Le baptême
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LE BAPTEME D’EAU INSTITUTION DIVINE

  

PASTEUR A. BOULAGNON

 

 Nous ouvrirons nos Bibles et nous ferons une lecture dans Matthieu 28/16-20 : « Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. Quand ils Le virent, ils se prosternèrent devant Lui. Mais quelques-uns eurent des doutes. Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir M'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. Et voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » Le baptême pour les plus anciens vous en avez entendu parler depuis des années, vous savez de quoi il retourne, mais j’insisterais surtout sur le texte que nous venons de lire, c’est un texte important.

 

  1. Sa nécessité


Nous voyons en lisant le Nouveau Testament que le baptême est d’institution divine, ce ne sont pas les hommes qui l’ont inventé. Jésus, en effet, l’a sanctionné et lui a donné une signification dont nous parlerons dans quelques instants. La portée universelle du christianisme repose sur l’ordre du Seigneur Jésus de Mat.28/19 : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit »

 

Le serviteur de Dieu se trouve donc dans l’obligation, s’il veut être fidèle au mandat délivré par le Seigneur, d’enseigner tout ce que Jésus a prescrit, en vue naturellement d’être observé.

 


« Tour ce qui est prescrit » Cette parole élimine d’elle-même toutes les considérations ou les raisonnements purement humains des enfants de Dieu. Peut-être n’y avez-vous pas réfléchi, mais j’ai réfléchi pour vous Je vais vous livrer dans un instant toutes les petites phrases que certains chrétiens qui ont accepté Jésus, mais qui n’ont pas envie de se faire baptiser, sont susceptibles de dire pour l’éviter, et vous verrez qu’il y a d’excellentes astuces, mêmes bibliques.

 

En ce qui concerne le baptême, comme en tant d’autres choses, on se trouve en face d’un commandement formel du Seigneur auquel il n’est pas possible de se soustraire si ne n’est que par un acte de désobéissance. Le Seigneur a parlé à l’impératif : « Allez, faites… » Voici qui est catégorique, ne comportant aucune ambiguïté à l’égard de l’obligation pour le serviteur de Dieu d’enseigner la nécessité du baptême et pour le chrétien de s’y conformer, ce n’est pas un simple rite ou un simulacre quelconque.


Les apôtres ont observé et prêché le baptême. Ils n’ont pas conseillé, mais ordonné le baptême aux croyants (Actes 11/38) : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé pour le pardon de ses péchés », c’est donc impératif. Je suis souvent abasourdi lorsque de nouveaux convertis à Jésus-Christ viennent me dire qu’ils désirent attendre pour descendre dans les eaux du baptême, que telle ou telle circonstance de leur vie favorable ou défavorable appartient au passé.

 

Je suis encore plus abasourdi lorsqu’on vient me dire qu’on s’abstient de prendre le baptême ou qu’on l’ajourne pour des raisons tout à fait futiles ou secondaires. Je plains ces amis qui considèrent tellement à la légère un ordre si clair du Seigneur. Je sais qu’il ne faut pas aller trop vite dans ce domaine, mais néanmoins quand on est persuadé que l’on doit prendre le baptême ce n’est pas le moment de tergiverser.

 

Un de nos frères, il est policier, pourra nous dire cet après-midi, il a amené un tas de gens au Seigneur Jésus, mais il a décidé, il y a très peu de temps seulement de prendre le baptême, cela fera partie de son témoignage.

 


Je prends un autre exemple : lorsqu’un officier donne un ordre à un soldat, ce dernier a-t-il la liberté de répondre : « C’est bien, mon capitaine, quand j’aurai réfléchi, je mettrai l’ordre que vous m’avez donné à exécution. Dans l’armée cela ne marche pas ainsi ; si vous dîtes : « Oui, mon capitaine » l’exécution est immédiate, on ne vous demande pas de réfléchir on a déjà réfléchi pour vous. Une telle réponse frise l’inconscience.

 

Le soldat en question ne l’est pas par choix et l’officier n’est pas infaillible, l’ordre peut être donné arbitrairement, malgré cela, le soldat doit obéissance à son supérieur. Le chrétien, lui, est chrétien par choix, on ne naît pas chrétien, on le devient, il y a une sorte de volontariat, nous sommes ensemble par choix. Le chrétien a choisi Jésus comme son Sauveur, son Seigneur, personne ne l’y a obligé.

 

Le grand Pasteur des âmes est absolument seul à être infaillible ; quand Il nous donne un ordre nous devons le respecter ; Jésus est passé par le baptême, Il n’a pas discuté, Il a dit à son cousin Jean-Baptiste : « Il est bon que tu le fasses maintenant. » Sa volonté n’est ni capricieuse, ni arbitraire.

 


Est-il bien conscient de son impertinence, de la gravité de sa désobéissance, ce chrétien qui, étant convaincu de la nécessité du baptême, répond au Maître suprême : « Plus tard, Seigneur, j’y réfléchirai » ? Je connais bien le nombre et la valeur des objections et je vais vous en fournir la preuve maintenant. Celle qui a le plus de valeur apparente est la suivante : «

 

Le baptême ne sauve pas, la chose n’a que la valeur d’un symbole » Il n’est pas dit : « Sans le baptême nul ne verra le Seigneur… » Voilà déjà une série de petites phrases qui pour certains leur permet d’éviter le baptême. Tout cela est bien exact, mais il n’en est pas moins vrai que le Seigneur a donné un ordre et qu’aucun de Ses ordres ne doit être discuté.

 

Quand le Seigneur nous met à cœur une chose bien précise, impérative, quelle qu’elle soit, contenue dans la Bible, ne commençons pas à tergiverser : « je vais y réfléchir » évidemment il faut toujours réfléchir ; mais quand nous avons fait le tour de la question il faut ensuite obéir de toute manière, c’est le meilleur choix que nous puissions faire.

 

Il n’a pas donné Ses ordres pour les livrer à notre appréciation personnelle mais pour que nous y obéissions le plus rapidement possible. Si nous nous dérobons volontairement à l’obéissance, nous manquerons sûrement et inévitablement la bénédiction dont il est fait mention dans (Deut.28/2) : « Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi et qui seront ton partage, lorsque tu obéiras à la voix de l'Éternel, ton Dieu. » Je sais que c’est pour Israël mais on peut se l’approprier, car obéir à Dieu est pour tout le monde, pour Israël comme pour l’Eglise.


Les textes de la Parole de Dieu montrant l’importance que Jésus et les apôtres attachaient au baptême sont nombreux (Act.2/38 ; 10/17-45 ; 19/35). Un des arguments qui semble présenter quelque valeur contre l’obligation du baptême se trouve dans (1 Cor.1/17) : « Ce n'est pas pour baptiser que Christ m'a envoyé, c'est pour annoncer l'Évangile… »

 

Peut-on supposer, d’après ce seul verset, que Paul faisait peu de cas du baptême ? je dis : non, car c’est méconnaître l’ensemble de l’Ecriture entre autres, les écrits du Nouveau Testament de l’apôtre Paul ; s’il ne le donnait pas lui-même, il l’ordonnait aux chrétiens.

 

Nous l’avons même vu faire rebaptiser au nom de Jésus les Ephésiens ayant déjà passé par le baptême de Jean Baptiste (Act.19/1-7). Lisez le chapitre 6 des Romains où l’apôtre Paul fait l’apologie du baptême, puis également (Ephés.5/25-26 ; 4/5 ; 1 Cor.10/2 …) vous comprendrez bien que même s’il n’a pas été envoyé spécialement pour baptiser, il n’est pas contre le baptême, au contraire il le prescrit partout où il passe, même si ce sont ses assistants qui pratiquent le baptême pour lui.

 


Enfin et surtout, ne courons pas le risque, en refusant le baptême d’être comme les pharisiens, dont Jésus dit (Luc 7/29-30) : « Et tout le peuple qui l'a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu. » C’est quand même une catastrophe pour des gens qui disaient : respecter la Loi.

 

Voulons-nous rendre nuls à notre égard les desseins de Dieu en nous dérobant au baptême ? Je sais que dans certains milieux évangéliques, ils ne sont pas nombreux, certains disent ne pas avoir besoin du baptême.

 

J’ai eu l’occasion de travailler pendant des années avec l’Armée du Salut, surtout en Suisse, en France aussi, certains officiers de l’Armée du Salut n’étaient pas baptisés et c’était à titre individuel qu’ils se faisaient baptiser, j’en ai baptisé un certain nombre, ils étaient enfermés dans un système, il fallait les baptiser devant des témoins de l’Armée du Salut, mais toujours est-il, maintenant ils sont constitués en tant qu’églises, avant, ils ne l’étaient pas, ils ne prenaient pas la Sainte Cène pour d’autres raisons, à présent ils sont devenus comme une église évangélique à part entière.

 


Nous ne voulons pas dire que le baptême sauve par lui-même. Le brigand sur la Croix n’a pas été baptisé, allez-vous me dire, cependant il est sauvé. Ma propre grand-mère n’a pas eu le temps de se faire baptiser, elle est morte en 48 heures, elle était grabataire, mais elle a accepté Jésus, c’est l’essentiel. Je vais vous donner son témoignage pour vous montrer comment Dieu agit.

 

Je rentrais des Etats Unis à l’époque et ma mère m’avait dit que sa mère à elle n’allait pas vivre longtemps, effectivement, je suis arrivé au moment où elle mourait, elle était à l’hospice d’Ivry, elle ne pouvait absolument pas s’asseoir sur son lit, elle était allongée, ma mère lui donnait à manger à la petite cuillère… et puis pour la première fois depuis des années, je l’avais vue avant mon départ aux Etats Unis, elle a pu s’asseoir sur son lit, elle a dit : Jésus ! et elle est partie avec Lui.

 

Je voulais vous dire que Dieu nous fait la grâce de vivre et Il nous fait la grâce de mourir quand le temps est venu, elle n’a pas eu le temps de prendre le baptême, mais je crois qu’elle est sauvée quand même. Faisons remarquer qu’il y avait là une impossibilité au baptême. C’est d’ailleurs la seule raison valable pour en être dispensé, et à Dieu seul appartient de l’apprécier.

 


Le baptême est un acte d’obéissance. Il est le témoignage de la possession du salut, c’est le début de la carrière chrétienne dans l’obéissance. Le Seigneur nous a laissé deux symboles : le baptême et la Cène. On n’est pas sauvé par les symboles, mais ceux-ci doivent être un témoignage que nous sommes sauvés.

 

2. Signification du baptême

 


L’apôtre Paul nous en donne la signification (Rom.6). Si le baptême ne sauve pas et qu’il y ait obligation pour le chrétien de le recevoir, quelle en est donc exactement la valeur, le sens et la signification ? On a donné au baptême la signification suivante : Il est un signe extérieur qui témoigne d’une expérience spirituelle réalisée à l’intérieur. Je vais prendre un exemple tout simple.

 

De la même façon que pendant la gestation d’un fœtus, d’un petit enfant, il reste neuf mois en gestation, personne ne le voit, on sait qu’il existe quand même et un beau jour, après ce temps il apparaît, mais il est déjà en vie à l’intérieur et cette vie va s’exprimer à l’extérieur. Sur le plan spirituel, il en va de même, on a accepté Jésus, c’est quelque chose d’interne, on a pris conscience de ce que Jésus a fait pour nous, Il est devenu d’abord notre Sauveur, ensuite notre Seigneur, notre Maître et après on passe par les eaux du baptême.

 

Les témoignages que vous allez entendre cet après-midi seront la preuve que quelque chose d’interne s’est passé en eux et qu’à l’extérieur publiquement tout à l’heure ils vont dire pourquoi ils prennent le baptême. C’est parce qu’ils ont déjà réalisé cette expérience première à l’intérieur d’eux-mêmes.

 

* Le baptême constitue par lui-même le symbole complet de la foi, le signe visible de la foi invisible au départ ; il est le témoignage de notre conversion à Jésus-Christ. Il doit être public et non privé, sauf rares cas d’exception.

 

* Le baptême est le symbole complet de la mort et de la résurrection avec Christ, notre Bien-aimé Sauveur. (Rom.6/3) : « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en Sa mort que nous avons été baptisés ? » (Col.2/12) : « Ayant été ensevelis avec Lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en Lui et avec Lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui L'a ressuscité des morts. »

 

* Le baptême est l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu (1 Pie.3/21) « Cette eau était une figure du baptême, qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ. » C’est la ratification publique des engagements pris en particulier devant la face de Dieu, on ne vient pas se faire baptiser à la légère, il y a un dialogue avec Dieu pour savoir ce qu’Il attend de nous, ensuite on prend position avec Lui.

 

* Le baptême est l’entrée dans l’Assemblée locale en même temps que dans l’Eglise invisible de Christ (Act.2/41 et 47) : « Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes… Louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés. » Le baptême a toute la valeur d’un symbole divin d’intention. Il constitue un acte d’obéissance à un ordre formel du Seigneur et ne peut attirer sur le croyant que de nombreuses et précieuses bénédictions.

 

3. Qui doit recevoir le baptême ?

 


La Parole de Dieu répond à cette question comme à tant d’autres (Mc.16/16) : «Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas (même s’il a été baptisé) sera condamné. » C’est la foi qui sauve. Telles sont les paroles du Maître qui démontrent de toute évidence que la foi doit normalement précéder le baptême ; ensuite c’est la foi qui donne le sens et la valeur au baptême, et enfin le baptême sans la foi est vaine et absurde.

 

4. Bénédictions découlant du baptême

 


Elles sont celles qui découlent de toute obéissance envers Dieu. Le baptême étant l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et Il a pourvu Lui-même à la forme visible de cet engagement, donc il découle de l’obéissance à cet ordre divin une nouvelle assurance devant Lui. Le baptême n’agit pas par lui-même, mais Dieu bénit tous ceux qui se soumettent à Sa volonté.

 


Une étude approfondie de la Parole de Dieu nous amène à penser que le baptême dans l’eau est le chemin normal pour arriver à une bénédiction plus grande : le baptême dans le Saint-Esprit. J’entends d’ici des objections :

 

* « Quelle hérésie, mais tout chrétien a reçu le baptême du Saint-Esprit à sa conversion ! »
* « Mais il n’est pas dit dans la Parole de Dieu : Si vous voulez recevoir le baptême du Saint-Esprit, il faut être baptisé dans l’eau »

 


* « Voyons vous oubliez que Corneille a été baptisé du Saint-Esprit et il a été baptisé ensuite.

 

Je n’oublie rien du tout, et je connais très bien ces arguments, on me les a opposés. Commençons par le dernier : l’histoire de Corneille (Act.10/44-47) : « Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit: Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? »

 

Corneille a été baptisé du Saint-Esprit avant d’être baptisé dans l’eau (c’est un des rares cas dans le Nouveau Testament). Si Pierre n’avait pas reçu par le Saint-Esprit la vision de la nappe (Act.10/9-15), il n’aurait jamais baptisé Corneille dans l’eau, mais pour Pierre le baptême du Saint-Esprit de Corneille était le signe que Dieu ne faisait aucune différence entre Juifs et Païens, donc il devait accorder le baptême à tous (Juifs et Païens). Ce cas est unique dans la Parole de Dieu : recevoir le baptême du Saint-Esprit avant le baptême d’eau.

 

La veille de mon baptême dans l’eau par M.Christophe Domoutchief, le 27 juillet 1955, j’étais dans la cuisine chez mes parents à genoux, les coudes sur un tabouret, vers minuit, j’ai été baptisé du Saint-Esprit, j’ai commencé à parler en langues. J’ai donc été baptisé du Saint-Esprit avant d’être baptisé d’eau.

 

En général les choses se jouxtent, s’il y a le baptême d’eau il ne devrait pas s’écouler vingt ans avant d’être rempli du Saint-Esprit. On recherche d’abord Dieu qui donne le baptême du Saint-Esprit, on n’est pas là pour recevoir un don spécial quoique l’apôtre Paul dise : « Recherchez les dons les meilleurs. » Nous sommes là pour chercher Dieu qui donne à chacun comme Il l’entend, les dons les meilleurs qui nous conviendront le mieux. Ce don du Saint-Esprit ne les a pas dispensés du baptême d’eau.

 

Il y a aussi un autre cas, celui des Samaritains ; ils reçurent le Saint-Esprit après leur baptême d’eau (Act.8/12 ; 8/15-17). Les Samaritains à l’origine n’étaient pas Juifs, ils étaient d’origine étrangère, ils sont arrivés au 8ème siècle avant Jésus-Christ dans la région Nord d’Israël, ils ont vu au Sud les Israélites avec leur culte très spécial, ils ont voulu les copier.

 

Il y a toujours eu inimitié entre Samaritains et les Israélites au sud. Les Ephésiens reçurent le Saint-Esprit seulement après avoir reçu le baptême de Jésus, celui de Jean était un baptême de repentance (Act.19/5-6). L’apôtre Pierre nous trace la voie à suivre et l’ordre des bénédictions de Dieu, nous le voyons dans (Act.2/38) :

 

« Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. » Donc, le don du Saint-Esprit est quelque chose qui n’est pas aléatoire, mais qui nous est également demandé de recevoir. Ne pensez pas qu’il n’est que pour les « Pentecôtistes » il est pour tous ceux qui ont reçu le baptême dans l’eau, par immersion donc, ils peuvent ensuite être baptisés dans le Saint-Esprit.

 

C’est une grande bénédiction qui est consécutive au baptême d’eau. Pourquoi ? Parce que quand on est baptisé du Saint-Esprit, on n’est pas un « superman », mais on est devenu des gens qui apprennent à obéir aux injonctions de l’Esprit qui habite en nous. C’est vrai nous sommes tous un en Christ, mais cette bénédiction spéciale qui est contenue dans le livre des Actes nous est absolument indispensable.

 

Après l’avoir reçue les apôtres ont été transformés, de timorés qu’ils étaient, ils sont devenus intrépides, remplis de fougue, pour dire franchement qui ils sont et surtout qui est Jésus. De même lorsqu’on est rempli de l’Esprit on a une certaine force intérieure pour témoigner de ce qu’Il a fait pour nous, une certaine onction repose sur l’enfant de Dieu, sur ce qu’il fait et sur ce qu’il est.

 

 

Jésus, Lui-même fut baptisé dans le Jourdain avant de recevoir le baptême du Saint-Esprit. Je sais qu’on nous reproche d’annoncer ce genre de choses, mais il y a pour moi dans l’Ecriture deux bénédictions : Le Seigneur Jésus a été oint du Saint-Esprit, mais c’est au moment de Son baptême d’eau qu’une voix venant du ciel va se faire entendre : « Voici Mon Fils bien-aimé en qui J’ai mis toute Mon affection. » Il y a aussi le symbole d’une colombe qui va venir sur la tête du Seigneur Jésus.

 

 

Au jour de la Pentecôte, il y a également l’effusion de l’Esprit et des flammes de feu vont se poser au-dessus de la tête des 120 qui sont réunis dans la chambre haute et aussi un vent impétueux qui souffle au milieu d’eux. Pour nous qu’il n’y ait pas de vent ou de flammes de feu, l’essentiel est que nous soyons baptisés du Saint-Esprit, que nous L’acceptions et que nous ne Le laissions pas à l’entrée de la porte, il faut Lui ouvrir son cœur et dire : « Seigneur, remplis-moi du Saint-Esprit. »

 

 

Quant à dire que l’on reçoit le baptême dans le Saint-Esprit à la conversion, il suffit de lire les passages suivants (Act.8/14-17). Les Samaritains crurent d’abord (12), ils furent baptisés ensuite et ce n’est que plusieurs jours après qu’ils furent remplis du Saint-Esprit (17), mais pas vingt ans plus tard, cela peut arriver, il ne faut jamais désespérer de le recevoir. Nous devons Lui demander qu’Il nous envoie ce qu’il y a de meilleur. Il n’y a pas que le parler en langues, vous avez au moins 9 dons et au total vous en avez 16 dans le Nouveau Testament.

 

 

5. Baptême et guérison

 


Je m’adresse à ceux qui vont être baptisés tout à l’heure ; je vous pose cette question : « Vous êtes-vous demandé quelles étaient vos motivations profondes, si elles étaient valables pour vous engager avec Jésus-Christ ? Ceux qui sont passés par les eaux du baptême savent pertinemment que la vie chrétienne n’est pas tapissée de roses seulement, il y a aussi parfois des épines et la vôtre n’échappera pas à des problèmes.

 

 

Que de fois n’avons-nous pas rencontré de braves gens qui désiraient prendre le baptême pour être guéris ! Ils étaient prêts à faire tout ce qu’on exigeait d’eux pour être débarrassés de leurs maladies. Nulle part dans l’Ecriture, nous voyons le baptême en rapport avec la guérison. Seules la prière de la foi, l’imposition des mains et l’onction d’huile sont en rapport normal avec la guérison.

 


D’autres veulent être baptisés pour réussir dans leurs affaires. Cela montre tout simplement une incompréhension totale de la volonté et de la révélation de Dieu. Appelons les choses par leur nom, prendre le baptême pour ces motivations est de la superstition, cousine germaine de la magie (eau lustrale des païens, eau magnétisée des spirites et même eau bénite des catholiques romains).

 

 

Une seule raison est valable pour être baptisé dans l’eau : « Vouloir accomplir tout ce qui est juste » comme l’a dit le Seigneur Jésus, en rendant le témoignage visible de l’œuvre invisible que Dieu a faite en nous en scellant cette œuvre rédemptrice de l’acte d’obéissance que demande notre Sauveur.

 


Le baptême est un commencement, en vous faisant baptiser vous commencez la vie chrétienne vous n’êtes pas encore arrivés, et Christ vous promet sa Présence tous les jours dans ce monde et dans l’éternité. Vous franchissez la première marche d’un grand escalier qui mène vers l’éternité.

 

 

Nous sommes tous en marche, aucun d’entre nous n’est arrivé ; parfois il y a quelques paliers qui nous permettent de continuer la route, mais sachez que sur ce chemin-là vous n’êtes pas tout seuls et vous qui allez passer par les eaux du baptême cet après-midi, vous avez à côté de vous des frères et des sœurs en Christ, qui peut-être des années auparavant sont passés par là, qui également pourront vous aider parfois, mais l’essentiel surtout apprenez à compter sur le Seigneur plus que sur les frères et sœurs.

 

 

Nous ne sommes, en tant que chrétiens et pasteurs y compris, que des béquilles ; quand nous apprenons à marcher il faut un papa, une maman pour nous soutenir afin que nous ne nous écroulions pas. Au départ le Saint-Esprit va nous soutenir dans cette marche pas à pas, marche par marche et Il va nous amener à certains paliers et nous prendrons un peu de repos, pas forcément le calme plat puis nous continuerons à marcher.

 

 

Vous et moi, nous sommes tous en route et nous ne sommes pas les seuls il y en a des millions d’autres qui le sont aussi ; mais rappelez-vous que le Seigneur Jésus par le Saint-Esprit sera avec vous tous les jours pour vous porter quand vous aurez du mal à marcher, malgré l’effort physique ou spirituel que nous aurons à faire, Dieu nous soutient.

 

 

Rien n’est acquis d’avance ni pour vous ni pour moi ; nous sommes en marche tous ensemble et nous nous portons les uns les autres dans la prière ; nous pouvons aussi nous supporter, nous aider les uns les autres pour avancer et non pas simplement subir, quand l’un est en forme, l’autre peut l’être un peu moins, sachez qu’ensemble nous sommes en route vers la patrie céleste.

AMEN