Le baptême
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LE BAPTEME : CLE POUR ENTRER DANS L’EGLISE ?

 

 

PASTEUR A. BOULAGNON

 

 

Nous ferons deux lectures dans nos Bibles, la première dans 1 Cor. 12/13 : « Nous avons tous en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons été tous abreuvés d’un seul Esprit . », et la deuxième dans Galates 3/28-29 : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. »

 

Le titre que j’ai donné à notre rencontre de ce matin, ce culte, est « le baptême : clé pour entrer dans l’Eglise ? » Je n’affirme pas pour l’instant. Le fait de l’immersion en public ne laisse certainement pas indifférent ; c’est toujours une grande journée de liesse collective, quand on est déjà passé par là, de joie, de fête, de se rappeler qu’en telle année, on est passé par les eaux du baptême, c’était un jour mémorable, me semble-t-il, pour ce qui me concerne je n’ai jamais oublié la date, c’était le 27 juillet 1955, c’est déjà ancien, c’est un peu comme une date de mariage entre des époux, mais ici c’est une date de mariage entre Jésus-Christ et son enfant.

 

Sauf cas d’exception, je pense que tout baptême par immersion devrait être public. C’est un témoignage devant les autres que quelqu’un appartient maintenant à Jésus-Christ et ils seront neuf cet après-midi à vous dire qu’ils appartiennent réellement à Jésus-Christ et à personne d’autre. Il existe un précédent à cette façon de voir dans 1 Tim.6/12 à propos de « la belle confession en présence d’un grand nombre de témoins. »

 

C’est pour cela que je prétends que le baptême est en général un baptême public parce que nous en avons un exemple qui nous est fourni par Timothée qui fit une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins et j’espère que cet après midi vous serez aussi nombreux que ce matin pour entendre les témoignages, car c’est assez étrange, on arrive vers le Seigneur et à Lui appartenir ensuite par différents moyens aussi inattendus les uns que les autres.

 

C’est une sorte de défi, quand c’est un témoignage public, qui est en même temps lancé aux incroyants quant à leur volonté ou leur manque de volonté de faire de même et, par conséquent, quant à la question de leur relation avec Dieu, je pense à la parenté de ceux qui vont être baptisés, pour la majorité d’entre eux, ils n’ont jamais vu un baptême par immersion, donc cela peut les interpeller aussi à salut.

 

En même temps, ce baptême public rappelle aux enfants de Dieu leur propre baptême, ce qu’il a signifié pour eux et ce qu’il signifie encore pour eux : à l’origine et le but est un engagement à suivre Jésus jusqu’au bout du voyage terrestre et dans l’au-delà avec Lui, car tout ne se termine pas avec trois pouces de terre.

 

Pour les participants, le baptême offre une occasion merveilleuse de rendre public leur foi ; ils ont pour l’instant fait une première démarche, ils L’ont reconnu comme leur Sauveur et leur Seigneur, mais tout cela est resté encore bien caché en eux et cet après midi, ils vont attester, affirmer devant tous qu’ils ont réellement fait ce pas de la foi avec le Seigneur Jésus.

 

Ils montrent qu’ils n’ont pas honte d’être associés au Seigneur Jésus, quels qu’en soient le prix et les conséquences. Une de nos sœurs me disait hier qu’elle s’était sentie fort attaquée dans son corps sur le plan physique, justement quand elle a voulu prendre cette décision de suivre le Seigneur Jésus ; il est certain que lorsqu’on veut aller dans Sa direction et Le suivre de façon efficace, Satan essaye de mettre des bâtons dans les roues et tous les plus anciens parmi nous le savent très bien, mais nous sommes plus que vainqueurs en Jésus-Christ, c’est une réalité à saisir par la foi envers et contre ce que nous voyons et ressentons.

 

Le baptême est aussi un rappel que si nous Le renions, Il nous reniera aussi Marc 8/38 : « Car quiconque aura honte de Mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand Il viendra dans la gloire de Son Père, avec les saints anges » et 2 Tim.2/12-13 « Si nous persévérons, nous régnerons avec Lui ; si nous Le renions, Lui aussi, nous reniera… » Ceci dit, il est extrêmement difficile de considérer le baptême uniquement comme un témoignage public, malgré tout ce que je viens de dire.

 

Le baptême est fondamentalement une affaire individuelle.

 

Remarquez l’accent que Pierre place dans son premier sermon (Ac.2/38) : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés. » L’Evangile est pour : « quiconque croit » (Jean 3/16), donc pour chacun d’entre nous également.

 

 Des maisonnées entières n’ont été baptisées que lorsque chacun de leurs membres (y compris tous les parents et les esclaves) a répondu à la prédication de la foi ; vous ne trouvez nulle part la possibilité d’interpréter un texte où une maisonnée entière avec les petits enfants et les bébés à la mamelle ont été baptisés ; il a fallu que chacun des membres de la famille prenne une position de foi à l’égard du Seigneur Jésus après L’avoir confessé ; il y a encore deux exemples (Act.16/33 s.) celui du geôlier de Philippes et sa famille et il y a aussi Crispus, qui était le chef de la synagogue, et sa famille (Act.18/8) qui ont été baptisés et tous ces gens-là étaient des gens qui ont pris position en faveur du Seigneur Jésus, ils ne l’étaient pas parce que papa et maman étaient baptisés ; ils s’autodéterminaient pour le Seigneur Jésus.

 

De façon paradoxale, bien qu’il puisse être fait en privé, le baptême n’est cependant pas une affaire privée ! Pour dire les choses autrement, il est administré à l’individu, mais il constitue la fin de son individualisme.

 

Pourquoi ? Parce que dès lors, nous appartenons au Corps de Christ et nous ne sommes pas des gens entièrement à part mais des enfants de Dieu à part entière. Certains cas rares n’ont peut-être pas été baptisés dans une communauté, mais nous sommes baptisés pour entrer dans une communauté chrétienne, cela peut ne pas être de la première évidence.

 

Quand nous sommes baptisés en Christ et que nous prenons Son nom en tant que « chrétiens », dérivé de Christ, notre propre identité va fusionner avec la Sienne, c’est pour cela que nous nous appelons chrétiens c’est-à-dire nous sommes avant tout des hommes et des femmes qui avons Christ pour Sauveur et pour Seigneur.

 

Nous sommes donc unis à Lui et « devenons un » avec Lui. Nous sommes aussi unis à tous les autres qui ont été immergés comme nous en Christ, identifiés et unis à Lui. Nous ne sommes plus des individus isolés que séparent nos différences de race, de sexe ou de classe.

 

Nous sommes maintenant tous un en Jésus-Christ (Gal.3/28). Remarquez que ce passage s’inscrit dans le contexte du baptême ; nous perdons non pas notre personnalité propre, pas du tout, mais nous nous inscrivons dans ce grand Corps de Christ avec d’autres individualités que constitue ce Corps, nous sommes tous très différents mais en même temps tous un en Christ quel que soit notre âge, notre formation intellectuelle ou pas, quels que soient les hommes ou femmes que nous sommes. Jésus nous a unis les uns et les autres, soit Juifs, soit non-Juifs, soit Grecs : « un seul homme nouveau » dira l’apôtre Paul dans Eph.2/15.

 

Nous pouvons aborder cette vérité sous un autre angle. Quand nous sommes baptisés en Christ, nous sommes joints à tout Son être. Il est impossible d’être uni à la « Tête » dans le Ciel sans devenir partie intégrante de Son « Corps » sur la terre dans la forme des églises locales que nous sommes.

 

Cette unité entre les croyants baptisés par immersion est un fait accompli ; ce n’est pas une unité à rechercher, c’est une réalité à vivre. Elle existe dès le moment où nous nous identifions avec Jésus-Christ ; comme dit l’apôtre Paul (Eph.4/4-6) : « Il y a un seul Corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et en tous par Son Esprit qui habite en nous »

 

 Remarquez le caractère tri-unitaire de cette unité, la « centralité » de la foi et du baptême, dans cet ordre, et par-dessus tout, la nature et le dessein complet de Dieu.

 

Mais cette unité doit être conservée, car elle peut être perdue, (Eph.4/3) : « Vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » Là est le problème quand on se met à part et loin d’une église locale, on n’est plus justement ni en communion avec l’église locale ni avec le Seigneur Jésus de façon réelle, car c’est Lui qui a voulu le Corps de Christ ; ce ne sont pas les hommes qui l’ont voulue ; il en est fait mention dans Mat.16 de cette Eglise,

 

C’est la toute première fois dans l’Evangile de Matthieu où le mot est exprimé par Jésus lui-même, donc le corps local ; c’est cette démonstration que nous appartenons à Jésus-Christ, que nous sommes membres les uns des autres et aussi du Corps de Christ. Cette unité peut donc être perdue mais elle doit être conservée et exprimée et mise en évidence, ce qui exige de notre part des efforts considérables.

 

Ce n’est qu’un exemple supplémentaire de notre besoin d’extérioriser le salut que Dieu a mis en nous (Phil.2/12) : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent. » Le lieu où nous devons tout d’abord le faire est l’Eglise locale.

 

Jésus a utilisé le mot « Eglise » de deux façons. Quand Il a dit dans Mat.16/18 : « Je bâtirai Mon Eglise », Il parlait clairement de la « compagnie universelle » de tous Ses disciples qui s’élève maintenant à des millions de personnes tant sur la terre que dans le ciel.

 

Cette unité consiste à avoir une seule Tête divine, et non des quartiers généraux humains ! La seconde signification du mot Eglise est quand Jésus a dit dans Mat.18/17 : « Dis-le à l’Eglise. » Il faisait clairement référence à la « communauté locale » à qui l’un des membres pouvait s’adresser ; l’Eglise universelle est faite d’Eglises locales.

 

Quand nous sommes immergés en Christ, nous devenons automatiquement membres de l’Eglise universelle, sans que nous ayons le moindre choix sur ce sujet et sans la moindre action de notre part ; par contre, choix et action sont nécessaires pour devenir membre de l’Eglise locale. Pour les nouveaux baptisés, il est évidemment sage de se joindre à l’Eglise locale où ils ont été amenés à la foi en Christ et au baptême en Son Nom.

 

En cas de difficulté, cela existe, la « Tête de l’Eglise : Jésus-Christ est toujours disponible pour toute consultation : vous pouvez prier à ce sujet ! Néanmoins, Dieu veut voir tous les « bébés nouveaux-nés » soignés comme il faut dans une famille de frères et sœurs aimants.

 

Je crois qu’il faut que nous évitions de prendre l’habitude de voir des jeunes convertis se tourner vers le Seigneur et puis de ne leur manifester aucun sentiment ; il faut que notre Eglise locale soit une Eglise familiale sans que pour autant nous nous immiscions dans les affaires des gens ; en tant que pasteur je prends ce que les gens me donnent et cela reste entre la personne, moi et le Seigneur cela ne va jamais plus loin. Il faut garder le secret.

 

Mais je veux dire par là qu’il y a des choix qui sont faits, on ne choisit pas ses frères, on peut choisir ses amis, mais ici vous entrez dans une église locale avec ce qu’elle est déjà et ce que vous allez y apporter, votre jeunesse ou votre vieillesse, peu importe mais vous apporterez quelque chose de neuf, pour des gens qui ont quelques dizaines d’années derrière eux de conversion, cela fait plaisir à voir que Dieu est toujours en pleine action.

 

Bien sûr la famille doit être désireuse de prendre cette responsabilité, de bien soigner les nouveaux venus. Les nouveaux membres de l’Eglise après leur baptême, devraient être accueillis comme des frères et sœurs à part entière franchissant les premières marches de l’escalier montant vers Jésus-Christ.

 

 Bien sûr, il y a beaucoup de marches ensuite, mais les enfants appartiennent à une famille avant d’apprendre comment ils doivent s’y comporter ; parce que j’ai remarqué parfois les anciens chrétiens sont tellement exigeants qu’ils ont oublié qu’eux-mêmes ont été dans les mêmes situations que les autres qui démarrent dans la vie chrétienne ; et certains exigent des nouveau-nés de l’Esprit ce que eux ont mis des dizaines d’années à comprendre et à faire ;

 

il faut être un peu tolérant avec ceux qui commencent la vie chrétienne, quand je dis tolérant, ce n’est pas faire ni accepter n’importe quoi, mais c’est un moyen quand même de leur apprendre qu’il y a diverses marches qui les séparent du haut comme l’échelle de Jacob ; on monte progressivement vers le ciel et on ne franchit pas les étapes en passant d’un palier à un autre, chaque marche compte avant d’aboutir sur un palier.

 

Pour les nouveaux baptisés il y a cette possibilité d’intervenir pour nous poser des questions parce que s’ils interrogent les frères et les sœurs, ils auront autant d’avis que les frères et sœurs consultés, c’est parfois dramatique parce que tout simplement ils ne savent plus de quel côté se tourner ensuite.

 

Ainsi, alors que le baptême ne fait pas, dans son essence, d’une personne un membre d’une église locale, il devrait y conduire le plus tôt possible. Prétendre appartenir à l’Eglise universelle tout en restant à l’écart de tout engagement dans une église locale serait aussi incongru que de vouloir être un soldat sans rejoindre un régiment ou un marin sans rejoindre son équipage.

 

Je crois que lorsque l’on veut jouer les francs tireurs dans l’Eglise de Jésus-Christ, sans être envoyé ni par le Saint-Esprit ni par l’Eglise locale, en général on est massacré très rapidement car on n’est pas prêt à suivre le Seigneur Jésus mais plutôt ses impulsions. Il y a encore quelque chose à dire concernant l’appartenance à une Eglise. Etre membre d’une Eglise locale n’est pas la même chose qu’être membre d’un club ou d’une association quelconque.

 

Cela implique le soutien de la famille des enfants de Dieu. L’Eglise n’est pas tant un ensemble de personnes qu’un corps appartenant à une « Personne », nous appartenons à Jésus-Christ, nous n’appartenons pas au pasteur, nous sommes membres du Corps de Christ dont Il est la « Tête ». Ce qui est réjouissant c’est qu’on peut toujours se tourner vers la « Tête » qui nous apportera les réponses nécessaires si nous avons des questions à poser, nous avons aussi la possibilité d’en poser au pasteur.

 

Comme un corps humain, l’Eglise comporte des membres et des organes qui doivent fonctionner de façon coordonnée sinon le corps tout entier tombe malade. Si une partie est retranchée, le corps est alors démembré et les fonctions les moins visibles sont souvent les parties les plus importantes ; il y a la tête qui se voit, c’est la première chose qui se voit chez un être et il y a toutes sortes d’autres membres qui ont également une utilité importante dans notre corps, dans notre façon d’être et de vivre.

 

 Aucun ne peut se passer des autres membres physiques et spirituels. Tout cela s’applique à l’Eglise locale (1 Cor.12) ; le rôle ou la fonction exacte de chaque membre ne relève pas de son choix ni de celui des autres membres ; ils sont décidés par les trois Personnes de la Tri-unité (1 Cor.12/4-6), c’est le Saint-Esprit qui met à part dans le livre des Actes et c’est ensuite l’Eglise qui envoie, bien qu’ils soient découverts par les membres.

 

Le baptême du Saint-Esprit :

 


J’en arrive au baptême du Saint-Esprit, c’est ce qu’on appelle les dons de grâce ou les charismes. Les fonctions diverses sont des capacités surnaturelles ; ce n’est pas par un don d’élocution que le message peut passer, on peut avoir d’excellents dons d’élocution, on peut être un tribun sur une estrade, mais ce n’est pas de ce genre de dons dont le Seigneur nous charge. Les dons dont il est fait mention (9 dons au moins dans l’épître aux Corinthiens) servent non seulement à l’unité du Corps de Christ local mais à Son édification ; on n’a pas besoin d’un titre théologique à cet effet ;

 

Je pense que si vous êtes maître de ballets à l’Opéra, et même si vous n’êtes que balayeur, vous pouvez recevoir des dons du Saint-Esprit et il y a certains théologiens qui n’ont aucun don malheureusement donné par le Seigneur en ce qui concerne les dons spirituels.

 

Nous avons le droit et c’est même un ordre « d’aspirer aux dons les meilleurs » dira l’apôtre Paul (1 Cor.14/1) mais nous ne pouvons pas les choisir ; je sais que dans nos églises de Pentecôte on veut tout de suite le don du parler en langues et c’est le moindre des dons, il a sa raison d’être évidemment, je ne critique pas et loin de là, on en a besoin ; mais, je veux dire qu’il faut aspirer aux dons les meilleurs, lesquels sont-ils ?

 

Nous n’en savons rien pour nous-mêmes, mais si nous aspirons aux dons les meilleurs que Dieu a préparés d’avance pour nous, Il nous donnera ce qu’Il a préparé d’avance ; dans les Evangiles il est dit : « Si méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-Il le Saint-Esprit à ceux qui Le Lui demandent ? »

 

Le Saint-Esprit est une Personne qui s’accompagne de dons célestes : le parler en langues, l’interprétation du parler en langues, le don de sagesse, le don de connaissance… Nous ne devons pas y aspirer pour obtenir une promotion spirituelle mais pour un meilleur service. On nous reproche parfois et je vais l’aborder très rapidement, on me l’a souvent dit :

 

« Mais vos gens qui ont tellement de dons ne sont pas forcément pour autant bien sanctifiés » cela peut très bien arriver, mais je crois que celui qui se sanctifie va se sanctifier encore davantage et les dons spirituels ne sont pas forcément un certificat de bonne conduite ; mais néanmoins, je précise quand on a reçu un certain nombre de dons spirituels quels qu’ils soient, je crois que pour honorer le Seigneur lorsque l’on ouvre la bouche ou qu’on parle au nom du Seigneur Jésus, c’est la moindre des choses de chercher la sanctification après avoir reçu les dons.

 

Quand et comment ces dons commencent-ils à fonctionner ?

 


Le baptême par immersion peut nous introduire dans le Corps de Christ, l’Eglise, mais c’est le baptême du Saint-Esprit qui libère nos dons, Si vous n’êtes pas baptisés du Saint-Esprit, il vous sera difficile d’apporter des dons vocaux déjà et de saisir de façon concrète d’autres dons que le Seigneur a préparés d’avance pour vous ; et même si c’est le parler en langues, il y a cette nécessité d’être libre intérieurement de parler au Seigneur dans n’importe quelle autre langue qu’Il nous donnera, comme je suis un cartésien de formation je ne comprenais pas cela, il y a longtemps, j’avais 20 ans à l’époque, j’en ai bientôt 68 ans, ce n’est pas d’hier, je me disais comment cela peut-il fonctionner ?

 

 Un soir dans la cuisine de mes parents, je m’y suis installé et là je n’ai pas cherché longtemps, c’était à minuit, la veille de mon baptême d’eau, le 27 juillet 1955, le Seigneur m’a baptisé du Saint-Esprit, je me suis mis à parler en langues, je me disais : Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Ce n’était pas rationnel du tout, je ne comprenais pas, ce que j’ai compris c’est que j’aimais tellement le Seigneur que je ne trouvais pas les mots en français, c’est parti dans un éclat de joie en pleurant même, tellement j’étais heureux.

 

1 Cor.12/13 nous dit : « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul Corps… Nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. » Remarquez la répétition de « un seul ». Ce verset est central pour un chapitre tout entier consacré aux dons spirituels, qui ensemble édifient le Corps de Christ : l’Eglise.

 

L’Esprit Saint produit du fruit aussi bien que des dons, un caractère aussi bien que des capacités. Quand on parle du caractère de Christ qui se forme en nous, c’est le Saint-Esprit qui va le former en nous ; et une chose étrange là aussi, je l’ai remarqué pour ma part, c’est au-travers d’épreuves que le Seigneur a formé mon caractère ;

 

 j’étais venu avec mes parents une fois et cela ne m’a pas plu, et j’ai dit à mes parents : « Je reviendrai quand il pleuvra ! » effectivement, ma mère m’a invité un soir où il pleuvait, je n’avais rien à faire et là j’ai été complètement coincé, j’avais 20 ans, c’était un frère d’origine sicilienne, émigré aux U.S.A., le pasteur Terlisi, je ne comprenais rien à ce qu’il disait, mais c’est ce soir-là que le Seigneur a touché mon cœur. J’étais en pleurs au premier rang, j’étais cassé en deux comme un fétu de paille.

 

Le fruit sans les dons peut limiter le Corps, mais les dons sans les fruits peuvent lui porter préjudice il faut les deux et ce fruit qui est dépeint dans Gal.5/22 (au singulier) a 9 parfums. Si vous voulez comparer ce fruit on peut le comparer à une grappe de raisins, et le fruit c’est la grappe, et il y a dessus branchés toutes sortes de dons, Dieu nous les accorde pour l’édification du Corps de Christ.

 

A eux tous donc, ils reproduisent le caractère de Christ, pas d’un seul coup, très progressivement, en particulier son plus grand attribut est l’amour, Dieu n’a pas un amour aveugle ni pour vous ni pour moi, Il savait d’où nous sortions, qui nous étions, tout ce que nous avions fait avant, c’est ce qui m’a convaincu le plus ; je suis ceci, mais Dieu m’aime ; c’est tout ce que j’ai compris ce jour-là. Aujourd’hui encore tels que vous êtes et tel que je suis, Il nous aime en vue de nous aimer encore plus tels que nous serons en Christ.

 

Que ce soit sous l’angle communautaire ou sous l’angle individuel, les deux baptêmes (d’eau et du Saint-Esprit) sont nécessaires et intimement liés l’un à l’autre. Tant la personne que le peuple de Dieu doivent être séparés du péché par le baptême d’eau et approvisionnés d’une puissance sanctifiante par le baptême du Saint-esprit. Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, Dieu dit : « Vous serez saints car Je suis saint (Lév.19/2 ; 1 Pi.1/16). Qui peut être saint à part Jésus ? On tend vers la perfection en Christ, nous sommes tous en marche, jamais arrivés.

 

 Pour arriver à ce degré de sainteté, nous aurons besoin de toutes les aides que Dieu nous propose. Vous en savez maintenant plus qu’assez sur le baptême d’eau pour décider tant ce que vous en pensez que ce que vous allez faire.

 

L’immersion dans l’eau n’a jamais voulu être la solution entière et définitive au problème du péché. Elle a pour but de traiter les péchés passés, avant votre conversion et non les péchés futurs, de nous rendre propres et non de nous garder propres, car nous bronchons tous de diverses manières même inconsciemment.

 

Etre nettoyé et laissé vide n’est pas seulement frustrant et même déprimant ; c’est positivement très dangereux. Après être nettoyé intérieurement, il faut être rempli du Saint-Esprit. Le baptême du Saint-Esprit est à la fois audible et visible, quelque chose change dans votre vie, Il va apporter une réelle révolution dans votre caractère. Les peurs, les inhibitions peuvent retarder le baptême du Saint-esprit, comme c’est parfois le cas pour le baptême d’eau.

 

Immergés dans l’eau et saturés du Saint-Esprit, telle est la description des premiers membres de l’Eglise apostolique du Nouveau Testament. C’est ce qui leur donnait la qualification requise pour être membre d’une Eglise locale. Il nous faut ce renouvellement du Saint-Esprit pour que nous puissions être plus que vainqueurs par Jésus-Christ qui vit en nous.

AMEN