La Bible
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 LES SOMMAIRES DE LA BIBLE 12

 PASTEUR ROGER COPIN

 44 XLIV - L'ANGE DE L'ETERNEL - Juges 6/11-14.

Dans l'Ecriture, cet ange (ou "envoyé", Juges 2/1) se distingue de tous les autres. Il est souvent mentionné dans l'Ancien Testament (cf. Genèse 16/9 ; 22/11 ; 48/16 ; Exode 3/2 ; 14/19 ; Nombres 22/22 ; Juges 2/1, 4 ; 13/3 ; 2 Rois 19/35 ; Esaïe 63/9 ; Zacharie 1/12 ; 12/8).

  1. 1. IL EST PARFOIS APPELE : "L'ange de l'Eternel" (Yahvé : Genèse 16/7),

"L'ange de Dieu" (Elohim : Genèse 21/17), "L'ange qui est devant sa face" (Esaîe 63/9)

Peut-être est-il également "le messager de l'alliance" de Malachie 3/1-

  1. IL EST CLAIREMENT IDENTIFIE COMME ETANT LE SEIGNEUR QUI SE MANIFESTE LUI-MEME AUX HOMMES.

En Genèse 31/11-13, l'ange dit à Jacob : "Je suis le Dieu de Béthel".

En Exode 3/2-6, le même ange s'adresse à Moïse en ces termes : "Je suis le Dieu de. ton père, le Dieu d'Abraham".

  1. PREROGATIVES ET ATTRIBUTS DIVINS SONT RECONNUS A CET ANGE.

Il dit à Agar : "Je multiplierai ta postérité" (Genèse 16/10), et Agar parle de lui comme du "Dieu qui me voit" (Genèse 16/13).

Jacob l'appelle "l'ange qui m'a délivré de tout mal" (Genèse 48/16).

Le lieu où cet ange apparaît à Moïse devient "une terre sainte" où il doit être adoré (Exode 3/5-6), alors que toute adoration des autres anges est formellement interdite (Apocalypse 22/8-9).

"L'ange de l'Eternel" garde Israël qui doit obéir à sa voix. En effet, l'ange porte le nom de Dieu en lui (Exode 23/20-23).

  1. A LA LUMIERE DE LA REVELATION DU NOUVEAU TESTAMENT, CET ANGE DE L'ANCIEN TESTAMENT DOIT ETRE IDENTIFIE COMME ETANT LE FILS DE DIEU AVANT SON INCARNATION

En Juges 13/18, l'ange déclare que son nom est "Merveilleux". Esaîe 9/5 attribue ce nom-là au Messie d'Israël, ce que Segond traduit par "Admirable".

Malachie 3/1 affirme que le "Seigneur qui entrera soudain dans son temple sera le "messager de l'alliance". L'identité de cet ange concorde avec les fonctions de Christ au sein de la trinité : Il est la Parole éternelle par laquelle le DIEU invisible se révèle et se manifeste (Jean 1/1, 18).

Il est significatif de constater que le Nouveau Testament ne fait plus aucune allusion à l'ange de l'Eternel. En grec, l'article défini n'est utilisé que pour désigner quelque ange particulier mentionné précédemment dans le contexte. En Matthieu 1/20, l'article défini est absent dans le grec, d'où la traduction "un ange". Le verset 24 parle de "l'ange", soit celui mentionné au verset 20. Les textes suivants parlent également d'un ange : "Matthieu 2/13 ; 28/2 ; Luc 2/9 ; Actes 5/19 ; 12/7, 23.

THEOPHANIES : Genèse 12/7 : Ce sont des apparitions du Fils de DIEU avant son incarnation, sous forme d'ange ou d'homme, ou en gloire (Ezéchiel 1), ou encore d'une manière que l'Ecriture ne décrit pas (Genèse 17/1).

45- SOMMAIRE DE L'EPOUSE DE CHRIST (Apocalypse 19/7)

L'expression "les noces de l'Agneau" (litt. "le festin des noces de l'Agneau") se rapporte à l'union de CHRIST et de l'Eglise, son Epouse ; elle évoque un mariage oriental qui se déroulerait en trois étapes :

  1. Les fiançailles conclues légalement ; elles correspondent à la conversion individuelle de ceux qui deviennent ainsi membres du corps de Christ (cp. 2 Co. 11/2) ;
  2. La venue du fiancé venant chercher sa fiancée : illustration de l'enlèvement de l'Eglise (cp. 1 Th. 4/16-17) ;

3- Le repas de noces préfigurant le festin des noces de l'Agneau (cp. Mt. 22/14). Cet événement précède le retour de CHRIST sur la terre en vue du règne de mille ans. Quel contraste entre l'Epouse de l'Agneau et la grande prostituée d'Àp. 17/1 ! Il convient également d'établir une distinction entre l'Eglise et Israël, cette épouse infidèle de l'Eternel (Yahvé) dans le passé qui sera rétablie lors du millénium (Es. 54/1-10 ; Os. 2/3-19).

 

46- SOMMAIRE DE L'EPOUSE DE L'ETERNEL (Osée 2/4)

Le lien du mariage est l'une des nombreuses images de l'Ecriture mettant en valeur la relation unissant DIEU à l'homme. Ce symbole apparaît tant dans l'A.T. que dans le N.T., et décrit l'amour, l'intimité, les privilèges et les responsabilités attachés à cette relation.

Tout au long de l'A.T., comme dans Osée 2/18-25, Israël est présenté comme l'Epouse de l'Eternel, momentanément désavouée en raison de sa désobéissance. Néanmoins, après la repentance d'Israël, DIEU rétablira les liens qui L'unissent à Son peuple. Il ne faut pas confondre cette relation-là avec celle de CHRIST et de Son Eglise (Jean 3/29).

En fait, toutes deux existent dans le mystère de la Trinité divine. Le N.T. parle de l'Eglise comme d'une vierge fiancée à un seul Epoux (2 Co. 11/1-2), ce qui diffère fort d'une femme adultère réhabilitée par grâce. Israël sera donc cette Epouse réconciliée, à qui l'Eternel pardonne. Israël est appelé à devenir l'Epouse terrestre de l'Eternel (Osée 2/25) ; aujourd'hui, l'Eglise est la vierge destinée à CHRIST ; un jour, elle sera l'Epouse céleste de l'Agneau (Jean 3/29 ; Apocalypse 19/6-8)

47- SOMMAIRE DE L'INSPIRATION (2 Timothée 3/16)

Chaque mot de l'Ecriture Sainte est inspiré ou "insufflé par DIEU" (gr. theôpneustos). Sans affaiblir l'intelligence, l'individualité, le style littéraire ou les sentiments personnels des écrivains sacrés, DIEU a dirigé miraculeusement la rédaction des Ecritures, de telle sorte qu'elles apportent aux hommes l'infaillible révélation divine avec une parfaite exactitude et d'une manière compréhensible. Si DIEU Lui-même l'avait écrite, la Parole n'aurait pas été plus-exacte et revêtue de plus d'autorité.

L'inspiration de l'A.T. est attestée :

- par les écrivains de l'A.T. eux-mêmes (2 S. 23/2-3 ; Es. 59/21 ; Je. 1/9) ;

- par l'expression souvent répétée : "Ainsi parle l'Eternel" ou ses équivalents (ex.. : Es. 65/8) ;

- par CHRIST qui affirme l'inspiration de l'A.T. (Mt.. 5/18 ; 22/42-43 . Marc 12/36 ; Jean 10/35) ;

- par les apôtres (Ac. 1/16 ; 4/24-25 î 28/25 ; Hé. 3/7 ; 10/15-16 ; 2 Pi.1/20-21).

C'est par l'inspiration divine que les écrivains de la Bible ont parlé avec autorité des origines du monde, qu'ils ont fait connaître la loi, écrit les livres historiques et poétiques de la Bible, rédigé son message prophétique. L'inspiration pénètre toute l'Ecriture de façon égale, bien que seule une petite partie ait été dictée par DIEU Lui-même (ex. 20/1 ; Lé. 1/1 ; De. 5/4-5).

L'inspiration du N.T. est attestée :

- par CHRIST qui confirme son authenticité (voir Jean 16/12) ;

- par les apôtres qui affirment l'inspiration pour leurs écrits (1 Co. 2/1?, ; 14/37 î Galates. 1/7-8 ; 1 Th. 4/2, 15 ; 2 Th. 3/6, 12, 14) ;

- par Paul qui cite le Deutéronome et l'Evangile de Luc comme faisant partie des Ecritures (1 Ti. 5/18 ; cp. De. 25/4 ; Luc 10/7) ;

- par Pierre qui déclare que toutes les Epîtres de Paul font partie des Ecritures (2 Pi. 3/16).

Même si le N.T. cite quelquefois l'A.T. d'une manière libre, en paraphrases, ou en l'interprétant, il ne le fait jamais en contestant l'autorité ou l'exactitude du texte original. l'Eglise primitive accepta comme Parole inspirée de DIEU les textes du N. T. dans la forme où elle les reçut (cp. 1 Th. 2/13), bien que la reconnaissance officielle de l'ensemble du canon se soit faite ultérieurement.

C'est parce que les Ecritures sont inspirées qu'elles parlent avec autorité ; elles sont sans erreur dans les textes originaux ; elles constituent la révélation infaillible de DIEU à l'homme.

48 - SOMMAIRE D’ISRAEL (Romains 11/26)

Appelé du nom du petit-fils d'Abraham, Israël fut choisi pour accomplir une quadruple mission :

  1. Donner le témoignage du DIEU unique au sein d'une idolâtrie universelle (cp. De. 6/4 ; Es. 43/10-12) ;
  2. Donner aux nations la démonstration de la bénédiction inhérente au service du vrai DIEU (De. 33/26-29 ;'1 Ch. 17/20-21 ; Psaume. 144/15) ;
  3. Recevoir, préserver et transmettre les- Ecritures (De. 4/5-8 ; Ro. 3/1-2) -,
  4. Etre le moyen humain par lequel se manifestera le Messie (Ge. 3/15 ; 12/3 ; 22/18 ; 28/10-14 ; 49/10 ; 2 S. 7/12-16 ; Es. 7/14 ; 9/5-6 ; Mt. 1/1 ; Ro. 1/3).

Les prophètes le déclarent : lorsqu'Israël, rassemblé du milieu des nations et rétabli dans son propre pays se sera converti, il connaîtra ses plus grandes heures de bonheur terrestre et de gloire.

49 - SOMMAIRE DU JOUR DU JUGEMENT (Apocalypse 20/11) JOUR DE LA DESTRUCTION.

Ces expressions désignent deux aspects de l'événement décrit en Ap. 20/11-15-Alors "les cieux et la terre d'à présent" (2 Pi. 3/7) seront détruits ; ils s’enfuiront devant la face de Celui qui s'assiéra sur le trône.

Ce sera donc le jour de la destruction. Ensuite, le séjour des morts rendra les âmes impies jusqu'alors prisonnières dans son sein ; et les morts comparaîtront devant le trône pour y être jugés et condamnés.

L'expression jour du jugement concerne donc le jugement dernier, ainsi qualifié parce qu'il achève la liste des sept jugements dont parle l'Ecriture (voir Ap. 20/12).