Le baptême
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BAPTEME ET SAINTE CENE

 

 

PASTEUR  A. BOULAGNON

 

 

 

Nous allons faire deux lectures et nous parlerons du baptême et nous le comparerons à la Sainte Cène. La première lecture sera dans le livre des Actes 10/44-48 : « Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint Esprit était aussi répandu sur les païens.

 

Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit: Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint Esprit aussi bien que nous? Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d'eux. »


« … Alors Pierre dit : Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d’eux. »


La deuxième lecture se situe dans 1 Corinthiens 11/23-29 :« Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

 

 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.

 

Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. »

 

Je pose une question à laquelle je vais essayer de répondre : Lequel est le premier dans l’ordre des commandements du Seigneur ? Est-ce le baptême ou la Sainte Cène ? C’est sans contredit, le baptême.

 

Lorsque des langues de feu tombèrent, le jour de la Pentecôte sur les 120 disciples qui étaient assemblés, et que des multitudes furent ainsi amenées à la connaissance du Seigneur ressuscité, les apôtres dirent-ils, je paraphrase, j’imagine : « 

 

Maintenant, vous voilà convertis, nés à la vie du Saint-Esprit, vous êtes donc membres d’un seul Corps, vous êtes remplis d’amour pour votre commun Chef et Sauveur, rassemblez-vous maintenant, asseyez-vous à la table du Seigneur et goûtez ensemble la communion fraternelle » ? Ont-ils dit cela ? Certainement pas !

 

Non, les apôtres ne parlèrent pas ainsi, mais ils leur ordonnèrent aussitôt d’être baptisés, comme témoignage de leur mort et de leur résurrection avec le Seigneur. C’est tout un symbole.

 

 Hier j’ai dit aux 9 candidats au baptême, quand ils entreront dans les eaux du baptême, je les immergerai, ils laisseront là leur vie ancienne et quand ensuite je les remonterai de cette eau, c’est une page nouvelle qu’ils vont ouvrir avec le Seigneur, une page blanche qui va commencer.

 

Lorsque le ministre de la reine de Candace fut convaincu par l’évangéliste Philippe que le 53ème chapitre d’Esaïe était une prophétie concernant Jésus de Nazareth, et que le Seigneur était « l’Agneau immolé » s’adressa-t-il à Philippe en lui disant : « Certainement nous sommes unis dans une foi commune et un même Esprit, nous nous arrêterons à la première occasion, nous romprons le pain et nous prendrons le vin de la coupe au nom du Seigneur et en Sa mémoire. » ?

 

Non ! Le ministre de la reine de Candace ne parla pas ainsi, ayant vu le reflet argenté d’un cours d’eau à proximité de la route, il s’écria (Act.8/36) : « Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? »

 

La première chose qui a été faite n’a pas été de participer à la Sainte Cène, mais de passer par les eaux du baptême. Le char s’arrêta et Philippe baptisa le ministre nouvellement converti qui témoigna ainsi de sa mort et de sa résurrection avec Christ.

 

Un autre exemple : Quand l’apôtre Pierre prêche la Parole de Dieu dams la maison de Corneille et que le Saint-Esprit « tombe » sur les païens qui arrivaient à la foi, leur dit-il : « Maintenant que vous avez reçu le baptême du Saint-Esprit et de puissance, vous avez reçu le seul et unique baptême nécessaire, nous allons donc nous réunir pour rompre le pain et boire de la coupe au nom du Seigneur ? »

 

Non ! Pierre n’agit pas ainsi, mais au contraire, il dit : (Act.10/47-48) : « Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? » Que dit-il ? « Il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur. » Nous voyons donc une sorte de hiérarchie chronologique dans l’administration du baptême et de la Sainte Cène ensuite.

 

L’apôtre Paul fut terrassé par l’Etre resplendissant de lumière, le Seigneur Jésus, sur le chemin de Damas et il eut ensuite la révélation que Celui qu’il persécutait était ressuscité des morts, il lui fut ordonné d’entrer dans la ville ; puis lorsque Ananias, envoyé du Seigneur, le rencontra, quel fut le premier sujet de leur conversation ?

 

Ananias va-t-il lui dire : « Frère Paul, tu as maintenant reçu une pleine révélation de la personne du Fils de Dieu ; nous sommes unis dans le Seigneur et il ne peut y avoir aucune possibilité de désunion entre nous, allons maintenant à l’Assemblée, tu participeras à la Sainte Cène et nous jouirons de la communion fraternelle tous ensemble. » ?

 

 Au contraire, Ananias s’empressa de dire à Paul (Act.22/16) : « Lève-toi, sois baptisé et lavé de tes péchés en invoquant le nom du Seigneur. »

 

Lorsque le Seigneur ouvrit le cœur de Lydie et qu’elle reçut Sa Parole, quelle est la première chose rapportée par l’Ecriture à son sujet ? Entra-t-elle immédiatement dans sa maison en disant : « Venez prendre la communion avec moi, etc. » ? Non ! Mais, lorsqu’elle eût été baptisée, elle et sa famille, elle dit (Act.16/15) : « Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y… »

 

Une certaine nuit, lorsque Dieu ébranla les fondations d’une prison à Philippes et que le geôlier éperdu fut finalement sauvé en croyant à la prédication de Paul, ce dernier lui dit-il : Alors, mettons-nous à table, nous célébrerons le repas du Seigneur ?

 

Non ! Pas davantage ! Les apôtres apportèrent-ils avec eux la doctrine apostolique de la communion fraternelle en invitant le geôlier et sa famille à s’asseoir avec eux à la table du Seigneur ? Non !

 

Les apôtres suggérèrent-ils que l’essentiel était de se joindre aux chrétiens habitant la ville puisqu’il y aura une Eglise qui sera fondée ensuite et de faire un festin d’amour, une agape, autour de la table du Seigneur ?

 

 Non ! Il n’y a pas la moindre mention écrite à ce sujet, bien au contraire (Act.16/33) nous dit : « A cette heure même de la nuit, le geôlier, les prit avec lui, il lava leurs plaies et aussitôt il fut baptisé, lui et les siens. » Cela ne justifie pas le baptême pédobaptiste, le baptême des enfants.

 

Certains se sont imaginés en lisant ce passage que le geôlier était marié et avait de petits enfants et que tous, y compris bébés, enfants, avaient été baptisés en même temps. Cela n’est pas écrit à ce sujet, et ne correspond pas à l’enseignement de l’Ecriture.

 

Dans chaque cas de conversion, cité dans le Livre des Actes, sans aucune exception, ceux qui crurent et confessèrent leurs péchés furent baptisés. Quand j’étais plus jeune, j’avais quelque appréhension à baptiser des gens qui avaient peu de temps de conversion car je me disais : «

 

 Il vaut mieux attendre… » Mais si on relit attentivement tous les passages du Nouveau Testament et entre autres, le Livre des Actes, on se rend compte que les apôtres n’ont pas beaucoup tardé à baptiser ceux qui s’approchaient de Jésus en Le confessant.

 

Dans le récit des Ecritures, en aucun temps, ni dans aucun endroit il n’est possible de trouver des personnes non baptisées pratiquant la communion et célébrant le repas du Seigneur. Je veux dire que parfois il y a un œcuménisme de mauvais aloi qui fait que la table du Seigneur est offerte à n’importe qui, à des gens qui n’ont rien à voir avec la Sainte Cène.

 

Il semble que ce fut, lorsque l’apôtre Paul eût été appelé par le Seigneur que la pleine doctrine fut révélée à l’Eglise par son moyen (Eph.3/3-4) : « C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots. En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ. »

 

 Il est certain que l’apôtre Paul est celui qui a donné les bases d’une solide fondation chrétienne et en sa qualité de dépositaire de la doctrine de l’Eglise, il a délivré cet ordre concernant la « fraction du pain » ou ce qu’on appelle « le repas du Seigneur » ou la « Sainte Cène ». Il dit dans (1 Cor.11/23) : « Car j’ai reçu cet ordre du Seigneur ce que je vous ai enseigné… » Il l’a reçu du Seigneur et il l’a communiqué.

 

On a là une des meilleures bases possibles pour savoir ce qu’est la Sainte Cène, comment on doit et quand on peut y participer. Ce n’est pas un poste du culte, c’est quelque chose qui est presque essentiel, au cœur même d’un culte.

 

Elle nous rappelle évidemment notre communion fraternelle, mais aussi celle que nous avons avec le Seigneur, elle nous rappelle également que jusqu’au retour de Christ, nous participerons à la Sainte Cène.

 

Cela veut dire que quand on y participe, on croit également au retour de Jésus-Christ. Quand il y a certaines participations qui n’ont pas de fondements bibliques, on risque d’avoir des gens qui ne croient strictement pas du tout à la communion fraternelle, ni à celle des saints ni à Son retour.

 

Il déclare, en conséquence, avoir reçu l’ordre concernant la Sainte Cène, non pas de la part des disciples, mais du Seigneur Lui-même et il délivra ensuite cet ordre à l’Eglise. Mais à quelle Eglise ? A l’Eglise de Corinthe.

 

C’était une Eglise assez étrange, quand on pense que certains étaient déjà ivres avant d’avoir pris la Sainte Cène. Alors quelle était donc la constitution de cette assemblée de chrétiens à Corinthe ? Elle était établie sur la foi en Christ et le baptême des croyants repentants.

 

 Il est dit dans (Act.18/8) : « Et plusieurs de ceux qui avaient entendu Paul crurent en Lui et furent baptisés. » Vous allez me dire que dans toute Eglise il y a du mélange, c’est presque obligatoire.

 

Nous ne sommes pas tous arrivés au même niveau spirituel mais nous sommes néanmoins tous en marche et j’espère que personne ne se croit arrivé sinon c’est déjà fichu. L’Eglise de Corinthe était donc composée de croyants baptisés et c’est à ceux-ci et non à d’autres que Paul délivra l’ordre de la communion qu’il avait reçu directement du Sauveur ressuscité lorsqu’il écrivit (1 Cor.11/2) : «

 

 Je vous loue de ce que vous retenez mes instructions. » Il ne s’adressait pas à des gens oublieux, il y en avait qui retenaient ce que l’apôtre Paul leur disait et c’était parfois des choses un peu compliquées, car c’était un savant, un érudit déjà sur le plan du judaïsme, mais il avait reçu ensuite de Dieu ce qu’il recevra et enseignera plus tard.

 

Les Corinthiens avaient entendu, ils avaient cru, ils avaient été baptisés et ils célébraient la Sainte Cène. Or, l’épître aux Corinthiens est exceptionnelle dans ce sens qu’elle est l’épître dans laquelle l’apôtre donne tous les détails nécessaires concernant l’organisation des Eglises locales selon les instructions reçues par lui du Seigneur Lui-même et aussi sous l’inspiration du Saint-Esprit.

 

 J’ai visité des centaines d’Eglises dans le passé et chaque Eglise est dirigée de façon différente, chacune d’elle est autonome, et a une structure très différente d’une autre. Mais là n’est pas tellement le problème, l’essentiel est que nous ayons dans les grandes lignes, la même fondation spirituelle pour que nous comprenions bien d’une part ce qu’est le baptême avec la repentance et ensuite d’autre part ce qu’est la Sainte Cène qui n’est pas un simple repas.

 

Cette épître porte d’ailleurs cette adresse (1Cor.1/2) : « A tous ceux qui invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ… » Il s’adresse aux Corinthiens, mais aussi à tous ceux qui invoquent le Seigneur. C’est donc à toutes les Eglises que s’adresse cette épître à travers les siècles jusqu’à aujourd’hui en 2005. De tout ceci il résulte que :

 


1. Ceux qui n’ont pas été baptisés, quoique croyants, n’ont pas de base scripturaire pour participer à la communion, à la Sainte Cène. C’est pour cela que certaines personnes plus ouvertes à une forme d’œcuménisme diront : « C’est illégal, c’est un manque d’amour que de ne pas ouvrir la table de la Sainte Cène à tout le monde. » Je regrette mais je ne vois pas cela dans les Ecritures.

 


2. Une Eglise pédobaptiste (celle qui baptise les nouveau-nés) n’est pas scripturairement fondée pour établir la table du Seigneur car il peut alors s’agir de baptisés non-croyants. Tout à l’heure nous aurons une présentation d’un tout-petit, il a quatre mois, mais il ne sera pas pour autant baptisé, il faudra qu’il fasse une expérience personnelle quand le temps viendra pour lui.

 

Quand on baptise des tout-petits comme cela pour être sauvés, cela ne tient pas la route scripturairement. Tout à l’heure vous verrez des frères et des sœurs que nous accepterons dans le cadre de notre Eglise, qui sont sauvés et parce qu’ils sont sauvés, ils vont se faire baptiser ; ils ne se feront pas baptiser pour être sauvés, il y a une grande différence entre ces deux points de vue.


3. Aucun chrétien n’a le droit d’exalter une institution divine au-dessus d’une autre, il y a un ordre logique à respecter, il ne faut pas mettre la Sainte Cène en évidence en faisant parfois un peu moins de cas du baptême, alors là c’est une erreur.

 

 En vertu de quelle autorité un chrétien peut-il accorder plus de valeur à la communion qu’au baptême ? Il faut procéder dans l’ordre normal scripturaire des choses, d’abord le baptême et après vient la Sainte Cène.

 

Dans le repas du Seigneur, nous sommes en communion fraternelle et l’unité de Christ est démontrée, tandis que le baptême n’est qu’une confession individuelle de Christ, objectent certains.

 

 Ils oublient que la grande erreur est de considérer la table du Seigneur uniquement comme lien de communion entre chrétiens et comme démonstration de l’unité du Corps de Christ. Il n’est enseigné nulle part dans les Ecritures que les chrétiens se réunissent autour de la table du Seigneur pour jouir seulement de la communion fraternelle entre eux.

 

Le mot « communion » (commune union) ne se trouve que dans un seul passage, en relation avec le repas du Seigneur (1 Cor.10/16) : « La coupe de bénédiction, que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain, que nous rompons, n’est-il pas la communion au Corps de Christ ? »

 

Qu’on en fasse un sujet de communion fraternelle, je veux bien, mais ce mot communion est utilisé par rapport au sang de Christ et au Corps de Christ livré pour chacun d’entre nous, ce qui n’empêche pas ensuite la communion fraternelle.

 

 Il ne s’agit pas, positivement de la communion entre les enfants de Dieu, mais d’abord avec le Corps et le sang du Seigneur individuellement, et ensemble en qualité de Corps de Christ ici-bas.

 

Lorsqu’on veut faire intervenir les symboles que le Seigneur a établis, il faut nécessairement, ne pas omettre de remplir toutes les conditions requises et ordonnées par la Parole de Dieu. Je ne me sens pas le droit d’offrir la Sainte Cène à une personne qui ne sait pas ce qu’elle fait en la prenant.

 

C’est pour cela que l’apôtre Paul va être très prudent en disant qu’il faut faire très attention et s’examiner soi-même, afin de prendre une réelle bénédiction et non pas une malédiction. Si l’on veut observer les symboles, il faut être respectueux de l’ordre qui les concerne et de celui dans lequel ils doivent se suivre, autrement il est préférable de n’en tenir aucun compte.

 

Le baptême rend témoignage à la doctrine de la mort, de l’ensevelissement, de la résurrection du Seigneur et de l’identification du croyant à son Sauveur, dans ces vérités. La « fraction du pain » évoque la mort du Seigneur comme un fait accompli et Son retour à venir (1 Cor.11/26).

 

De cela, on n’en parle pas beaucoup en général ; quand nous prenons la communion, la Sainte Cène, il est fait mention du retour de Christ et c’est également ce que nous annonçons. Pour l’annoncer en prenant la Sainte Cène, il faut y croire, si on n’y croit pas il vaut mieux ne pas prendre la Sainte Cène, ce n’est pas simplement une formule.

 

Il a fallu que le grain de blé soit complètement brisé pour faire le pain que nous mangeons et ce pain c’est le Corps de Christ qui a été complètement brisé par les douleurs et la souffrance, c’est de cela que nous nous rappelons à chaque fois que nous prenons la Sainte Cène.

 

Le vin que nous prenons c’est le sang de Christ qui a été versé non pour « monsieur tout le monde » mais pour chacun d’entre nous, qui que nous soyons, jeunes ou âgés, peu importe. Quel sera le sens que pourra revêtir la Sainte Cène pour les chrétiens qui ne croient pas au retour de Jésus-Christ ou qui veulent l’ignorer ?

 

Les symboles sont surtout l’illustration de certaines vérités doctrinales. Quelle étrange inconscience, de la part d’une Eglise, de commémorer la mort de Christ par la « fraction du pain », proclamant par-là même le grand fait, que l’on se trouve sur le terrain sacré de l’approche de Dieu et de ne pas vouloir pratiquer l’identification avec Lui en Sa mort par le symbole du baptême ! Il n’y a aucune base scripturaire qui permette de placer la Sainte Cène au-dessus du baptême.

 

Il y a des Eglises qui ne pratiquent pas le baptême par immersion mais par aspersion. Il n’y a aucun passage de l’Ecriture qui parle du baptême des bébés par aspersion. Quand on commence à changer la valeur des symboles, la réalité de l’Ecriture Sainte, on passe à côté de la volonté divine et on se fourvoie vraiment.

 

Chaque symbole doit occuper la place que lui assigne le Seigneur. L’un est le prélude de l’autre ils se complètent mutuellement. La Parole de Dieu établit indiscutablement que le baptême est un symbole préalable à la fraction du pain qui doit normalement le suivre.

 

La dépréciation des symboles, car elle existe, produit le vide et la vanité du sentimentalisme, ainsi que du très ecclésiastique « faites comme il vous plaira ! » Comme au temps des Juges, chacun faisait ce qu’il lui plaisait. C’est une option mais on est loin de prendre l’option biblique.

 

Il est triste de constater que le manque de connaissance biblique, le manque de jugement peut se trouver en lieu et place de la foi donnée aux saints une fois pour toutes ( Jude 3), au point d’engendrer toutes sortes de désordres et d’hérésies dans la profession de foi de certaines Eglises.

 

 Ainsi en est-il du dangereux sentimentalisme appelé « baptême des enfants » baptême en contravention avec l’inspiration de l’Esprit de la Parole de Dieu. Il est dangereux de cultiver un certain sentimentalisme proclamant de lui-même que les symboles institués par le Seigneur ne sont pas d’une utilité essentielle ! S’ils ne sont pas essentiels en ce qui concerne le salut, ils le sont néanmoins en ce qui concerne l’obéissance du croyant, me semble-t-il.

 

Ceux qui font peu de cas de ces symboles en question jugent de ce fait, le Seigneur comme étant l’Auteur de choses sans importance. Quand je pense que Jésus est passé par les eaux du baptême, qu’il a été baptisé par son cousin Jean Baptiste, Il s’est abaissé jusque là, alors qu’Il n’avait commis aucun péché, Il n’avait pas besoin de repentance. S’Il est passé par les eaux du baptême je ne vois pas pourquoi, moi, je n’y passerais pas.

 

Si l’on me demandait à quel âge je consens à baptiser les enfants, je répondrais de la manière suivante : Dès leur naissance… spirituelle, c’est à-dire dès leur conversion. On ne baptise pas les enfants, on les présente à Dieu, afin que Dieu les dirige, mais on les baptise dès qu’ils naissent spirituellement.

 

Nous sommes nés à la vie physique, nous avons besoin de naître à la vie spirituelle. Dans ce domaine comme dans l’autre nous ne pouvons pas griller les étapes. Nous grandissons physiquement et nous devons grandir spirituellement, nous avons besoin de la grâce de Dieu dans les deux cas.

 

De toute manière il ne faut pas conférer le baptême avec précipitation. Jésus ne demandait pas la connaissance intellectuelle de la doctrine ou la récitation d’un catéchisme, Il réclamait la conversion du cœur et la séparation du mal.

 

 Il faut demander à Dieu la force de ne pas retomber dans les péchés passés et de continuer à vivre dans cette séparation du mal. Seul Dieu et par le Saint-Esprit peut nous en donner la force.

 

 Notre rôle est d’essayer d’aider ceux qui démarrent dans la vie chrétienne non seulement en paroles mais en vivant à leurs côtés une vie qui soit digne de Dieu.

 

En terminant, on pourrait donner au baptême la définition suivante :

 


1. Il constitue par lui-même le symbole complet de la foi. Il est le signe visible de la foi invisible. On commence par une venue vers Dieu, il s’écoule un certain temps puis on prend une décision de franchir un pas de plus : le baptême. Celui-ci est le témoignage de la conversion et, de ce fait, il doit être public et non privé.

 


2. Il est le symbole de la mort et de la résurrection du croyant avec son Sauveur (Rom.6/3) (Col.2/12)

 


3. Il consacre l’entrée du néophyte dans l’Assemblée locale, elle est la famille dans laquelle le néophyte est reçu, et en même temps de l’entrée dans l’Eglise invisible de Christ (Act.2/41-47)

 


4. Il a toute la valeur d’un symbole d’intention divine. C’est le merveilleux emblème chrétien dans le sens spirituel qu’on doit lui accorder : il constitue l’acte d’obéissance à un ordre formel du Seigneur et ne peut attirer sur le croyant qui s’y soumet que de nombreuses et précieuses bénédictions.

 

C’est ce que je souhaite aux nouveaux baptisés et aux anciens aussi, c’est à-dire une pleine et précieuse bénédiction. Nous ne pouvons vivre, vous et moi, que de la bénédiction renouvelée de Jésus-Christ, c’est ce dont nous avons le plus besoin, ne comptez pas sur les hommes, mais sur Jésus-Christ, là, vous êtes sûr de ne pas vous tromper.

 

Nous pouvons broncher de diverses manières, dira un apôtre, Jésus-Christ est le même, dans Son amour Il reste le même qui que nous soyons, quoi que nous ayons fait, Il est le même aujourd’hui qu’hier, et Il le sera éternellement.

 

Il n’y a pas d’ombre de variation à Son amour à votre égard, si vous ne vous sentez pas vraiment bien d’aplomb ni sur la doctrine ni sur autre chose ou si vous avez des combats intérieurs, Jésus vous aime tel que vous êtes, car Il vous voit tels que vous serez.

 

 Nous, nous voyons les autres tels qu’ils sont maintenant et nous n’avons pas beaucoup l’habitude de les voir tels qu’ils seront ensuite et c’est la raison pour laquelle nous nous heurtons parfois. Le Seigneur nous voit tels que nous serons, car Il sait d’où nous sortons et vers où nous allons.

 

 Il connaît le passé et le futur car tout est présent pour Lui. Donc, notre jugement ne doit pas être en fonction de ce que nous voyons, mais en fonction de ce que Dieu voit. Que nous puissions avoir des yeux qui soient un peu et même beaucoup comme ceux du Seigneur ! Alors nous recevrons une pleine mesure de grâces et de bénédictions.

 

AMEN