Dons Spirituels
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Les dons spirituels : LE don DES LANGUES 02

 

 

L’importance du parler en langues


Le charisme de prophétie est l’un des charismes les plus importants ; toutefois le charisme des langues n’est pas à négliger pour plusieurs raisons :


1. Les langues sont un charisme que chacun peut exercer :


1 Corinthiens 14 : 5 « Je veux que vous parliez tous en langues mais je veux encore plus, que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Assemblée en reçoive édification ».


2. Les langues sont un charisme, le lieu approprié pour exercer ce charisme est l’Assemblée d’Elohîm :


1 Corinthiens 14 : 23 « Si donc, dans un rassemblement de l’Assemblée toute entière, tous parlent en langues… 26 Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez chacun a-t-il un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. 27 Si l’on parle en langues, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ;


28 s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Assemblée, qu’on parle à soi-même et à Dieu… 33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ».


Nous pouvons parler en langues soit à voix basse, soit à haute voix.


Actes 1 : 8 « Mais vous recevrez une puissance, celle de l’Esprit Saint survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre… 12 Alors ils retournèrent à Jérusalem…


13 Quand ils furent entrés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d’ordinaire… 14 Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, avec Marie, mère de Jésus, et avec ses frères…


2 :1 Lorsque le Jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. 2 Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un souffle violent qui remplit toute la maison où ils étaient assis. 3 Des langues qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres leur apparurent ; elles se posèrent sur chacun d’eux.

4 Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ».


3. Les langues sont, parmi les neuf charismes, celui qui permet principalement au croyant de s’édifier lui-même :


1 Corinthiens 14 : 4 « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Assemblée ».


4. Les langues peuvent fonctionner comme charisme initial. Il y a en Israël deux sortes de portes lampes. Les uns ont sept branches, d’autres en ont neuf. Sur les portes lampes à neuf branches, l’une de ces dernières est parfois retirée. On allume cette première lampe, et c’est elle qui permet ensuite d’allumer toutes les autres. Elle est la lampe initiale qui permet aux huit autres de briller.


Il en est de même à l’égard du charisme des langues ; c’est lui qui se manifeste en premier dès que le baptême dans l’Esprit Saint nous introduit dans le monde surnaturel et tout puissant de Dieu ; le baptême dans l’Esprit et le charisme des langues nous préparent à manifester les huit autres dons selon que l’Esprit Saint en décide.


5. Lorsque le terme «parler en langue » est employé au singulier, c’est parce que le glossolale ne peut pas parler plusieurs langues à la fois. S’il est employé au pluriel, c’est parce qu’Elohîm ne donne pas une seule langue aux glossolales mais, selon l’expression biblique : « une diversité de langues ». Selon que l’Esprit leur donne de s’exprimer, les glossolales peuvent parler en d’autres langues,

 

Actes 2 : 4.


6. Le parler en langues est miraculeux et spirituel :


Ce phénomène fait beaucoup parler de lui parce qu’il n’obéit pas aux lois de l’entendement, aux lois de la raison. On essaie par tous les moyens de comprendre le but de ce charisme et on butte littéralement sur un mur d’incompréhension.


Nous oublions ce que Dieu dit par la bouche du prophète Isaïe 55 : 8 « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, - oracle de l’Eternel. 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées ».

 


Règles concernant le parler en langues :

 


1 Corinthiens 12 : 1 « Pour ce qui concerne les (charismes – dons) spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance ».


Nous avons tendance à oublier que Jésus-Christ baptise dans l’Esprit Saint des HOMMES et des FEMMES. Je veux dire que le disciple qui expérimente le baptême dans l’Esprit est un être humain avec toutes ses qualités et toutes ses faiblesses.


Assemblée devait apprendre à utiliser correctement les dons de l’Esprit en discernant leur différence, leur complémentarité et leur mode de fonctionnement, c’est pourquoi l’apôtre Paul dut lui donner quelques règles. Car de tous temps, il y a eu des éléments qui se sont distingués par leurs excentricités concernant le parler en langues. Certains Corinthiens utilisaient mal ce charisme car leur mobil n’était pas l’amour et l’esprit de service mais l’égoïsme, l’orgueil, la vanité, la jalousie, etc.


L’erreur de certains Corinthiens était d’exercer ce charisme et les autres sans sagesse et sans discernement, dans le désordre et l’inconvenance. Ils ne savaient pas se discipliner et mettaient leur indiscipline sur le compte de l’Esprit Saint. Ils montraient par là qu’au lieu d’être devenus des hommes faits ayant la capacité de juger, 1 Corinthiens 2 : 15, ils se comportaient toujours comme de petits enfants qui ne savent pas discerner le bien du mal :


1 Corinthiens 14 : 20 « Frères, ne soyez pas des enfants au point de vue du jugement, mais pour le mal soyez de petits enfants, et pour le jugement, soyez des hommes faits ».


C’est le propre de l’enfant de préférer l’amusant à l’utile, le brillant au solide. Et c’est là ce que faisaient les Corinthiens par leur goût marqué pour la glossolalie et l’espèce de dédain qu’ils témoignaient pour la prophétie et plus encore pour l’enseignement !


Dans la compréhension de la Parole de Dieu et de l’exercice des charismes spirituels, les Corinthiens ne devaient pas être ignorants comme des enfants, mais être cependant innocents comme des enfants pour ce qui est des choses mauvaises.


Il y a des choses pour lesquelles il est bon de ressembler à de petits enfants quant à la malice et au mal. Il existe chez l’enfant une simplicité de cœur, une innocence, une spontanéité et le dégoût du mal. Les enfants son généralement prêts à pardonner, disposés à être enseignés, libres d’orgueil et de vanité, sans malice ni hypocrisie. Mais, dans le raisonnement et dans le jugement ne soyons pas des enfants, agissons comme des hommes mûrs !


a. Il ne faut pas donner trop d’importance au parler en langues.


1 Corinthiens 14 : 18 « Je rends grâce à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ; 19 mais, dans l’Assemblée, je préfère dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire les autres, plutôt que dix mille paroles en langue ».


L’écart entre les deux chiffres est considérable, il martèle une dernière fois l’importance de l’édification de l’ensemble du Corps de Christ par rapport à une édification personnelle


Nous devons vivre les charismes de l’Esprit de façon à ce qu’ils soient profitables à tous !


« Intelligibilité » et « édification » sont les maîtres mots de cet enseignement.


Au cours du culte, nous devons laisser la place à l’exercice d’autres charismes tels que la parole de connaissance, la parole de sagesse, la foi, la prophétie, le charisme des guérisons, des miracles, mais aussi à l’enseignement de la doctrine, le chant, la prière, etc.


1 Corinthiens 14 : 39 « Ainsi donc, frères, aspirez à prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langues. 40 Mais que tout se fasse avec bienfaisance et avec ordre ».


b. Au cours d’un même culte, seulement deux ou trois personnes peuvent parler en langues,


1 Corinthiens 14 : 27 « Si l’on parle en langues, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ».


c. Ceux qui parlent en langues, lors d’une réunion publique, doivent garder le silence si personne n’est là pour interpréter,


1 Corinthiens 14 : 28 « s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Assemblée, qu’on parle à soi-même et à Dieu ».


d. Ceux qui parlent en langues dans une réunion publique doivent prier afin qu’ils soient eux-mêmes rendus capables d’interpréter leur propre message,

 


1 Corinthiens 14 : 13 « C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie afin de pouvoir interpréter ».


e. Il ne faut pas interdire le parler en langues.


1 Corinthiens 14 : 39 « Ainsi donc, frères, aspirez à prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langues ».

 


Il n’y a pas plus de glossolalie moderne qu’il n’y a d’Evangile moderne !

 


C’est toujours les mêmes charismes spirituels vécus par les premiers disciples à Jérusalem qu’ont expérimenté les disciples de Jésus-Christ de tous les temps et qu’expérimentent encore les disciples d’aujourd’hui.

 


La glossolalie est une expérience apostolique, une expérience renouvelée, une expérience qui se perpétue, une expérience actuelle, une expérience personnelle, une expérience pour tous, une expérience utile, une expérience publique de la manifestation de la puissance de l’Esprit Saint dans le disciple de Christ.


La glossolalie fait toujours partie des signes, annoncés par Jésus lui-même, accompagnant « ceux qui auront cru » Marc 16 : 17


f. Le parler en langues ne doit pas créer de confusion,


1 Corinthiens 14 : 40 « Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre ».


Tomber dans le désordre, c’est exercer ce charisme n’importe quand et n’importe comment ; l’apôtre Paul exhorte à la bienséance, à l’équilibre.


Ceci prouve qu’être rempli de l’Esprit Saint et jouir d’une communion bénie avec notre Père céleste en parlant en langues ne doit pas se traduire par une exaltation démesurée et extravagante, un état d’agitation excessif, de nervosité, compromettant le témoignage de l’action de l’Esprit au milieu de nous et la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.


De tous temps, il y a des éléments qui se sont distingués par leurs excentricités concernant le parler en langues. Certains se sont comportés d’une façon tout à fait étrange sous prétexte qu’ils parlaient en langues, en tremblant de façon excessive, en hurlant, en se secouant, en gesticulant, en se comportant d’une manière étrange à l’expérience et à l’enseignement biblique, coupant la prière, voir même la prédication, oubliant que l’Esprit Saint est l’Esprit d’ordre et de respect !


La spiritualité n’à rien avoir avec le bruit, l’état d’agitation démesurée, l’impolitesse et l’irrespect. L’Esprit Saint a du savoir vivre !


La fonction du parler en langues.


Le parler en langues est le signe initial du baptême dans l’Esprit Saint.

 


Nous pouvons dire en toute assurance que lorsqu’une personne est baptisée dans l’Esprit Saint, elle parlera inévitablement en langues.


Elle pourra s’exprimer dans plusieurs langues qui lui sont totalement étrangères, (6858 langues sont couramment parlées dans le monde, 05/1999, 90% de ces langues disparaîtront en 2100).


Pourquoi sommes-nous persuadés qu’un croyant baptisé dans l’Esprit Saint va parler en langues ? Il y a plusieurs raisons à cela.


1. Lorsque l’Esprit Saint fut répandu, le jour de la Pentecôte à Jérusalem, ceux qui étaient présents parlèrent en d’autres langues :


« selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ». Actes 2 : 4.

 

Il y avait là les apôtres, accompagnés d’une centaine de disciples, femmes et hommes.


Aucun d’entre eux n’avait la moindre idée de ce qui allait ce produire au moment où l’Esprit Saint descendit sur eux tous. Ces premiers disciples n’avaient reçu aucun enseignement sur ce sujet ; ils n’avaient aucune idée préconçue, aucun préjugé, aucun modèle à suivre. Pourtant, dès l’instant où ils furent baptisés dans l’Esprit, ils eurent la même expérience :


« Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ». Actes 2 : 4


Par conséquent, si nous désirons savoir ce à quoi nous devons nous attendre lors du baptême dans l’Esprit Saint, il nous suffit de lire ce qui arriva lorsque les premiers chrétiens furent baptisés dans l’Esprit pour la toute première fois.


Le modèle est alors établi. Dans la première Assemblée de Dieu, dès que les disciples étaient baptisés dans l’Esprit Saint, ils se mettaient à parler en langues.


2. Actes 8 : 17-19 ; les Samaritains : « Lorsque Simon vit que l’Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur apporta de l’argent et dit : 19 Donnez-moi aussi ce pouvoir ;… ».


3. Actes 9 : 17-19 ; L’expérience de l’apôtre Paul : 1 Corinthiens 14 :18 « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ; »


4. Actes 10 : 44-47 ; l’officier romain Corneille, sa famille et ses amis : « Car ils les entendaient parler en langues et exalter Dieu ». Actes 10 : 46

 

6. Actes 19 : 1-7 ; les Ephésiens : « Paul leur imposa les mains, et le Saint Esprit vint sur eux ; ils se mirent à parler en langues et à prophétiser ».


Par conséquent, tous ceux qui sont baptisés dans l’Esprit Saint parlent en langue.


Ainsi, la Bible nous enseigne d’une façon claire que le parler en langues est le signe initial du baptême dans l’Esprit Saint. Mais le baptême dans l’Esprit Saint n’est pas le parler en langues.


Le baptême dans l’Esprit est d’abord et avant tout, le revêtement de puissance, le parler en langues c’est le signe que la puissance est venue remplir et revêtir le disciple de Christ déjà né de nouveau par le même Esprit.


Le parler en langues est le premier signe du baptême dans l’Esprit Saint, mais ce n’est pas le plus grand. Nulle part dans la Bible, il ne nous est dit qu’il nous faut d’abord parler en langues et ensuite croire que nous sommes baptisés dans l’Esprit Saint.


Le parler en langues est un signe pour l’incroyant.


1 Corinthiens 14 : 22 « Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; »

 


C’est ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte à Jérusalem, les parler en langues qui se manifestèrent furent un signe pour les non-croyants,

 

 

Actes 2 : 5-8

 

 


C’est un signe par lequel Dieu manifeste sa présence et sa puissance.


Le signe pour l’incroyant que la personne qui parle en langue à côté de lui ne peut le faire que par la manifestation de l’Esprit Saint. C’est surtout le signe que Dieu est à l’œuvre avec puissance en faveur de l’incroyant, afin que ce dernier soit convaincu de péché et naisse de nouveau.


Peut-on affirmer que les charismes spirituels, en particulier le parler en langues, n’ont jamais cessé après l’établissement de la première Assemblée de Dieu à Jérusalem ?


Oui. Nulle part, la Bible n’affirme qu’un seul charisme ait disparu, ni que les temps apostoliques seuls auraient eu besoin de signes et de miracles. L’Esprit Saint agit toujours au sein du Corps de Christ de manière surnaturelle.


L’idée du retrait des charismes ou de leur transformation en dons naturels à la fin du premier siècle ne peut se prouver par la Bible. Cette idée est un essai d’explication suite au déclin progressif de l’activité surnaturelle dans l’Eglise du 2e au 4e siècle. Dans un souci de fidélité à L’Esprit Saint et à la Parole de Dieu, nous croyons devoir affirmer que les charismes spirituels, y compris les miracles, appartiennent à l’essence même de l’Assemblée de Dieu de tous les temps. Le contraire signifierait l’absence de la personne de l’Esprit Saint, ce qui est inconcevable !


Dans Marc 16 : 17, Jésus ne mentionne aucune limitation de la durée du charisme des langues. Affirmer que les charismes étaient seulement des marques pour les apôtres et les premiers disciples de Jésus est tout à fait dans la ligne de pensée des Témoins de Jéhovah et des Eglises traditionalistes endormies.


Jésus n’a jamais parlé de limitation de temps. La seule limitation, c’est notre incrédulité à la Parole d’Elohîm et notre crédulité aux mensonges et aux absurdités humaines !


La glossolalie exercée depuis le premier siècle de notre ère a continué de s’exercer à travers les siècles, tantôt par des communautés entières comme celles du Nouveau Testament et plus tard par les Montanistes, et tantôt par des groupes ou des croyants isolés comme les Vaudois.


Au 13e siècle, les anabaptistes au 14e siècle, les Camisards ou Cévenols ou Parpaillots au 17e siècle, les premiers Quakers du 17e siècle, les Méthodistes avec Charles FINNEY au 19e siècles, Charles PARHAM au 20e siècle, ainsi que les salutistes, etc.


Le ministère, le fruit et les charismes de la personne de l’Esprit Saint sont là dans la Bible pour vous et moi car «

 

Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement ». Hébreux 13 : 8

 


Pour ma part, je comprends que l’on peut être tellement plus attaché à son système religieux qu’à la Parole de Dieu au point d’être indifférent voir farouchement opposé à ce qu’elle enseigne.


L’emprise de la religion est incroyablement forte, tout comme au temps de notre Seigneur Jésus-Christ et, pour s’en dégager, il faut « être violent », comme l’a dit Jésus :


Matthieu 11 : 12 « Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est soumis à la violence, et ce sont les violents qui le ravissent ».


Quand dois-je prier en langues ?


Le parler en langues est pour celui qui a besoin d’édification dans son esprit. Lorsque j’ai besoin d’être personnellement édifié, je me met à parler en langue. Lorsque je prie en langue, mon esprit est conduit et inspiré par l’Esprit Saint, mon esprit est alors en prise directe avec Dieu


« Dieu est esprit » Jean 4 : 24a. En retour, je suis édifié par Dieu lui-même ! Nous pouvons parler en langue dans notre culte personnel sous l’inspiration de l’Esprit Saint.


Le parler en langues peut-il être imité ?


Bien sûr. Tous les charismes ont leur contrefaçon soit satanique soit charnel, c’est-à-dire tout humain.


Il existe vraiment des paroles et des sons étranges émis par ceux qui adorent des dieux et des déesses étrangers, des idoles, qui sont la proie de forces occultes ou qui sont engagés dans des sectes. Ce sont des contrefaçons du parler en langues. C’est alors que le charisme du discernement des esprits est nécessaire.


Cependant, aucun disciple du Christ né de nouveau, marchant dans l’Esprit Saint ne doit craindre de manifester une contrefaçon du parler en langues :


Luc 11 : 11 « Quel père parmi vous, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? ou (s’il lui demande) du poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu du poisson ? 12 Ou s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? 13 Si donc vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »


1 Corinthiens 12 : 3 « C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit ».


Les femmes en Christ peuvent-elles exercer les charismes de l’Esprit dans le Corps de Christ ?


1 Corinthiens 14 : 33 « Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Assemblées des saints, 34 que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. 35 Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leur propre mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Assemblée. 36 Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ? »


L’apôtre Paul rappelle indirectement que l’homme a été créé d’abord et que la femme a été créée pour l’homme, le modèle a donc été donné concernant le rôle de chacun d’eux dans la Société, et plus particulièrement dans l’Assemblée de Dieu :


« la femme doit être subordonnée à son père ou l’homme » ; à son frère ou à son mari dans la société ; aux ministères masculins, aux anciens et à son mari pour les femmes mariées ou à son père ou à son frère pour les femmes non mariées. Les femmes peuvent prophétiser, mais ne pas juger ou débattre de la prophétie.



Quand l’apôtre Paul suggère aux femmes de demander l’explication de ce qu’elles ont entendu à leur mari à la maison, bien loin de les exclure de ce qui se fait à ce moment-là, il leur ouvre le droit de discuter des questions spirituelles avec leur mari, ce qui est tout fait nouveau ! Quel défi lancé aux maris, qui doivent être capables de répondre avec amour, patience et douceur aux questions de leur femme ! C’est si souvent l’inverse de nos jours.


Que la femme s’instruise en silence avec une entière soumission est l’enseignement principal ici.


Ceux qui interdisent toute parole à la femme dans le Corps de Christ en se basant sur ces versets le font au mépris des règles fondamentales de l’interprétation biblique : expliquer un passage obscur à la lumière d’un passage clair, et examiner tous les passages bibliques relatifs à une question avant de conclure.


1 Corinthiens 11 : 5 « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée ».


Contrairement à la synagogue, les premières Assemblées de Dieu ont ouvertes aux femmes la participation à toutes ses activités : elles sont baptisées et participent à la Sainte Cène, elles peuvent prier, apporter des messages inspirés par l’Esprit, s’occuper de services pratiques dans l’Assemblée (diaconat) et collaborer avec les apôtres à l’œuvre de Dieu.


Les exhortations relatives à l’édification mutuelle dans l’Assemblée (impératif + « les uns les autres » Veillez les uns sur les autres… sont données sans restriction aux hommes et aux femmes.


Cependant le Nouveau Testament ne mentionne aucune femme chargée d’un ministère d’autorité ou de la direction d’une Assemblée. La femme devrait pouvoir prier, prophétiser et témoigner de sa foi par ses paroles comme par ses actes et accéder à des ministères qui ne revêtent pas une fonction d’autorité.


Aimer Dieu, c’est respecter Sa Parole et les limites qu’elle nous trace ; aimer les frères, c’est ne pas les mépriser ni les juger :


Romains 14 : 13 « Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; usez plutôt de votre jugement pour ne pas mettre devant votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute ».


C’est ne rien faire qui soit pour nos frères une occasion de chute ou de scandale, c’est chercher ce qui les fait grandir dans la foi. Aimer les sœurs, c’est chercher pour elles des services, des ministères conformes au plan de notre Seigneur Jésus-Christ où elles puissent s’épanouir, exercer leurs dons et contribuer à l’édification de l’Assemblée…


Si ces différents aspects de l’amour mutuel sont cultivés et valorisés dans une Assemblée, la femme y trouvera tout naturellement sa place, une place conforme à sa vocation et à ses dons, et ce sera pour le bien de tous et pour la plus grande gloire du Dieu Créateur et Rédempteur.

 


1 Corinthiens 14 : 39 « Ainsi donc, frères, aspirez à prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langue. 40 Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre ».

 


Pasteur Alain Trichard http://www.addaixenprovence.com/