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LES SOMMAIRES DE LA BIBLE : LOI DE CHRIST 13

PASTEUR ROGER COPIN

50 - LOI DE CHRIST _- SOMMAIRE. (2 Jean 5)

La loi nouvelle de CHRIST est celle de l'amour divin, communiqué par le SAINT-ESPRIT à un cœur régénéré (Ro. 5/5 ; Hé. 10/16).

Par la puissance de l'ESPRIT, cet amour divin est répandu librement et spontanément sur ceux qui en sont l'objet (2 Co. 5/14-20 .1 Th. 2/7-8).

Cette loi est donc "la loi de la liberté" (Ja. 1/25 ; 2/12), en opposition avec celle de Moïse.

La loi mosaïque exigeait l'amour (Lé. 19/18; De. 6/5 ; Lu. 10/27) ; la loi de CHRIST est l'amour même (Ro. 5/5 ; 1 Jn. 4/7, 19-20) ;

 elle remplace ainsi la loi (que CHRIST a accomplie) avec ses formes extérieures (Ro. 13/10 ; Ga. 5/14).

Elle est la loi écrite dans le cœur, sous la nouvelle alliance (voir Hé. 8/8).

LOI DE MOÏSE - SOMMAIRE. (Galates 3/24)

L'alliance du Sinaï donnée à Israël comportait :

  1. a) les commandements, expression de la juste volonté de DIEU (Ex.20/1-26) ;
  2. b) les règles dirigeant la vie sociale du peuple d'Israël (Ex. 21/1-24/11);
  3. c) les ordonnances réglant sa vie religieuse (Ex. 24/12-31/18).

Les commandements et les ordonnances formaient un tout parfait et indissoluble. L'Israélite pécheur était considéré comme irréprochable lorsqu'il avait apporté l'offrande requise pour sa transgression (Lu. 1/6 ; Ph. 3/6).

La loi fut la méthode divine pour fixer les relations de DIEU avec l'homme durant toute la période comprise entre la promulgation de cette loi et la mort de JESUS-CHRIST (Ga. 3/13-14, 23, 24).

La tentative des docteurs judaïsant (Ac. 15/1-31 ; Ga. 2/1-5) d'ériger en principe divin pour l'Eglise un mélange de loi et de grâce, permit de mettre en évidence la véritable position du chrétien par rapport à la loi.

LA CONCEPTION CHRETIENNE DE LA LOI :

  1. La loi est en contraste avec la grâce. Sous la grâce, DIEU fait don de la
    justice, alors que sous la loi, il fallait satisfaire à ses exigences pour l'obtenir (Ex. 19/5 ; Jn. 1/17 ; Ro. 10/3-10 ; 1 Co. 1/30 ; voir Ro. 3/21)

La loi en elle-même est sainte, juste, bonne et spirituelle (Ro. 7/12-14).

La loi ne peut avoir qu'un ministère de condamnation et de mort, puisque devant elle, "tout le monde est reconnu coupable" (Ro. 3/19 ; 2 Co. 3/7-9 ; Ga. 3/10).

La loi condamne l'homme à une malédiction que CHRIST a prise sur Lui, rachetant ainsi le croyant aussi bien de la malédiction que de la domination de cette loi (Ga. 3/13 ; 4/5-7)

La loi ne justifie jamais un pécheur, pas plus qu'elle ne sanctifie un croyant (Ga. 2/16 ; 3/2-3, 11-12).

La-loi n'impose plus son joug au croyant qui est à la fois racheté de la loi et "mort à la loi" (Ga. 2/19), en sorte qu'il n'est plus "sous la loi, mais sous la grâce" (Ro. 6/14 ; 7/4 ; Ga. 4/4-7 ; 1 Ti. 1/8-9).

La loi n'est plus un moyen d'instruction pour le croyant sous la nouvelle alliance de la grâce (2 Ti. 3/16-17 ; cp. Ro. 13/8-10 ; 1 Co. 9/8-9 ; Ep. 6/1-3) ; DIEU établit Lui-même le principe d'obéissance à la volonté divine (Hé. 10/16 ; Ph. 2/13).

 Le croyant est soumis à la loi de CHRIST (1 Co. 9/21) dont il fait ses délices (Ga. 6/2 ; voir 2 Jn.5) ce qui le soustrait à l'anarchie de sa propre volonté. De plus, le SAINT-ESPRIT demeurant en lui accomplit la justice prescrite par la loi (Ro. 8/2-4 ; Ga. 5/16-18).

51 - SOMMAIRE DES MIRACLES

  1. DANS L'ANCIEN TESTAMENT - Jonas 2/1

Les miracles de l'Ecriture -scientifiquement explicables ou non- sont une intervention directe de DIEU ; mais ils ont suscité beaucoup d'incrédulité. On a d'abord prétendu qu'une baleine était dans l'impossibilité d'avaler un homme.

Cependant, certaines espèces de baleines récemment découvertes auraient cette possibilité. Toutefois, l'expression "grand poisson" employée ici (comme dans Mt. 12/40) a été parfois mal comprise.

Il ne s'agit pas d'une baleine, mais d'un monstre marin, peut-être un carcharodon, un grand requin ou quelque espèce de cétacé géant pouvant atteindre plus de 20 m. de longueur. Qu'un poisson avale un homme est possible.

Le vrai miracle, c'est que Jonas ait encore été vivant lorsqu'il fut rejeté sur la terre ferme par le grand poisson. Après tout, il est remarquable que l'amour divin intervienne miraculeusement pour le bien, dans un univers déséquilibré physiquement et moralement (Ro. 8/19-23) ; voir Ac. 28/8.

  1. DANS LE NOUVEAU TESTAMENT - Actes 28/8
  2. Les miracles, dans le N.T. , à côté de leur effet immédiat, ont un rôle d'authentification (signes). Ils authentifient les envoyés de DIEU - ex. le Messie, les apôtres (Mt. 11/2-5 ; Me 16/20 ; Jn. 5/36 ; 10/25 ; Ac. 2/22 .
  3. Ac. 5/12 ; 19/10-12 ; 2 Co. 12/12)- et le caractère divin de leur message

 (Ac. 13/6-12 ; Ro. 15/17-19 ; Hé. 2/1-4).

  1. Les miracles ne sont ni la source ni le fondement de la foi, mais ils corroborent le message, qui, lui, engendre la foi et la fonde (Jn. 5/24 ; 17/6-8, 20 ; Ac. 2/41 ; Ro. 10/16, 17 ; 1 Co. 1/18, 21-24 ; 2/1-5 ; Ep. 1/13).

Une foi fondée sur les miracles est fragile, passagère et suspecte (cp. Jn. 2/23-25).

  1. Les miracles peuvent édifier ceux qui croient déjà ou sont sur le point de croire (cp. Jn. 2/11 ; Ac. 13/12) ; d'autre part, ils rendent inexcusable l'incrédulité (Jn 10/37, 38 ; 14/11 ; 15/24).

52 - PARABOLES, A. T. - SOMMAIRE (Zacharie 11/7)

Une parabole est une comparaison utilisée pour enseigner ou souligner une vérité. Les paraboles de l'A. T. se répartissent en trois catégories :

  1. récits paraboliques (ex. : Jg. 9/6-17) ;
  2. discours paraboliques ( ex. : Es. 5/1-7) ;
  3. actions paraboliques (ex. : Ez. 37/16-22).

L - PARABOLES, N. T. - SOMMAIRE (Luc 21/29)

Dans le N. T. comme dans l'A. T., une parabole est un récit allégorique employé pour enseigner' une vérité ou la mettre en lumière (voir Zacharie 11/7, étude précédente).

Nul n'a autant fait usage de cette forme d'enseignement que CHRIST ; Il s'est largement servi de paraboles pour illustrer certaines vérités spirituelles importantes par des simples anecdotes de la vie courante.

A ses disciples désireux de savoir pourquoi II parlait en paraboles, le Seigneur donne deux raisons :

  1. pour révéler à Ses disciples les mystères du royaume ;
  2. pour empêcher ceux qui ont le coeur endurci de connaître et de comprendre ces mêmes mystères (Mt. 13/10-17).

Les paraboles du N. T. peuvent être classées en trois catégories, d'après leur sujet :

  1. paraboles de portée générale (ex. : Me. 9/50 ; Luc 10/30-37 ; 18/9-14) ;
  2. paraboles relatives au temps de l'Eglise (ex. : Mt. 13/3-9, 18-23) ;
  3. paraboles relatives au royaume messianique (ex. : Mt. 24/45-51 ', Luc 14/16-24).

53 - SOMMAIRE DES PRIERES DE LA BIBLE

  1. ANCIEN TESTAMENT (Habakuk 3/1)

Tant dans l'A. T. que dans le N. T., la prière fait partie intégrante du culte d'adoration. Dans l'A. T., les requêtes et les supplications du peuple élu se réclament du caractère de DIEU et de Ses alliances, d'où les expressions "à cause de ton nom" ou "selon ta parole" prononcées par les saints d'autrefois ; souvent ils faisaient fonction de sacrificateurs, agissant en faveur du peuple devant l'Eternel, suppliant le Tout-Puissant d'accomplir à l'égard des Siens les promesses de grâce contenues dans Son alliance

 (Ge. 15/2-3 ; 18/23-32 ; Ex. 32/11-14 ; 2 S. 7/18-29 ; 1 R- 8/22-53 ; 18/36-37 -, Da. 9/3-19).

 NOUVEAU TESTAMENT (Luc 11/2)

C'est le Seigneur qui enseigna à Ses disciples cette prière, connue sous le nom de "Notre Père" ou "d'oraison dominicale" (latin Dominus = le Seigneur)

Elle fut sans aucun doute donnée à deux reprises, dans des circonstances différentes, et énoncée' dans des termes variant quelque peu :

  1. lors du sermon sur la montagne, tandis que CHRIST mettait en garde Ses disciples contre un formalisme ostentatoire dans la prière (cp. Mt. 5/1 voir Mt. 6/9, 12, 13) ;
  2. "en un certain lieu" indéterminé, à la requête de l'un de Ses disciples "Seigneur, enseigne-nous à prier" (Luc 11/1-4).

 Bien que le but exclusif de l'oraison dominicale ne soit pas de servir de modèle, les deux versions nous enseignent de précieuses leçons sur la nature de la prière :

 la prière est fondée sur une relation avec DIEU, Père de tous ceux qui ont accepté CHRIST comme Sauveur (Jn. 1/13), car eux seuls peuvent dire en toute vérité : "notre Père" ;

 la prière implique tout d'abord une attitude d'adoration : "que ton nom soit sanctifié" -une reconnaissance de la sainteté absolue de DIEU dans tout ce qu'il est et fait ;

 la prière a pour premier objet le royaume des cieux et son avènement sur la terre

 la prière véritable accepte implicitement la volonté de DIEU, qu'elle soit connue ou non ; de plus, DIEU n'est pas obligé d'accorder ce que nous Lui demandons ;

 la prière doit toujours considérer que, inéluctablement, la volonté divine et le royaume des cieux se manifesteront concrètement ici-bas ;

 la prière permet aussi aux enfants de DIEU d'exposer leurs besoins matériels du moment, en attendant l'avènement du royaume

  1. la prière peut être entravée quand la communion des enfants de DIEU avec le Père est compromise par le péché (Mt. 6/12, 15) ;

 la prière doit être enseignée de DIEU ; l'enfant de DIEU apprend non seulement comment prier, mais surtout à prier (Luc 11/1).

 Cette prière, dans sa forme initiale, ne détermine pas la doctrine complète de la prière pour l'Eglise, bien qu'elle la contienne en germe. Les actions de grâces n'y sont pas formellement exprimées (cp. Ph. 4/6-7), elles se trouvent néanmoins sous-entendues dans .: "que Ton nom soit sanctifié" ; qui peut, en effet, sanctifier DIEU –

Le considérer comme saint et L'adorer-sans actions de grâces ? Ultérieurement, dans la suite de la révélation, le Seigneur donnera à Ses disciples l'ordre exprès de prier en Son nom (Jean 16/23-24).

54 - RECOMPENSES -. SOMMAIRE (1 Corinthiens 3/14)

Dans le N. T. DIEU offre au perdu le salut, et au racheté la récompense de son service fidèle. La distinction est facilement établie :

  1. le salut est toujours décrit comme un don gratuit (ex. : Jean 4/10 ; Ro. 6/23 ; Ep. 2/8-9), alors que la récompense s'acquiert par les œuvres ( 10/42 ; Luc 19/17; 1 Co 9/24-25 ; 2 Ti. 4/7-8 ; Ap. 2/10 ; 22/12)
  2. le salut' est déjà accordé dans le temps présent (Luc 7/50 ; Jean 3/36 ; 5/24 ; 6/47), alors que la récompense sera décernée après l'enlèvement (2 Ti. 4/8 ; Ap. 22/12).

55 - RESTE D'ISRAËL - SOMMAIRE (Romains 11/5)

A travers l'histoire d'Israël apparaît un "reste" spirituel, une fraction du- peuple élu au sein de la maison rebelle. Au temps d'Elie, sept mille hommes n'avaient pas fléchi le genou devant Baal (1 R. 19/18). Au temps d'Esaîe, DIEU eut égard à la présence d'un faible "reste d'Israël" pour retarder la destruction de la nation (Es. 1/9)

Au temps des captivités, ce "reste d'Israël" est représenté par des Juifs comme Esther, Mardochée, Ezéchiel, Daniel, Shadrac, Méschac et Abed-Négo.

Au terme des soixante-dix ans de captivité à Babylone, ce fut encore un "reste d'Israël" qui revint de l'exil avec Zorobabel.

Lors de la venue de notre Seigneur, Jean-Baptiste, Siméon, Anne et "ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem" (Luc 2/38) faisaient également partie de ce "reste d'Israël".

Enfin, au temps de l'Eglise, les Juifs croyants constituent ce "reste d'Israël" (Ro. 11/4-5).

Mais ce "reste d'Israël" est aussi l'objet de prophéties importantes. Lors de la grande tribulation, un "reste" sorti de l'ensemble d'Israël, se tournera vers JESUS, le MESSIE : les 144 000 Israélites portant le "sceau" (Ap. 7/3-8).

Plusieurs commentateurs de la Bible pensent que la grande multitude issue des nations (Ap. 7/9) sera sauvée par le témoignage des 144 000 d'Ap. 7/3-8, dont certains passeront par le martyre (Ap. 6/9-11 ; 7/14) et d'autres seront épargnés pour participer au règne de mille ans (Za. 12/6-13/9). Plusieurs des Psaumes prophétiques expriment les joies et les épreuves de ce "reste" de croyants traversant victorieusement la grande tribulation.

56 - SEPARATION - SOMMAIRE (2 Corinthiens 6/17)

  1. LA SEPARATION DANS L'ECRITURE EST PRESENTEE SOUS DEUX ASPECTS :
  2. séparation de tout ce qui est contraire à la pensée divine ;
  3. séparation pour DIEU Lui-même.

Sur le plan moral, c'est là un principe fondamental, car il est impossible à DIEU de bénir pleinement et d'employer Ses enfants, s'ils vivent dans le compromis ou dans la complicité avec le mal.

  1. LA SEPARATION D'AVEC LE MAL IMPLIQUE :
  2. une séparation d'avec les désirs, les motifs et les actes conformes au monde dont le sens moral e.st perverti (voir Ap. 13/8) ;
  3. une séparation d'avec les faux docteurs, que l'Ecriture désigne comme des "vases d'un usage vil"

(2 Ti. 2/20-21 ; cp. 2 Jean 9-11)

  1. LA SEPARATION D'AVEC LE MAL N'IMPLIQUE PAS une absence de contact avec le mal qui règne dans le monde ou s'est infiltré dans l'Eglise, mais le refus de toute complicité ou conformité avec lui (v. 14-18 ; cp. Jean 17/15 , Ga. 6/1).
  2. LA SEPARATION PRODUIT LA RECOMPENSE ; elle est la manifestation de notre filiation divine ; elle permet une communion et une adoration sans ombre ( Hé. 13/13-15), et un service fructueux

(2 Ti. 2/21) ; par contre, la conformité au monde entraîne, non la perte du salut, mais la perte de ces privilèges.

  Ici comme en toutes choses, CHRIST est notre Modèle : Il était "saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs" (Hé. 7/26), et pourtant en contact avec eux en vue de leur salut, au point que les pharisiens, imbus de leur conception formaliste et ascétique de la séparation (voir Mt. 3/7), L'accusaient d'avoir perdu Son caractère naziréen (cp. Luc 7/39 ; cp. 1 Co. 9/19-23 ; 10/27).

LVII - TEST DE L'EPREUVE - SOMMAIRE (Jacques 1/14)

Cette étude fait ressortir surtout l'aspect d'examen que DIEU confère aux diverses épreuves qu'il permet pour Ses enfants. Aussi, au lieu de voir un pléonasme dans l'expression "test de l'épreuve", découvrons-y plutôt le secret de DIEU pour former Ses enfants.

Le sujet de la tentation est abordé dans l'A.T. comme dans le N.T. Les termes utilisés dans le texte original sont rendus non seulement par tenté, tentation, mais apparaissent aussi dans des expressions telles que :

  1. mettre à l'épreuve (Ge. 22/1) ;
  2. sonder (Psaume. 7/10 ; 11/5) ;
  3. être exposé aux épreuves (Ja. 1/2) ;
  4. être attristé par l'épreuve (1 Pi. 1/6) ;
  5. persévérer malgré l'épreuve (Lu. 22/28).

Leur sens propre est généralement celui de "mettre à l'épreuve", "tester" ; l'idée de séduction, de sollicitation au mal apparaît moins souvent dans le texte sacré

(Ge. 3/1-6 ; Job 31/27 ; Pr. 22/25 ; 2 Co. 11/3-4 ; Ja. 1/13-14).