La croix
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L’INSCRIPTION SUR LA CROIX.

Lecture : Mt 27.37. Mc 15.29. Lc 23.38. Jn 19.19

C’était la coutume romaine de mettre « une inscription » au-dessus de la tête du crucifié, pour indiquer son crime. Pilate ordonna que l’inscription : « JÉSUS DE NAZARETH, ROI DES JUIFS » soit placée sur la croix du milieu.

« JÉSUS DE NAZARETH, ROI DES JUIFS » : Cp. : Mt 27.37 ; Mc 15.26 ; Lc 23.38 ; Jn 19.19.

Les désaccords entre les récits sur ce titre donnés par les Évangélistes ne sont apparents :

-          Matthieu 27.37 Pour indiquer le motif de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête : « CELUI CI EST JÉSUS, LE ROI DES JUIFS ».

-          Marc 15.26 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots. « LE ROI DES JUIFS ».

-          Luc 23.38 Il y avait au-dessus de lui cette inscription [écrite en grec, (la langue universelle), en latin, (la langue des Romains) et en hébreu, (pour les Juifs)] : « CELUI CI EST LE ROI DES JUIFS ».

-          Jean 19.19 Pilate rédigea aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix ; il y était écrit : « JÉSUS DE NAZARETH, LE ROI DES JUIFS ».

Ces textes se complètent sans se contredire. Aucun des Évangélistes ne reproduit entièrement l’inscription.

Chacun d’eux cite les mots : « le Roi des Juifs », Matthieu et Luc ajoutent : « Celui-ci est », Matthieu mentionne le nom « Jésus », tandis que Jean complète par les mots « de Nazareth ».

La combinaison de toutes ces phrases donne l’inscription complète :

« CELUI-CI EST (Mt, Lc) JÉSUS (Mt, Jn) DE NAZARETH (Jn), LE ROI DES JUIFS » (Mt, Mc, Lu, Jn).

« CELUI CI EST JÉSUS DE NAZARETH, LE ROI DES JUIFS »

Jn 19.19-20. « Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin ».

Jean nous dit que, pour être lue par des gens de différentes langues, l’inscription a été rédigée : en hébreu (pour les Juifs), en latin (la langue des Romains) et en grec (la langue universelle, parlée aussi en Israël).

-          Matthieu, écrivant pour des Juifs, a rendu l’inscription rédigée en hébreu,

-          Marc, celle en latin

-          Luc celle en grec.

-          Jean donne la formulation latine.

Le Ps 96. 10 avait prophétisé : « Proclamez aux nations que l’Éternel est roi ». En se souvenant que les auteurs du NT substituent souvent le nom de Jésus à l’Éternel, on peut considérer que Caïphe (Jn 11.49-52*) et Pilate ont servi (sans le savoir et le vouloir) de « prophètes » pour proclamer le dessein de Dieu. Jésus est le vrai roi, le plus royal de tous les rois ; parce qu’il est pendu à la croix, il transforme un instrument de torture obscène en trône de gloire et il ‘règne depuis ‘le bois’.

(*) Jn 11. 49-52. « L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : Vous n’y entendez rien ; vous ne réfléchissez pas qu’il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Or, il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n’était pas pour la nation seulement ; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés ».

LECLERCQ DANIEL