Dons Spirituels
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Les dons spirituels : LE don DES LANGUES        

                           1 Corinthiens 12 : 4 – 11

1 Corinthiens 12 : 4a « il y a diversité de charismes [dons], mais le même Esprit ».1 Corinthiens 12 : 7 « Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité (commune). 8 En effet, à l’un est donné par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; 9 à un autre, la foi ; par le même Esprit ; à un autre, des charismes [dons] de guérisons, par l’unique Esprit, 10 à un autre, (le charisme) d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, les discernements des esprits, à un autre, des sortes de langues ; à un autre, l’interprétation des langues. 11 Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut ».v10d « … à un autre, des sortes [diverses sortes] de langues… ». 

 

 Introduction :  

Les deux derniers charismes que nous allons étudier, à savoir le charisme « des langues » et le charisme « d’interprétation des langues », sont les deux seuls dons que nous ne voyons jamais en activité dans l’Ancienne Alliance. D’autre part, soulignons aussi le fait suivant : ayant une révélation directe et permanente de l’Esprit Saint durant son ministère terrestre,

 

 

Jésus n’a jamais exercé ces deux charismes. De toute évidence, ces deux charismes appartiennent exclusivement à l’Assemblée de Dieu, ils font parties des signes de la Nouvelle Alliance comme Jésus l’avait prophétisé en :

 

  Marc 16 : 17 « Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : En mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues… »  

 

Certains évangéliques prétendent que ces deux charismes sont les moindres, p

arce qu’ils figurent en fin de liste dans 1 Corinthiens 12 : 7-11. S’il y avait une raison particulière à ce classement, la plus logique serait de penser qu’ils ont été les derniers à être donnés à l’Assemblée. Ainsi, les sept premiers charismes se trouvent dans l’Ancienne Alliance et les évangiles, tandis que le « charisme des langues » ne fut communiqué qu’au jour de la Pentecôte, à Jérusalem :

  

Actes 2 : 4 « Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer… 6 Au bruit qui se produisit, la multitude accourut et fut bouleversée, parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue… 11 nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu ». 

  

Et le charisme de « l’interprétation des langues » fut donné par la suite pour l’édification du Corps de Christ :

 

 1 Corinthiens 14 : 5 « Je veux que vous parliez tous en langues mais je veux encore plus, que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Assemblée en reçoive édification ». 

 

 Définition :  1 Corinthiens 12 : 10d « … à un autre, diverses sortes de langues ; »L’expression grecque genh glwsswn = des sortes de langues.   

 

Le mot genoV au pluriel genh traduit par « diverses sortes » dérive de la racine grecque qui signifie : « engendrer - gennaw ; naître - genoV ; devenir - geraskw » et il signifie essentiellement : « postérité » ou « famille », « ceux que l’on a engendrés » ; de là, ce mot a acquis facilement le sens de « race, nation, nationalité ».

  

 Remarquons la précision de l’Esprit Saint dans le choix des termes pour décrire l’activité du charisme de « diverses sortes de langues ». L’Esprit Saint entend ici de véritables langues, telles qu’elles sont parlées par les différentes races d’hommes, par les nations.

  

L’apôtre Paul n’emploie pas le mot grec fwnh qui aurait un sens plus vague et que nous pourrions traduire par « voix » ou « son » ; il écrit glwsswn  qui signifie très exactement « des langues » ; il qualifie ce mot en précisant qu’il s’agit de familles (au pluriel) de langues au pluriel.

 

Il est évident que l’apôtre Paul a en vue des langues humaines, exactement comme dans

Actes 2 .  

Autrement dit, l’Esprit de Dieu compte, parmi les dons qu’il a fait à l’Assemblée, celui de parler de véritables langues humaines autres que celle de la communauté de notre appartenance. Ces langues ne sont pas du charabia, mais vraiment des langues ou dialectes vernaculaires.

  

Cette expérience spirituelle du « parler en langues » est appelée encore la « GLOSSOLALIE » de deux mots grecs : glossa - langue et lalew - parler, ou encore « XENOGLOSSOLALIE », composé de trois grecs : xenoV - étranger, qui s’ajoute à glossa et lalew, vus précédemment, et qui veut dire « parler en langues étrangères ».

  

Première question relative au parler en langues :

  

Lorsque nous exerçons le don des langues, parlons-nous généralement une seule langue ?

Non ! Normalement nous pouvons parler plusieurs langues au cours de notre vie terrestre au sein du Corps de Christ. Rappelons qu’il s’agit du charisme « de diverses sortes de langues » et non le charisme d’une seule langue. Il n’y a aucun doute que celles et ceux qui exercent ce charisme peuvent « parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donne de s’exprimer ». L’Esprit Saint qui connaît les besoins du moment donnera la langue adéquate pour y répondre d’une façon claire et efficace.

  

j Larousse du xxe siècle, 1930 : Ceux qui recevaient ce don, dans l’Eglise primitive, étaient saisis d’un brusque enthousiasme et s’exprimaient tout à coup dans une langue inintelligible à l’assemblée et à eux-mêmes.

  

 k Dictionnaire encyclopédique Quillet, 1977 : Dons des langues chez certains des premiers chrétiens, qui célébraient les louanges de Dieu dans des langues inconnues, pour manifester la plénitude du don de l’Esprit et symboliser l’universalisme de leur religion.

  

l Encyclopédie Théologique par Calmet, James, Migne, 1845 : Le don des langues que Dieu accorda aux apôtres et aux disciples assemblés à Jérusalem le jour de la Pentecôte se communique aux fidèles, comme on le voit par les épîtres de St Paul, qui règle la manière dont en devrait se servir de ce privilège dans les assemblées ; et il subsistera dans l’Eglise aussi longtemps que Dieu le jugera nécessaire pour la conversion des païens et l’affermissement des fidèles.

  

 St Irénée témoigne que de son temps il subsistait encore dans l’Eglise. (Irénée, théologien, originaire d’Asie mineure, évêque de Lyon à la fin du second siècle, 135-202)

  

m Dictionnaire Vigouroux, 1908 : Faculté surnaturelle de parler en langues étrangères sans les avoir apprises. Notre Seigneur avait mentionné, parmi les signes qui devaient accompagner ceux qui croiraient en lui, le don de parler des langues nouvelles (Marc 16 : 17), c’est-à-dire inconnues de ceux qui s’en serviraient. On appelle quelque fois ce don glossolalie.

  

Dictionnaire du Nouveau Testament Xavier-Léon DUFOUR, 1975 : prière extatique de louange adressée à Dieu et nécessitant un interprète pour être comprise de l’assistance.

  

Notes de la Bible La Colombe, 1978 : Le don des langues (ou glossolalie) dont il est question en plusieurs textes, se manifestait dans l’Eglise chrétienne primitive comme la faculté de s’exprimer, par la puissance du Saint-Esprit, en d’autres langues connues ou inconnues pour louer Dieu. Certaines personnes auraient le don d’interpréter ces langues (glossaire, p15).

  

Commentaires bibliques Giuseppe RICCIOTTI, 1952 : En quoi consiste ce charisme ? … Le glossolale parlait une véritable langue, bien articulée, bien scandée, et il exprimait dans cette langue des concepts précis et ordonnés, autrement dit un vrai discours, par exemple une prière adressée à Dieu, un Psaume, une bénédiction, une action de grâces ; c’est chose si vraie que ses diverses compositions pouvaient être traduites de façon précise, chose évidemment impossible, s’il s’était agi de sons inarticulés et dénués de sens.

  

ˆ La glossolalie, Philippe H. EMIRIAN, 1990 : Dieu a voulu que ces nouvelles langues soient inconnues. Autrement Il n’aurait pas institué comme complément un charisme de même nature : « l’interprétation des langues », afin de transformer les langues inconnues en langues connues, intelligibles à l’esprit humain.

 

  Le parler en langues se manifeste de deux façons différentes : la plus courante : comme une langue de prière pour l’édification personnelle, n’ayant nul besoin d’interprétation, 1 Corinthiens14 : 2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères… 4a Celui qui parle en langue s’édifie lui-même… ».  

 

 La seconde forme de ce charisme est : la manifestation des langues en public, qui doit être interprétée, ce que nous appelons « le don des langues », 1 Corinthiens 14 : 13 « C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie afin de pouvoir interpréter ». 

 Lorsqu’un chrétien né de nouveau et baptisé dans l’Esprit Saint est inspiré à parler en langues à voix haute en présence de ses sœurs et de ses frères, une interprétation suivant généralement, c’est la manifestation du charisme des langues :  1 Corinthiens 14 : 27 « Si l’on parle en langues, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; 28 s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Assemblée, qu’on parle à soi-même et à Dieu ». 

  Les langues sont en fait diverses sortes de langues, de moyens d’expression, et la plupart nous sont étrangères parce que nous ne les avons pas apprises, et pour beaucoup d’autres, nous ne les connaissons même pas ! 

 De quelles langues s’agit-il ?  1 Corinthiens 13 : 1 « Si je parlais les langues des hommes et des anges,… » 

 Ici, il est nécessaire de rappeler que, comme pour tous les autres charismes déjà étudiés, ce charisme « des langues » est totalement surnaturel. Le charisme des langues est la capacité accordée par l’Esprit Saint, au disciple de Christ né de nouveau et baptisé dans l’Esprit Saint ; cette action de l’Esprit Saint lui permet de s’exprimer dans des langues qu’il n’a jamais apprises. Ces langues sont toujours terrestres ! 

 L’articulation du « parler en langues » est de l’homme (l’instrument vocal); l’expression en est de Dieu (l’inspiration). 

 Actes 2 : 4 « Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer… 11 nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu ! »   1 Corinthiens 14 : 2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères ».Actes 10 : 45 « Tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit soit aussi répandu sur les païens. 46 Car ils les entendaient parler en langues et exalter Dieu ». 1 Corinthiens 12 : 10d «… à un autre, diverses sortes de langues ; » [des espèces de langues]  1 Corinthiens 12 : 28 « Et Elohîm a établi dans l’Assemblée premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs ; ensuite il y a (le charisme) des miracles, puis les charismes de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses sortes de langues ». 

 L’Esprit Saint compte, parmi les charismes qu’il fait à l’Assemblée, celui de parler de véritables langues humaines autres que celle de la communauté de notre appartenance. Il est évident que ce charisme est infiniment plus utile à l’œuvre du Seigneur qu’une langue « extraterrestre », si tenté qu’il en existe !  1 Corinthiens 13 : 1 « Si je parlais les langues des hommes et des anges,… » En écrivant« les langues des hommes et des anges… » L’apôtre Paul a voulu mentionner toutes les langues possibles et inimaginables. Quand un homme aurait toute l’éloquence inimaginable (terrestre ou céleste) , ce charisme ne lui servirait à rien sans l’amour.  

L’apôtre Paul a utilisé ici, comme dans les versets suivants, une hyperbole :V2 « … la science de tous les mystères et toute la connaissance… »V3 « … quand j’aurai même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes… »Ici, v1 « Si je parlais les langues des hommes et des anges… » 

Le charisme des langues est toujours exercé dans un langage humain et donc intelligible : 1 Corinthiens 14 : 10 « Quelques nombreuse que soient dans le monde les diverses sortent de langages, aucun n’est inarticulé [aphone = inintelligible] ; » 

 Le parler en diverses sortes de langues n’est pas du charabia, ni une expression incohérente, ni un langage infantile consistant en babil, rengaines sans fin, ritournelles de mots, etc. ni de l’improvisation, ni un langage névropathique de certains malades mentaux, ni un langage inventé par l’homme, ni un langage extatique, il n’a rien de commun avec le psychisme… 

  Le parler en langues est un charisme spirituel donné par l’Esprit Saint ; il peut être compris par quelques auditeurs présents qui, connaissent naturellement la langue exprimée, prouvant par là que les langues parlées sont de véritables langues et non un vulgaire charabia. Dans le cas ou personne ne connaît cette langue, s’exerce alors l’autre charisme, celui de l’interprétation des langues qui veut dire : « traduire d’une langue dans une autre langue. »  

Le parler en langues est un signe miraculeux et non un phénomène naturel produit par le subconscient.  1 Corinthiens 13 : 1 « Si je parlais les langues des hommes et des anges,… » 

 Les anges ont sûrement un langage à eux, mais le charisme des langues n’en fait pas parti.Chaque fois que le ciel communique avec la terre, il le fait dans un langage humain, autrement dit accessible à l’homme. C’est vrai pour Notre Père céleste qui communiquait avec Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, etc., pour notre Seigneur Jésus-Christ qui s’est fait homme et a employé un langage humain pour révéler le divin auprès de ses disciples et de ses contemporains ;   

C’est vrai de l’Esprit Saint dans ses interventions dans le livre des Actes des Apôtres ; et c’est vrai de toutes les interventions angéliques : l’ange de l’Eternel, l’archange Mikaël, l’ange Gabriel et les anges intervenant sur cette terre l’ont tous fait dans un langage humain compris par Josué, Daniel, Myriam, Pierre, Corneille, Philippe, etc.

  Le but du parler en langues (de la glossolalie) n’est pas d’abord de se faire comprendre par les hommes, mais de parler à Dieu.  Si le Seigneur Jésus veut s’adresser aux hommes dans leur langue maternelle, il peut le faire ; mais ne doutons pas de la réalité d’un parler en langues parce que nous ne le comprenons pas. Le parler en langues restera pour nous un langage « barbare », mais Dieu, à qui il s’adresse, le comprend parfaitement.  

1 Corinthiens 14 : 11 « Si donc je ne connais pas le sens d’un langage, je serai un barbare pour celui qui le parle, et celui qui le parle sera un barbare pour moi. 12 De même vous, puisque vous aspirez aux (charismes) spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Assemblée que vous cherchiez à les avoir en abondance. 13 C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie afin de pouvoir interpréter. » 

 Les Chrétiens de Corinthe « aspiraient » aux dons spirituels ; l’apôtre Paul les encourage à les avoir en « abondance », mais toujours en vue de « l’édification » du Corps de Christ, sinon personne ne comprend, personne n’est édifié à part celui qui a parlé en langues... 

  D’autre part, l’apôtre Paul invite celui qui parle en langues à prier pour interpréter le parler en langues qu’il a reçu de l’Esprit Saint et non de s’appuyer systématiquement sur « le don d’interprétation » d’une autre sœur ou d’un autre frère ! Rien n’est systématique, rien n’est une loi, rien n’est figé, tout appartient à la vie de l’Esprit qui « opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut ». 1 Corinthiens 12 : 11  1 Corinthiens 14 : 2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères ».

  Le jour de la Pentecôte, Actes 2 : 1-13, les auditeurs présents comprenaient le parler en langues sans passer par l’intermédiaire du don d’interprétation des langues.  

Dans 1 Corinthiens 14, l’exercice « normal » du parler en langues durant le culte, se fait dans une ou des langues étrangères à la communauté et nécessite le don d’interprétation des langues. En fait, les différences tiennent toute à l’usage des dons et de la situation, non pas au don lui-même. L’Esprit Saint est l’Esprit de sagesse, d’intelligence, d’ordre, et d’une logique toute spirituelle, sachant ce qui convient le mieux, pour chaque situation !    

Le parler en langues reste le parler en langues avec ou sans interprète. Le miracle, n’est pas au niveau des auditeurs qui peuvent ou non comprendre la langue parlée, mais il est au niveau de celui qui exerce le don des langues. Qu’il s’agisse d’une langue comprise ou non par ses auditeurs, pour celui qui exerce le don, il s’agit toujours d’une nouvelle langue qu’il n’a jamais apprise. C’est en cela que le parler en langues est un signe qui accompagne le disciple de Jésus :

 Marc 16 : 17 « Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : En mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues… » 1 Corinthiens 14 : 2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères ».Celui qui parle en langue, « ne parle pas aux hommes », ce qu’il va dire dans une autre langue ne s’adresse pas aux hommes. Actes 2 : 11 « nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu ! » Actes 10 : 45 « Tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit soit aussi répandu sur les païens. 46 Car ils les entendaient parler en langues et exalter Dieu ». 

Celui qui parle en langue parle à Elohîm ! il semblerait plus normal que Dieu parle à l’homme par le moyen de ce langage miraculeux ! Mais Dieu le fait déjà par les dons de la parole de sagesse ou de la parole de connaissance ou du don de la prophétie ou du discernement des esprits.  

Qu’est-ce que cela signifie donc ?Tout simplement qu’il s’agit : -    

     de prière : -          1 Corinthiens 14 : 14 « Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile ».  -    

     d’action de grâces, d’adoration :-          1 Corinthiens 14 : 16 « Autrement, si tu rends grâces une bénédiction] [ euloghV =  par l’esprit, comment celui qui est assis parmi les simples auditeurs répondra-t-il : Amen ! à ton action de grâces [eucaristia = une action de grâce], puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ? 17 Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces [eucaristeiV = une action de grâce], mais l’autre n’est pas édifié ». 

Le parler en langue sous l’inspiration de l’Esprit Saint est une communion bénie et édifiante avec Dieu.  

-         de chant :  1 Corinthiens 14 : 15b « … je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence ».  Ephésiens 5 : 19 « entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur ; 20 rendez toujours grâces pour tout à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ ; »  Colossiens 3 : 16 « Que la parole du Christ habite en vous avec sa richesse, instruisez-vous et avertissez-vous réciproquement, en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels ; sous (l’inspiration de) la grâce, chantez à Dieu de tout votre cœur. 17 Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faite tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père ». 

 Personne ne le comprend. Dans une Assemblée de croyants où tous parlent la même langue sans en connaître d’autres, il est impossible de comprendre celui qui parle une langue étrangère.

Même celui qui parle en langues ne comprend pas ce qu’il prononce :  1 Corinthiens 14 : 2c « … c’est en esprit qu’il dit des mystères ».1 Corinthiens 14 : 14 « Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile ».  

L’intelligence est au repos, déconnectée, ce n’est pas une œuvre humaine, mais une action spirituelle de l’Esprit dans l’esprit de celui qui parle, par conséquent : «… c’est en esprit qu’il dit des mystères ».  

Ce sont des mystères pour celui qui parle et pour celui qui écoute. L’intelligence ne reçoit rien et ne produit rien. Mais l’Esprit Saint utilise l’inspiré comme un instrument au profit de l’inspiré lui-même :  1 Corinthiens 14 : 4a « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même… » 

 Le chrétien ne produit pas les paroles, pas plus qu’il n’a choisi la langue dans laquelle s’exerce le don ; il n’en est pas la source. Il les prononce, il en est le canal et il bénéficie de l’édification spirituelle qui en résulte.  

 Son être tout entier jouit d’une intense communion avec Dieu. Les paroles coulent sans effort, bienfaisantes, apaisantes, laissant joie et paix profondes ; il ne cherche plus les mots ils lui sont donnés ; et dans une langue autre que la sienne il parle des merveilles du Seigneur souverain ; il exalte les vertus, les attributs du Seigneur sans les comprendre…  

 Pouvons-nous d’ailleurs, déjà dans notre langue, tout comprendre et tout expliquer de Dieu ! Le mystère est dans la langue elle-même.Mais mystère ordonné et non chaotique puisque :  1 Corinthiens 14 : 4a « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même… »  

Celui qui parle en langue y trouve une grande source d’édification personnelle. Il ne comprend pas ce qu’il dit. C’est pour lui une langue « inconnue ». Mais il se peut que quelqu’un qui connaît la langue soit là au moment où celui qui a ce don, l’exerce. 

 1 Corinthiens 14 : 2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères ». 

 1 Corinthiens 14 : 5 « Je veux que vous parliez tous en langues mais je veux encore plus, que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Assemblée en reçoive édification ».  

Dans le don du parler en langues nous pouvons tantôt parler à Dieu : « celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères ». 

 Tantôt parler aux hommes, au moyen de l’interprétation :« … à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Assemblée en reçoive édification ». Tous les parler en langues exaltent le Seigneur de gloire ; par conséquent, les traductions doivent être dans leurs majorités une louange, une action de grâces qui célèbre les vertus du Tout-Puissant, ses attributs, sa personne unique et souveraine, ses actions passées, présentes ou futures, ses merveilles.   

 Mais puisque l’interprétation est aussi donnée pour l’édification de l’Assemblée, de ce don en langue découle alors l’édification, l’exhortation, la consolation :1 Corinthiens 14 : 5 « Je veux que vous parliez tous en langues mais je veux encore plus, que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Assemblée en reçoive édification ».  

Celui qui parle en langues s’édifie lui-même. Dans sa sagesse infinie, Dieu a voulu donner au chrétien un moyen de s’édifier lui-même avant qu’il puisse édifier les autres.

  Edification personnelle :Le parler en langues édifie le croyant personnellement :1 Corinthiens 14 : 4a « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ;… ». Tous les disciples ont besoin d’être affermis spirituellement : Jude 1 : 20 « Mais vous, bien-a

imés, édifiez-vous vous-mêmes sur votre très sainte foi, priez par le Saint-Esprit, 21 maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle ».  

Ceci représente une aide essentielle pour celui qui est rempli de l’Esprit Saint. De nombreux disciples n’ont pas encore compris que le parler en langues sert à l’édification personnelle. Beaucoup d’entre eux parlent rarement en langues, quelquefois même ils ne l’ont plus fait depuis leur baptême dans l’Esprit Saint.  

Lorsque je prie en langues, mon esprit est conduit et inspiré par l’Esprit Saint et la prière ou la louange ne passe plus par mon intelligence qui, à ce moment demeure stérile, mais va directement aux organes vocaux.  

 C’est alors que mon esprit prie directement Dieu. Louer par l’esprit, prier par l’esprit, intercéder par l’esprit, supplier par l’esprit, bénir par l’esprit et rendre grâces par l’esprit sont absolument essentiels. Lorsqu’elles sont interprétées, ces différentes formes de prière suscitent la bénédiction d’Elohîm, et le Corps de Christ tout entier en est édifié.  La glossolalie est d’abord une prière adressée à Elohîm. C’est la prière par l’esprit ou en esprit :  

Romains 8 : 26 « De même aussi l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; 27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit : c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints ». 

 La louange revêt diverses formes : louange dans notre langue maternelle, louange par le chant, louange avec les instruments de musique, louange par les danses (Psaume 150 : 1-6), malgré cette diversité, le Seigneur y ajoute celle de le louer en langues !  

Dans un culte charismatique (Pentecôtiste), la louange s’exprime sous trois formes différentes : en clair, en langue et en traduction. Il est remarquable, dans ces conditions, que l’apôtre Paul n’ait pas utilisé contre le don des langues l’argument pourtant si facile du double emploi, qu’il n’ait pas dit : le parler en langues peut être complètement éliminé puisqu’il a de parfaits équivalents. Il ne l’a pas fait parce que ce n’était par un argument spirituel valable : de quel droit limiter les formes variées de la louange ?  

 De même que l’édification de l’Assemblée peut se faire par l’exercice des neuf dons de l’Esprit, mais aussi par les ministères dons de Christ, Ephésiens 4 : 11-16 V12 « pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service [ministère] et de l’édification du corps de Christ ».  

N’oublions jamais les trois principes fondamentaux dans l’exercice de chaque charisme :Utilité, édification, ordre.  

1 Corinthiens 12 : 7 « Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité (commune) ».  1 Corinthiens 14 : 6 « Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serai-je si je venais à vous en parlant en langues au lieu de vous apporter une parole de révélation, de connaissance, de prophétie, ou d’enseignement ? 7 Si des objets inanimés qui rendent un son, comme la flûte ou la harpe, ne rendent pas de sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce que joue la flûte ou la harpe ? 8 Et si la trompette rend un son incertain, qui se préparera au combat ? 9 De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole significative, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlez en l’air. »  

Lorsqu’un charisme quelconque s’exerce sans utilité, ce qui est un non sens, car tout ce que fait l’Esprit Saint au sein du Corps de Christ « …est donnée pour l’utilité (commune) », il vaudrait beaucoup mieux, comme on le voit ici, qu’il ne s’exerce pas du tout…  1 Corinthiens 13 : 1 « Si je parlais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit ». 

Un bruit ! Si je frappe sur une cloche d’airain, cela produit un son, pas une musique mélodieuse, juste un son qui se prolonge un peu, puis tout rentre dans le silence. Le son a pu être très harmonieux ou retentissant, comme celui de la cymbale, mais n’a pas produit d’autre effet que de s’envoler dans les airs. De telles paroles nous rappellent l’importance de l’amour dans l’exercice des charismes. Comment, sans l’amour, être utile à nos sœurs et frères ? 

Sans l’amour, les charismes les plus éminents sont sans puissance et sans utilité. L’amour restera toujours supérieur à toute connaissance et toute compréhension. 

Ensuite, l’exercice des charismes n’a pas d’autre but que l’édification, car l’édification est la pensée dominante de ce chapitre 14 : 1 Corinthiens 14 : 4 « Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Assemblée ». 

Enfin, l’exercice des charismes s’exerce selon l’ordre :  1 Corinthiens 14 : 32 « Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ; 33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ». 

Ce qui caractérise le Corps de Christ, c’est l’ordre.  Tout ce que l’Esprit Saint entreprend appartient à un ordre logique, décent et bienfaisant. C’est le respect entre sœurs et frères dans l’exercice des charismes :  

1 Corinthiens 14 : 27 « Si l’on parle en langues, que deux ou trois au plus parlent chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; 28 s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Assemblée, qu’on parle à soi-même et à Dieu. 29 Pour les prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ». 

 De cette manière, l’ordre selon Elohîm est maintenu dans le Corps de Christ. Le charisme peut être exercé dans la sagesse et dans l’amour, pour atteindre le but le plus élevé. 

 Utilité, édification et ordre contribuent à l’UNITE du Corps de Christ. 

 Explication et illustration :Le charisme des langues est l’un des charismes les plus communs de l’Esprit Saint et son importance pour le Corps de Christ est grande. C’est la raison pour laquelle Satan cherche à en prévenir l’exercice. Comprenons exactement ce dont il s’agit.  L’importance du parler en languesLe charisme de prophétie est l’un des charismes les plus importants ; toutefois le charisme des langues n’est pas à négliger pour plusieurs raisons : 

 1.          Les langues sont un charisme que chacun peut exercer  

1 Corinthiens 14 : 5 « Je veux que vous parliez tous en langues mais je veux encore plus, que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Assemblée en reçoive édification ».  

2.          Les langues sont un charisme, le lieu approprié pour exercer ce charisme est l’Assemblée d’Elohîm :

1 Corinthiens 14 : 23 « Si donc, dans un rassemblement de l’Assemblée toute entière, tous parlent en langues… 26 Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez chacun a-t-il un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. 27 Si l’on parle en langues, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ;   28 s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Assemblée, qu’on parle à soi-même et à Dieu… 33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ».Nous pouvons parler en langues soit à voix basse, soit à haute voix.  

Actes 1 : 8 « Mais vous recevrez une puissance, celle de l’Esprit Saint survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre… 12 Alors ils retournèrent à Jérusalem… 13 Quand ils furent entrés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d’ordinaire… 14 Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, avec Marie, mère de Jésus, et avec ses frères…  

 2 :1 Lorsque le Jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. 2 Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un souffle violent qui remplit toute la maison où ils étaient assis. 3 Des langues qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres leur apparurent ; elles se posèrent sur chacun d’eux. 4 Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ».  

3. Les langues sont, parmi les neuf charismes, celui qui permet principalement au croyant de s’édifier lui-même :

1 Corinthiens 14 : 4 « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Assemblée ».  

4. Les langues peuvent fonctionner comme charisme initial. Il y a en Israël deux sortes de portes lampes. Les uns ont sept branches, d’autres en ont neuf. Sur les portes lampes à neuf branches, l’une de ces dernières est parfois retirée. On allume cette première lampe, et c’est elle qui permet ensuite d’allumer toutes les autres. Elle est la lampe initiale qui permet aux huit autres de briller.  

 Il en est de même à l’égard du charisme des langues ; c’est lui qui se manifeste en premier dès que le baptême dans l’Esprit Saint nous introduit dans le monde surnaturel et tout puissant de Dieu ; le baptême dans l’Esprit et le charisme des langues nous préparent à manifester les huit autres dons selon que l’Esprit Saint en décide.  

5. Lorsque le terme «parler en langue » est employé au singulier, c’est parce que le glossolale ne peut pas parler plusieurs langues à la fois. S’il est employé au pluriel, c’est parce qu’Elohîm ne donne pas une seule langue aux glossolales mais, selon l’expression biblique : « une diversité de langues ». Selon que l’Esprit leur donne de s’exprimer, les glossolales peuvent parler en d’autres langues, Actes 2 : 4.  

6. Le parler en langues est miraculeux et spirituel :Ce phénomène fait beaucoup parler de lui parce qu’il n’obéit pas aux lois de l’entendement, aux lois de la raison. On essaie par tous les moyens de comprendre le but de ce charisme et on butte littéralement sur un mur d’incompréhension.  

Nous oublions ce que Dieu dit par la bouche du prophète

Isaïe55 : 8 « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, - oracle de l’Eternel. 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées ». 

 Règles concernant le parler en langues : 

1 Corinthiens 12 : 1 « Pour ce qui concerne les (charismes – dons) spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance ». 

Nous avons tendance à oublier que Jésus-Christ baptise dans l’Esprit Saint des HOMMES et des FEMMES. Je veux dire que le disciple qui expérimente le baptême dans l’Esprit est un être humain avec toutes ses qualités et toutes ses faiblesses.  

 L’Assemblée de Dieu de Corinthe dans le sein de laquelle s’exerçait tous les dons de l’Esprit, ne vivait pas à la gloire du Christ dans son ensemble, à cause de ses divisions internes, de l’immoralité criante de certains de ses membres, d’un manque d’amour fraternel évident pour d’autres, d’un manque de respect vis-à-vis de la Table du Seigneur pour d’autres encore, de l’utilisation incorrecte du parler en langues dans le culte, et de femmes qui intervenaient publiquement à tout moment… 

 L’Assemblée devait apprendre à utiliser correctement les dons de l’Esprit en discernant leur différence, leur complémentarité et leur mode de fonctionnement, c’est pourquoi l’apôtre Paul dut lui donner quelques règles. Car de tous temps, il y a eu des éléments qui se sont distingués par leurs excentricités concernant le parler en langues. Certains Corinthiens utilisaient mal ce charisme car leur mobil n’était pas l’amour et l’esprit de service mais l’égoïsme, l’orgueil, la vanité, la jalousie, etc.  

L’erreur de certains Corinthiens était d’exercer ce charisme et les autres sans sagesse et sans discernement, dans le désordre et l’inconvenance. Ils ne savaient pas se discipliner et mettaient leur indiscipline sur le compte de l’Esprit Saint. Ils montraient par là qu’au lieu d’être devenus des hommes faits ayant la capacité de juger, 1 Corinthiens 2 : 15, ils se comportaient toujours comme de petits enfants qui ne savent pas discerner le bien du mal :

1 Corinthiens 14 : 20 « Frères, ne soyez pas des enfants au point de vue du jugement, mais pour le mal soyez de petits enfants, et pour le jugement, soyez des hommes faits ». 

C’est le propre de l’enfant de préférer l’amusant à l’utile, le brillant au solide. Et c’est là ce que faisaient les Corinthiens par leur goût marqué pour la glossolalie et l’espèce de dédain qu’ils témoignaient pour la prophétie et plus encore pour l’enseignement !   

Dans la compréhension de la Parole de Dieu et de l’exercice des charismes spirituels, les Corinthiens ne devaient pas être ignorants comme des enfants, mais être cependant innocents comme des enfants pour ce qui est des choses mauvaises.  

 Il y a des choses pour lesquelles il est bon de ressembler à de petits enfants quant à la malice et au mal. Il existe chez l’enfant une simplicité de cœur, une innocence, une spontanéité et le dégoût du mal. Les enfants son généralement prêts à pardonner, disposés à être enseignés, libres d’orgueil et de vanité, sans malice ni hypocrisie. Mais, dans le raisonnement et dans le jugement ne soyons pas des enfants, agissons comme des hommes mûrs ! 

a.         Il ne faut pas donner trop d’importance au parler en langues.  1 Corinthiens 14 : 18 « Je rends grâce à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ; 19 mais, dans l’Assemblée, je préfère dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire les autres, plutôt que dix mille paroles en langue ».

  L’écart entre les deux chiffres est considérable, il martèle une dernière fois l’importance de l’édification de l’ensemble du Corps de Christ par rapport à une édification personnelle     

  Nous devons vivre les charismes de l’Esprit de façon à ce qu’ils soient profitables à tous !           « Intelligibilité » et « édification » sont les maîtres mots de cet enseignement.Au cours du culte, nous devons laisser la place à l’exercice d’autres charismes tels que la parole de connaissance, la parole de sagesse, la foi, la prophétie, le charisme des guérisons, des miracles, mais aussi à l’enseignement de la doctrine, le chant, la prière, etc.  

 1 Corinthiens 14 : 39 « Ainsi donc, frères, aspirez à prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langues. 40 Mais que tout se fasse avec bienfaisance et avec ordre ».  

b.         Au cours d’un même culte, seulement deux ou trois personnes peuvent parler en langues, 1 Corinthiens 14 : 27 « Si l’on parle en langues, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ».

  c.          Ceux qui parlent en langues, lors d’une réunion publique, doivent garder le silence si personne n’est là pour interpréter, 1 Corinthiens 14 : 28 « s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Assemblée, qu’on parle à soi-même et à Dieu ».

d.         Ceux qui parlent en langues dans une réunion publique doivent prier afin qu’ils soient eux-mêmes rendus capables d’interpréter leur propre message, 1 Corinthiens 14 : 13 « C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie afin de pouvoir interpréter ». 

e.         Il ne faut pas interdire le parler en langues.  1 Corinthiens 14 : 39 « Ainsi donc, frères, aspirez à prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langues ». 

 Il n’y a pas plus de glossolalie moderne qu’il n’y a d’Evangile moderne !C’est toujours les mêmes charismes spirituels vécus par les premiers disciples à Jérusalem qu’ont expérimenté les disciples de Jésus-Christ de tous les temps et qu’expérimentent encore les disciples d’aujourd’hui.   

La glossolalie est une expérience apostolique, une expérience renouvelée, une expérience qui se perpétue, une expérience actuelle, une expérience personnelle, une expérience pour tous, une expérience utile, une expérience publique de la manifestation de la puissance de l’Esprit Saint dans le disciple de Christ.   La glossolalie fait toujours partie des signes, annoncés par Jésus lui-même, accompagnant « ceux qui auront cru » Marc 16 : 17

  f.           Le parler en langues ne doit pas créer de confusion,  1 Corinthiens 14 : 40 « Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre ».Tomber dans le désordre, c’est exercer ce charisme n’importe quand et n’importe comment ; l’apôtre Paul exhorte à la bienséance, à l’équilibre.  

 Ceci prouve qu’être rempli de l’Esprit Saint et jouir d’une communion bénie avec notre Père céleste en parlant en langues ne doit pas se traduire par une exaltation démesurée et extravagante, un état d’agitation excessif, de nervosité, compromettant le témoignage de l’action de l’Esprit au milieu de nous et la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.  

De tous temps, il y a des éléments qui se sont distingués par leurs excentricités concernant le parler en langues. Certains se sont comportés d’une façon tout  à fait étrange sous prétexte qu’ils parlaient en langues, en tremblant de façon excessive, en hurlant, en se secouant, en gesticulant, en se comportant d’une manière étrange à l’expérience et à l’enseignement biblique, coupant la prière, voir même la prédication, oubliant que l’Esprit Saint est l’Esprit d’ordre et de respect !  

 La spiritualité n’à rien avoir avec le bruit, l’état d’agitation démesurée, l’impolitesse et l’irrespect. L’Esprit Saint a du savoir vivre !  

La fonction du parler en langues.Le parler en langues est le signe initial du baptême dans l’Esprit Saint.Nous pouvons dire en toute assurance que lorsqu’une personne est baptisée dans l’Esprit Saint, elle parlera inévitablement en langues.  

 Elle pourra s’exprimer dans plusieurs langues qui lui sont totalement étrangères, (6858 langues sont couramment parlées dans le monde, 05/1999, 90% de ces langues disparaîtront en 2100).  

Pourquoi sommes-nous persuadés qu’un croyant baptisé dans l’Esprit Saint va parler en langues ? Il y a plusieurs raisons à cela.  1.             

     Lorsque l’Esprit Saint fut répandu, le jour de la Pentecôte à Jérusalem, ceux qui étaient présents parlèrent en d’autres langues : « selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ». Actes 2 : 4. Il y avait là les apôtres, accompagnés d’une centaine de disciples, femmes et hommes. 

  Aucun d’entre eux n’avait la moindre idée de ce qui allait ce produire au moment où l’Esprit Saint descendit sur eux tous. Ces premiers disciples n’avaient reçu aucun enseignement sur ce sujet ; ils n’avaient aucune idée préconçue, aucun préjugé, aucun modèle à suivre. Pourtant, dès l’instant où ils furent baptisés dans l’Esprit, ils eurent la même expérience : « Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ». Actes 2 : 4  

Par conséquent, si nous désirons savoir ce à quoi nous devons nous attendre lors du baptême dans l’Esprit Saint, il nous suffit de lire ce qui arriva lorsque les premiers chrétiens furent baptisés dans l’Esprit pour la toute première fois.Le modèle est alors établi.

Dans la première Assemblée de Dieu, dès que les disciples étaient baptisés dans l’Esprit Saint, ils se mettaient à parler en langues.

2.                  Actes 8 : 17-19 ; les Samaritains : « Lorsque Simon vit que l’Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur apporta de l’argent et dit : 19 Donnez-moi aussi ce pouvoir ;… ».

3.                  Actes 9 : 17-19 ; L’expérience de l’apôtre Paul : 1 Corinthiens 14 :18 « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ; »

4.                  Actes 10 : 44-47 ; l’officier romain Corneille, sa famille et ses amis : « Car ils les entendaient parler en langues et exalter Dieu ». Actes 10 : 46

5.                  Actes 19 : 1-7 ; les Ephésiens :  « Paul leur imposa les mains, et le Saint Esprit vint sur eux ; ils se mirent à parler en langues et à prophétiser ».

 Par conséquent, tous ceux qui sont baptisés dans l’Esprit Saint parlent en langue.  Ainsi, la Bible nous enseigne d’une façon claire que le parler en langues est le signe initial du baptême dans l’Esprit Saint. Mais le baptême dans l’Esprit Saint n’est pas le parler en langues.  

 Le baptême dans l’Esprit est d’abord et avant tout, le revêtement de puissance, le parler en langues c’est le signe que la puissance est venue remplir et revêtir le disciple de Christ déjà né de nouveau par le même Esprit.   

Le parler en langues est le premier signe du baptême dans l’Esprit Saint, mais ce n’est pas le plus grand. Nulle part dans la Bible, il ne nous est dit qu’il nous faut d’abord parler en langues et ensuite croire que nous sommes baptisés dans l’Esprit Saint.

  Le parler en langues est un signe pour l’incroyant. 1 Corinthiens 14 : 22 « Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; »  

C’est ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte à Jérusalem, les parler en langues qui se manifestèrent furent un signe pour les non-croyants, Actes 2 : 5-8 C’est un signe par lequel Dieu manifeste sa présence et sa puissance.

Le signe pour l’incroyant que la personne qui parle en langue à côté de lui ne peut le faire que par la manifestation de l’Esprit Saint. C’est surtout le signe que Dieu est à l’œuvre avec puissance en faveur de l’incroyant, afin que ce dernier soit convaincu de péché et naisse de nouveau. 

 Peut-on affirmer que les charismes spirituels, en particulier le parler en langues, n’ont jamais cessé après l’établissement de la première Assemblée de Dieu à Jérusalem ?Oui. Nulle part, la Bible n’affirme qu’un seul charisme ait disparu, ni que les temps apostoliques seuls auraient eu besoin de signes et de miracles. L’Esprit Saint agit toujours au sein du Corps de Christ de manière surnaturelle.   

L’idée du retrait des charismes ou de leur transformation en dons naturels à la fin du premier siècle ne peut se prouver par la Bible.

Cette idée est un essai d’explication suite au déclin progressif de l’activité surnaturelle dans l’Eglise du 2e au 4e siècle.  Dans un souci de fidélité à L’Esprit Saint et à la Parole de Dieu, nous

 croyons devoir affirmer que les charismes spirituels, y compris les miracles, appartiennent à l’essence même de l’Assemblée de Dieu de tous les temps. Le contraire signifierait l’absence de la personne de l’Esprit Saint, ce qui est inconcevable !  

Dans Marc 16 : 17, Jésus ne mentionne aucune limitation de la durée du charisme des langues. Affirmer que les charismes étaient seulement des marques pour les apôtres et les premiers disciples de Jésus est tout à fait dans la ligne de pensée des Témoins de Jéhovah et des Eglises traditionalistes endormies.   

 Jésus n’a jamais parlé de limitation de temps. La seule limitation, c’est notre incrédulité à la Parole d’Elohîm et notre crédulité aux mensonges et aux absurdités humaines ! 

 La glossolalie exercée depuis le premier siècle de notre ère a continué de s’exercer à travers les siècles, tantôt par des communautés entières comme celles du Nouveau Testament et plus tard par les Montanistes, et tantôt par des groupes ou des croyants isolés comme les Vaudois.   Au 13e siècle, les anabaptistes au 14e siècle, les Camisards ou Cévenols ou

Parpaillots

au 17e siècle, les premiers Quakers du 17e siècle, les Méthodistes avec Charles FINNEY au 19e siècles, Charles PARHAM au 20e siècle, ainsi que les salutistes, etc.  

Le ministère, le fruit et les charismes de la personne de l’Esprit Saint sont là dans la Bible

pour vous et moi car « Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement ». Hébreux 13 : 8 

Pour ma part, je comprends que l’on peut être tellement plus attaché à son système religieux qu’à la Parole de Dieu au point d’être indifférent voir farouchement opposé à ce qu’elle enseigne.   

L’emprise de la religion est incroyablement forte, tout comme au temps de notre Seigneur Jésus-Christ et, pour s’en dégager, il faut « être violent », comme l’a dit Jésus : Matthieu 11 : 12 « Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est soumis à la violence, et ce sont les violents qui le ravissent ». 

 Quand dois-je prier en langues ? Le parler en langues est pour celui qui a besoin d’édification dans son esprit. Lorsque j’ai besoin d’être personnellement édifié, je me met à parler en langue.

 Lorsque je prie en langue, mon esprit est conduit et inspiré par l’Esprit Saint, mon esprit est alors en prise directe avec Dieu « Dieu est esprit » Jean 4 : 24a.En retour, je suis édifié par Dieu lui-même ! Nous pouvons parler en langue dans notre culte personnel sous l’inspiration de l’Esprit Saint.  

Le parler en langues peut-il être imité ?  Bien sûr. Tous les charismes ont leur contrefaçonsoit satanique soit charnel, c’est-à-dire tout humain.

 

Il existe vraiment des paroles et des sons étranges émis par ceux qui adorent des dieux et des déesses étrangers, des idoles, qui sont la proie de forces occultes ou qui sont engagés dans des sectes. Ce sont des contrefaçons du parler en langues. C’est alors que le charisme du discernement des esprits est nécessaire.  

Cependant, aucun disciple du Christ né de nouveau, marchant dans l’Esprit Saint ne doit craindre de manifester une contrefaçon du parler en langues :  

Luc 11 : 11 « Quel père parmi vous, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? ou (s’il lui demande) du poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu du poisson ? 12 Ou s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? 13 Si donc vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »  1 Corinthiens 12 : 3 « C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit ». 

Les femmes en Christ peuvent-elles exercer les charismes de l’Esprit dans le Corps de Christ ?  1 Corinthiens 14 : 33 « Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Assemblées des saints, 34 que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. 35 Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leur propre mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Assemblée. 36 Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ? »  

L’apôtre Paul rappelle indirectement que l’homme a été créé d’abord et que la femme a été créée pour l’homme, le modèle a donc été donné concernant le rôle de chacun d’eux dans la Société, et plus particulièrement dans l’Assemblée de Dieu : « la femme doit être subordonnéeà l’homme » ; à son père ou à son frère ou à son mari dans la société ; aux ministères masculins, aux anciens et à son mari pour les femmes mariées ou à son père ou à son frère pour les femmes non mariées. Les femmes peuvent prophétiser, mais ne pas juger ou débattre de la prophétie.  

 Quand l’apôtre Paul suggère aux femmes de demander l’explication de ce qu’elles ont entendu à leur mari à la maison, bien loin de les exclure de ce qui se fait à ce moment-là, il leur ouvre le droit de discuter des questions spirituelles avec leur mari, ce qui est tout fait nouveau ! Quel défi lancé aux maris, qui doivent être capables de répondre avec amour, patience et douceur aux questions de leur femme ! C’est si souvent l’inverse de nos jours.  

Que la femme s’instruise en silence avec une entière soumission est l’enseignement principal ici.  

Ceux qui interdisent toute parole à la femme dans le Corps de Christ en se basant sur ces versets le font au mépris des règles fondamentales de l’interprétation biblique : expliquer un passage obscur à la lumière d’un passage clair, et examiner tous les passages bibliques relatifs à une question avant de conclure.  

1 Corinthiens 11 : 5 « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée ».  

Contrairement à la synagogue, les premières Assemblées de Dieu ont ouvertes aux femmes la participation à toutes ses activités : elles sont baptisées et participent à la Sainte Cène, elles peuvent prier, apporter des messages inspirés par l’Esprit, s’occuper de services pratiques dans l’Assemblée (diaconat) et collaborer avec les apôtres à l’œuvre de Dieu. 

 Les exhortations relatives à l’édification mutuelle dans l’Assemblée (impératif + « les uns les autres » Veillez les uns sur les autres… sont données sans restriction aux hommes et aux femmes.

  Cependant le Nouveau Testament ne mentionne aucune femme chargée d’un ministère d’autorité ou de la direction d’une Assemblée. La femme devrait pouvoir prier, prophétiser et témoigner de sa foi par ses paroles comme par ses actes et accéder à des ministères qui ne revêtent pas une fonction d’autorité.Aimer Dieu, c’est respecter Sa Parole et les limites qu’elle nous trace ; aimer les frères, c’est ne pas les mépriser ni les juger :  

Romains 14 : 13 « Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; usez plutôt de votre jugement pour ne pas mettre devant votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute ».  

C’est ne rien faire qui soit pour nos frères une occasion de chute ou de scandale, c’est chercher ce qui les fait grandir dans la foi. Aimer les sœurs, c’est chercher pour elles des services, des ministères conformes au plan de notre Seigneur Jésus-Christ où elles puissent s’épanouir, exercer leurs dons et contribuer à l’édification de l’Assemblée…  

  Si ces différents aspects de l’amour mutuel sont cultivés et valorisés dans une Assemblée, la femme y trouvera tout naturellement sa place, une place conforme à sa vocation et à ses dons, et ce sera pour le bien de tous et pour la plus grande gloire du Dieu Créateur et Rédempteur.  1 Corinthiens 14 : 39 « Ainsi donc, frères, aspirez à prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langue. 40 Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre ».  

 

Pasteur Alain Trichard    http://www.addaixenprovence.com/