à détruire 1' image de Dieu en nous et à nous priver de notre destinée divine.

Quand nous avons appartenu pieds et poings liés à la puissance satanique avant notre conversion, il n'est pas rare de voir de jeunes chrétiens par rapport à la conversion être à nouveau attaqués et l'ennemi de nos âmes essayant de reprendre ses droits pour essayer d'estomper tout ce que le Seigneur Jésus a fait, mais nous sommes avertis que d'ores et déjà et maintenant , quand nous passons par les eaux du baptême, nous tirons un trait sur la vie passée et maintenant nous appartenons en totalité: esprit, âme et corps au Seigneur Jésus.

Et en aucun cas, nous n'avons le droit de nous laisser rattraper par notre passé, même si Satan essaie de nous le jeter à la figure. Il existe ces cas-là, il faut le savoir.

Nous parlons de la différence qui existe entre les impuretés physiques et celles qui sont morales. Hélas, nous sommes beaucoup plus préoccupés par les premières que par les dernières. Pour Jésus, c'est tout le contraire! Son enseignement sur la saleté intérieure; celle du cœur, avait été dicté par la critique émise contre l'autorisation qu'il avait donné à Ses disciples de manger sans s'être lavé les mains au préalable. Bien souvent encore, après des années de conversion, on juge davantage de la forme que du fond de la vie chrétienne.

Ce que Dieu attend de nous c'est qu'au fond de nous-mêmes nous soyons réellement convertis à ce que Dieu dit dans Sa Parole et non pas tant aux formes; car celles-ci varient d'un pays à l'autre mais le fond doit rester le même. Je n'ai pas le droit de juger mon frère, ma soeur quant à la forme extérieure de son christianisme, par contre je dois pouvoir l'aider si le fond n'est pas assez solide.

Au pire la saleté physique, extérieure, peut raccourcir la vie et la mener à une fin précoce. Tandis que la saleté morale peut, pour sa part, engendrer une vie sans perspective aucune, pourquoi? Parce qu'on ne peut pas empêcher les idées négatives ou positives de planer au-dessus de nos têtes, mais par contre on peut les empêcher d'entrer, de descendre dans notre cœur; c'est ce que Pierre appelle l'exercice de la piété; c'est un exercice actif et non passif, de tous les jours qui s'exercera sur le plan familial, social et ecclésial.

Dieu va nous parler, non pas seulement avec des voix audibles, cela peut arriver; Il parle par Sa Parole, c'est le premier grand point, puis par les dons spirituels exercés sous le contrôle du Saint Esprit, dans le cadre de l'église et II parle aussi par des circonstances, mais si on ne regarde qu'elles sans regarder ce que la Parole de Dieu nous dit, nous risquons de nous égarer. Il peut nous parler par des choses simples et insignifiantes dans lesquelles II mettra le doigt sur ce qui ne va pas dans notre façon d'agir ou de réagir, de parler ou de ne pas parler.

Le jour de la Pentecôte, Pierre dit à ses auditeurs dans Actes 2:38

" Repentez-vous, et que chacun de vous soit immergé pour le pardon de vos péchés"

Jusque-là c'est mot pour mot la prédication de Jean Baptiste; cependant, Pierre y ajouta deux éléments: le nom de Jésus-Christ et le don de l'Esprit Saint

Trois jours après sa rencontre avec Jésus, sur le chemin de Damas, Saul de Tarse entendit ces paroles d'Ananias, Actes 22:16:

" Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé et lavé de tes péchés en invoquant le nom du Seigneur (chose que Jean Baptiste ne demande pas.

Plus tard, Paul écrira à l'église d'Ephèse une lettre où il rappelle que Jésus est mort pour les sanctifier, après les avoir purifié par le baptême d'eau et par la Parole (Ephésiens 5:26)

Un autre auteur dira à ses lecteurs (Hébreux 10:22):

     " Approchons-nous d'un cœur sincère, de la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience et le corps lavé d'une eau pure."

C'est cependant Pierre qui explique le mieux ce point (I Pierre 3:21)

     " Cette eau était une figure du baptême qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve vous aussi par la résurrection de Jésus-Christ."

Il souligne que cette immersion n'a pas pour but d'enlever les souillures du corps, mais qu'elle est à la fois une imploration adressée à Dieu pour une conscience pure et un gage de la conserver pure.

Ce qui différencie le baptême de Jean l'immergeur et celui de Jésus c'est que lorsque les coreligionnaires de Jean passaient par le baptême d'eau, ils se repentaient, mais ils n'avaient pas forcément ensuite la force de se maintenir dans la communion avec Dieu pour ne pas retomber dans leurs péchés.

Ce n'est pas l'absolution des hommes qui change quoique ce soit, c'est l'absolution divine qui change les choses, c'est la puissance du Saint Esprit qui peut donner la force de ne plus retomber dans nos péchés passés, c'est là, la différence du baptême de Jésus.

Ainsi, il n'est pas attendu du baptême qu'il ait un quelconque effet physique ou émotionnel. Ce qu'on attend de lui, ce sont des effets moraux et spirituels qui seront perçus par notre conscience. Il est une sorte de résurrection tout autant qu'un ensevelissement.

C'est un commencement aussi bien qu'un achèvement, le début d'une vie nouvelle et pure aussi bien que la fin d'une vie ancienne et sale. Ce qui est arrivé à Jésus arrive maintenant à Ses disciples. Tout le monde avait pensé que Son ensevelissement était la fin pour Lui, mais il L'a conduit à la résurrection et à une toute nouvelle dimension de vie.

Vous qui allez être baptisés, vous entrez dans une nouvelle dimension qui sera différente car la perspective en sera différente. Demain vous retrouverez les mêmes circonstances, les mêmes personnes, mais vous allez les percevoir d'une autre manière, vous ne les jugerez plus de la même façon qu'autrefois, vous les aimerez tels qu'ils sont, car vous avez changé et chaque jour vous serez transformés, vos yeux se seront ouverts à une autre dimension: celle de l'amour en Christ.

L'essentiel est le cœur comme le dit un Proverbe: " Mon fils donne-moi ton cœur"; les formes restent les mêmes mais le fond, le cœur aura changé; à partir de là tout se transforme et vous apporterez aux autres le fruit d'une vie nouvelle en Jésus-Christ et par Jésus-Christ.

AMEN.